jeudi 15 septembre 2011

La guerre des boutons

critique réalisée le jeudi 15 septembre 2011



@ la base, il y a ce livre de  Louis Pergaud, publié en 1912. Il décrit la "guerre" que se livrent les bandes d'enfants de deux villages rivaux, les Longeverne et les Velrans, dans la campagne française de la fin du xixe siècle. Le titre vient du butin de cette guerre, constitué en majorité par les boutons dont les vaincus sont dépouillés par les vainqueurs. Le récit, pour la plus grande partie, raconte l'histoire du point de vue des enfants de Longeverne... puis vient un film en noir et blanc, réalisé par Yves Robert en 1962 (avec notamment les apparitions de Michel Galabru et Pierre Tchernia. Une espèce de remake faisant un bide commercial ("La guerre des boutons, ça recommence") sort en 1994.

Et voici une réadapation du livre, qui vient de sortir cette semaine en salle. Je sais pas si la seconde réadaptation sortant la semaine prochaine (on s'y perd xD) sera meilleur, mais celle-ci est décevante. Ok les enfants jouent bien, mais l'humour ainsi que les dialogues tombent parfois à plat, on a l'impression de se retrouver devant un de ces films comiques français modernes sans âme comme on a l'habitude de nous en servir.

Les gags & insultes sont lourdes de chez lourdes. On s'emmerde un peu devant le déroulement de l'histoire, et si celle-ci attendrira les enfants & certains spectateurs, moi je lui préfère à 100 fois l'original, qui sonnait quand même largement + sincère dans son propos. Et puis si les enfants sont acceptable ici, les adultes jouent comme des manches et ne sont pas adaptés à l'histoire (Alain Chabat est ridicule, et Fred d'Omar et Fred n'a pas un rôle qui lui convient).

Bref, grosse déception, et ce n'est pas parce que le réalisateur reprend les principales séquences clé du livre (la fête dans une cabane, le démolissage de celle-ci par les enfants rivaux, etc...) qui m'a rassuré sur la qualité de ce long métrage. A oublier.

Destination finale 5

critique réalisée le mardi 13 septembre 2011

Sortie : le 31 août 2011
Réalisé par : Steven Quale



Quand on va voir un Destination finale au ciné, on n'y va pas pour la qualité de son scénario, mais pour sa succession de morts plus ou moins gore et/ou drôle... c'est tout ce qu'on demande à un film comme ça !

Le cinquième opus de la saga ne déroge pas à cette règle immuable (malgré le slogan de l'affiche qui annonce le contraire, je vois pas en quoi, mais bon ne soyons pas choqué, c'est pour l'accroche ;)), et ce n'est pas la 3D qui sera venu changer quoique ce soit (Hormis un peu de relief dans les scènes gores, je ne vois toujours pas à quoi celle-ci peut servir pour l'instant), ni le (très) léger consolidement de l'intrigue : ici, des jeunes auraient du mourir dans un accident au tout début, et vu qu'ils sont en vie, la mort va venir les chercher un par un, le tout étant de savoir de quelle façon ils crèvent ! ... autant dire que ça ne change pas grand chose au schmilblick vu que les lascars crèvent tôt ou tard ^^.

 Je ne les ai pas tous vu, je ne vais donc pas vous dire "cette nouvelle mouture de destination finale  est meilleur qu'untel ou untel", mais on passe un bon moment, je me suis bien marré sur certaines morts, c'est exagéré au combien, et c'est ça qui est drôle.

Mention spécial à la scène de l'écroulement du pont au début, particulièrement bien réussi et réaliste. Un film qui se laisse regarder si on aime les films avec scènes sanglantes, divertissant !

Note : 3,5 sur 6

J'ai rencontré le diable

critique réalisée le vendredi 15 juillet 2011



Long métrage Sud-Coréen réalisé par : Kim Jee-woon
Sortie le : 6 juillet 2011
Synopsis : Un agent secret recherche le serial killer qui a tué sa fiancée...

Mon Avis sur le film :  Kim Jee-woon est une valeur sûr du cinéma asiatique... avant ce "j'ai rencontré le diable("Akmareul boatda" en coréen, c'est déjà moins facile à prononcer :p), il a réalié "2 soeurs", "A bittersweet life", et plus récement "Le Bon, la brute et le cinglé". Des films plutôt sympa, sans être cultissime non plus.

Mais avec ce nouveau film, Kim Jee-woon franchit un pallier supplémentaire ! Se plaçant dans la célèbre catégorie des films de vengeance asiat' à la Old Boy par exemple, J'ai rencontré le diable nous raconte l'histoire d'une femme qui se fait agresser puis décapiter par un sérial killer tandis qu'elle attendait sagement qu'une dépanneuse lui vienne en aide après être tombé en panne. Son fiancé (Soo-hyun, un agent secret), ainsi que la famille de la victime sont détruit par ce drame, et le malheureux veuf va mettre tout ce qui est en son pouvoir pour retrouver le fils de pute qui a assassiné sauvagement sa dulcinée qui était hélas enceinte au moment où elle passa de vie à trépas !

Il le retrouve au bout de trois quart d'heure dans le film, mais toute l'ingéniosité de notre réalisateur sera de parvenir à nous tenir tout de même en haleine durant les plus de deux heures du film. Les films de vengeance, on nous en a servi un sacré paquet ces derniers années, et celui-ci parvient à insuffler dans sa trame suffisament de sadisme et d'originalité pour qu'on se laisse porter par l'histoire, même si quelques longueurs sont parfois présentes.

En effet, le fiancé retrouve vite le sérial killer, mais plutôt que de le torturer de suite comme un dinguo, il va préférer se venger en torturant & en faisant subir au tueur des châtiments de plus en plus éprouvant. Soo-hyun met sur écoute le cinglé, le suit, et lorsqu'il refait parler de lui en essayant de violenter, abuser et/ou tuer quelqu'un, il s'en prend à lui et le torture un bon coup, avant de lui prodiguer (ou délégué la tâche) les soins nécessaires pour que le bourreau, devenu victime en quelque sorte, puisse continuer à vivre, même mutiler. Il le relâche à chaque fois, et répète l'opération ^^.

Le film a quelques séquences sanglantes ou gore, mais il n'est pas spécialement gore à outrance, loin de là même, tout son interêt est la relation malsaine unissant les deux protagonistes, l'un assouvissant ses pulsions meurtières, l'autre voulant se venger de la perte de sa fiancée, et devenant quelque part tout aussi monstrueux. Il veut se faire justice lui-même, et faire subire à l'assassin des souffrances 1000 fois pire que celles subit par sa fiancée. La vengeance a un prix, et Soo-hyun le comprendra d'autant plus quand il aura compris qu'il peut perdre beaucoup plus dans son p'tit jeu.

J'ai rencontré le diable revitalise le film de vengeance asiatique, comme l'avait fait en son tempsChan-Wook Park avec Old Boy, et Kim Jee-woon passe à deux doigts de nous livrer un chef d'oeuvre. Chef d'oeuvre il y aurait eu si il y avait eu un peu plus de surprises & de matière dans la trame scénaristique quand même, et bien sûr une intensité dans la violence & le gore plus importante =D.

Mais voici quand même un putain de bon film ! ... 고맙습니다 ! (ou Gomapseumnida... qui veut dire "merci". Vraiment bizarre toute ces langues asiat' ^^) 

Note : 5 sur 6

La défense Lincoln

critique réalisée le dimanche 5 juin 2011



Réalisé par Brad Furman

Ma critique : Ce qui m'a plu dans ce film, c'est son ambiance & la justesse dans les dialogues. On ne s'ennuie pas, et Matthew McConaughey, campant le rôle de Mickey Haller, y est éblouissant. J'aime beaucoup sa personnalité, ses méthodes et le côté pas très fréquentable de ses contacts/clients (dont une bande de bikers =D). Pas un film qui restera dans les annales, il reste assez simple finalement, mais @ voir !

Note : 4,5 sur 6

La conquête

critique réalisée le dimanche 5 juin 2011



Réalisé par Xavier Durringer

Ma critique : L'équipe du film n'oublie pas de préciser que même si les personnages apparaissant dans ce long métrage s'inspire bien entendu de personnages & faits réels, cela reste une œuvre fictive =D... sur la campagne de Nicolas Sarkozy pendant les élections 2007.

Un film intéressant à voir si on s'intéresse un minimum à la politique de mon sens (ce qui est mon cas). Dans son ensemble il est bien construit, et on reconnaît aisément les personnages, que ce soit leur look [tout se joue à la coiffure =D] ou leurs voix très justement interprété, surtout Sarkozy & Chirac ! On a une petite touche d'humour & de gros mots dans les dialogues pour pimenter et donner du relief au long métrage, pour grossir les rivalités entre Sarkozy, De Villepin, & Chirac... enfin les grossir je suis pas sûr, en privé va savoir si ils se crachaient pas à la gueule ce cette manière les gaillards, héhé

Note : 4 sur 6

Stone

critique réalisée le mercredi 18 mai 2011



Quand on aime un tant soit peu le cinéma, lorsque l'on voit deux grandes stars du septième art comme Robert De Niro et Edward Norton (ajouté à ceux-ci Milla Jovovich tout d'même !) partagés une même affiche, on se dit qu'il serait stupide de ne pas regarder celle-ci. C'est le cas de "Stone", dans lequel Gerald "Stone" Creeson (Edward Norton), accusé d'avoir maquillé le meutre de ses grands parents en déclenchant un incendie, se retrouve devant Jack Mabry (Robert De Niro), censé juger de la réhabilitation (ou de la réincarcération) de celui-ci.

Très vite, Gerald ainsi que sa femme Lucetta (Milla Jovovich) vont tout faire pour que Jack ne sache plus vers qui se confier, ne sache pas vraiment si il est manipulé ou si il rompt enfin avec la solitude affective le rongeant intérieurement... Gerald en faisant croire qu'un évènement auquel il a été témoin dans la prison (un meurtre sanglant) lui fait entrevoir l'illumination spirituelle ultime, et Lucetta en se rapprochant de Jack, d'abord amicalement puis sexuellement parlant !

La bande annonce nous faisait entrevoir un fumeux chantage (lié à la liaison entre Lucetta et Jack) destiné à ce que Gerald obtienne ce qu'il veut, mais en fait de chantage il n'y en a pas vraiment, sinon que Gerald, alors qu'il sait qu'il va être libéré, apprend à Jack qu'il est au courant que celui-ci a fait bim bim avec sa copine ^^. Finalement, on a certes un film où le ping pong verbal entre Robert De Niro et Edward Norton est très captivant, parfois même drôle, mais la scénario manque de profondeur. On attend quelques surprises et moments forts dans l'intrigue qui ne viendront pas.

Stone, un thriller bien construit et plaisant, mais qui ne restera pas dans les annales, manquant de moments mémorables et de réel intensité.

Où va la nuit

critique réalisée le mercredi 18 mai 2011



Yolande Moreau a toujours le même genre de rôle au cinéma (des rôles assez vide d'expression au bon sens du terme, mou, passif, mais attachant ^^), mais on l'aime toujours autant. C'est bien pour ça que j'ai voulu voir ce "Où va la nuit" par curiosité. Elle joue ici le rôle d'une femme qui assassine son mari après s'être fait battre pendant des années par un mari alcoolique & violent !

Une fois le meurtre réalisé, Yolande, ou plutôt Rose Mayer dans le film, file chez son fils à Bruxelles, fiston qui a déménagé depuis ses 16 ans afin d'échapper à l'enfer de la violence paternel... elle va chez lui un peu pour se cacher des gens, mais aussi pour renouer des liens avec lui. Cela s'annonce bien compliqué, et Rose semble rapidement perdu. Surtout qu'elle est une suspect très plausible.

Voila un drame français correct, mais restant une fois encore dans les clichés du genre. On suit un film conducteur, et comme souvent chez les réalisateurs français chérissant la comédie ou les drames, la monotonie/banalité s'installe trop rapidement. Y'a qu'à voir la scène finale, pas vraiment original. J'ai beaucoup aimé en revanche l'entretien entre Rose Mayer & Denis (un copain journaliste copain opportuniste du fils à Rose)... dans celui-ci, Denis y va cash avec Rose en lui demandant si c'est elle qui a écrasé son mari, et fini par entendre ce qu'il voulait entendre... la conversation enregistrée, à l'insu de Rose.

Avec du recul, pas si inintéressant que ça, mais hélas pas très original dans son traitement.

The tree of life

critique réalisée le mercredi 18 mai 2011



Je tiens à dire que pour la première fois de ma vie, je suis sorti de la salle... j'ai tenu une heure, et pas une minute de plus (le film dépasse les deux heures au final).  tellement j'en pouvais plus xD. Un film pour public (très) averti.

Oui les images sont très belles, psychédélique même, mais on s'emmerde gravement. Quelques personnes sont partis de la salle avant moi, c'est dire. Ici il y a le fond, mais pas la forme tant le réalisateur reste dans son tripe et a voulu faire une oeuvre que seul une (maigre) partie de spectateurs apprécieraient. Outre les images façon documentaire qu'on retrouve dans "The Tree of Life" (ça serait un doc' sur un volcan en fusion, ça serait pareil), on suit la vie chiante de Mr. O'Brien et de ses gosses... on s'en désintéresse très rapidement à cause de nombreuses séquences vraiment inutile.

Terrence Malick ne fait pas un cinéma comme les autres, pour sûr, mais il reste trop brouillon dans la narration de son film et s'éparpille beaucoup trop. Je ne pourrai certes pas vous parler de la seconde partie du long métrage, mais très franchement, je pense pas louper grand chose. Puis 35 % de spectateurs (sur le site d'allocine) qui foutent une étoile sur cinq (voir une demi étoile), ça ne trahi personne !

A oublier, et vite.

Priest

critique réalisée le mercredi 11 mai 2011



Date de sortie au ciné : 11 mai 2011
Réalisé par : Scott Charles Stewart

Ma critique : Un film de vampire limite de seconde zone en raison des limites de son scénario. Les scènes d'actions sont tout juste sympa, mais y'a pas de quoi crier au génie, les protagonistes aimant réguliérement livrer leurs états âmes énervant et en oublie pour le coup d'être charismatique.

"S'opposer à l'église, c'est s'opposé à dieu" : une phrase répétée plusieurs fois dans la première partie du film et résumant tristement le côté religieux du récit. Un cliché dans les films de vampire qui ne joue pas en faveur de celui-ci.

Reste quand même une bande originale de grande qualité, faut dire qu'avec 13 orchestrateurs et 4 compositeurs additionnels, ils ont mis le paquet ! Mais finalement, c'est bien peu pour relever suffisament PRIEST. Pas un mauvais film, juste dans la moyenne, j'ai été déçu.

Note : 3 sur 6

De l'eau pour les éléphants

critique réalisée le mardi 10 mai 2011



Date de sortie : 4 mai 2011
Réalisé par : Francis Lawrence

J'ai bien aimé l'univers du film autour des forains, & l'intrigue global... mais c'est un peu longuet par moment, le réalisateur ne nous tient pas assez en haleine (le film dure quand même pratiquement 2 heures !)

Outre quelques scènes un peu "too much" (Jacob, alias Robert Pattinson, fugue avec Marlène loin d'August le cinglé, mais les potos de ce dernier les retrouvent alors qu'ils avaient passé la nuit à l'hotel... & plutôt de le tuer comme la logique voudrait, il se fait "gentiment" casser la gueule. Il n'a pas l'air trop amoché d'ailleurs le bougre quand il reprend ses esprits... mouais...), ça reste distrayant

... grâce entre autre au talent de Christoph Waltz, que l'on a pu récement voir dans The Green Hornet ou encore en incarnant le sadique Colonel Hans Landa dans Inglourious Basterds. Les rôles de méchant lui vont comme un gant décidement ^^

Note : 4 sur 6

Thor

critique réalisée le jeudi 28 avril 2011



Thor... 3D quasi inutile encore une fois, humour pour gosse de 6 ans (ça rigolait dans la salle toute les deux minutes comme des neuneus, les gens veulent juste se divertir & rigoler pour trois fois rien en france de nos jours je crois ... à moins que ce soit la population détestable venant au cinéma à Chatelet les halles qui veut ça^^), de bonnes séquences d'action mais le reste c'est quand même super mal filmé.

Je m'attendais à ce que ce soit un film de super héro blockbusterisé & prenant peu de risque, ça vaudrait ce que ça vaudrait après tout, mais pas un film de super héro fashion, avec des blagues à deux balles toute les deux minutes. Puis cette histoire de thor qui va sur terre après avoir été banni par son daron & qui s'éprend d'une jeune scientifique (jane foster, aka Natalie Portman), ça m'a gonflé, j'ai eu l'impression que le film dure 3h, et non 2.

Visuellement, c'est donc prenant, mais vu que les dialogues/l'histoire sont d'une banalité à mourir, voila encore un énième film de super-héro à ranger parmi les gros ratés. Le pire c'est que la salle était pleine, je crois qu'une majorité de spectateurs aime manger de nos jours la soupe infâme qu'on leur sert sans même la goûter au préalable ^^.

PS : ah oui j'ai vu que c'est Anthony Hopkins qui joue Odin... j'avais même pô grillé avec la tonne de maquillage qu'ils lui ont foutu, mouarf.

Rio

critique réalisée le jeudi 21 avril 2011



Me & Ludivine avons été voir RIO hier aprem' sous les coups de 16h à l'UGC Lyon Bastille.

... beaucoup de mômes dans la salle (on était mercredi en +, jour des braillards en culotte courte bien évidemment =D). J'étais déjà bien HS de ma journée de travail, j'avoue avoir fermé les yeux pas mal, tout jugement ne pourra donc qu'être provisoire et superficiel, sous reserve que je le revois dans quelques mois ^^.

Or donc, c'était plaisant à voir, l'histoire n'est pas chiante (bien qu'on a une fin bof bof), les dialogues sont assez drôle mais le fond est avant tout destiné aux enfants même si on passe un bon moment. Bien que Blu le perroquet (l'oiseau principal du film) est un peu lourd par instant, et qu'on a vu plus effrayant qu'Hector, le cacatoès aigri de la life, j'ai apprecié l'histoire, les chansons et les bonnes idées de RIO. Un dessin animé au dessus de la moyenne, même si j'ai vu mieux sur ces derniers mois (Raiponce, Rango, voir Gnomeo et Juliette pour la qualité de ses dialogues)

Scream 4

critique réalisée le jeudi 14 avril 2011



je n'ai pas aimé la scène d'ouverture, le "vrai film" sonne encore + faux que les films censés être la saga "STAB". Je regrette dès le début cet humour léger en fin de compte, censer divertir les spectateurs et plaire à la masse de cinéphile horrifique du dimanche -_-.

J'ai pas aimé cette façon de nous servir des scènes sanglantes (+ que les trois premiers films réunis) et à côté nous saupoudré le tout d'éléments comiques proche de la série des scary movie. Consternant, c'est le moins que l'on puisse dire ! Trop de dialogues ridicules et pas franchement drôle, des personnages/une intrigue peu attachante.

La dernière partie en forme de clin d'oeil et parallèle à Scream 1er du nom est intéressante/prenante, mais sa conclusion n'est pas vraiment original.

Au final, voila un film pour moi plus respectable que Scream 3 (difficile de faire pire en même temps), qu'il fallait voir rien que pour retrouver les perso' qu'on a aimé dans les deux premiers, mais qui manque d'originalité, de fraîcheur et d'efficacité sur tout les points. 3 sur 6, tout juste la moyenne !

PS : j'ai bien aimé le tueur au lunette/cheveux mi-long, mais le scénar' est tellement vide autour que ça ne suffit pas. On est + dans une parodie ringarde de Scream qu'autre chose, et c'est fort dommage.

Sucker Punch

critique réalisée le jeudi 31 mars 2011




D'un côté on a une histoire où la réalité et la science fiction sont mêlées de façon astucieuse, c'est à la fois ambitieux et délirant je dois dire, une réalisation graphiquement très belle, mais passer l'effet de surprise quand la science fiction fait son apparition, j'ai regretté la BO branchée et la scénario sans enjeu un peu emmerdant -_-

Les scènes d'actions sont sympa, mais à part voir des gonzesses maniées les armes mieux que n'importe qui et voir de jolies séquences de combats, ça ne va pas beaucoup plus loin. J'ai plutôt aimé comment l'histoire devenait plus dramatique pour les demoiselles dans la dernière partie du long métrage, mais la moralité puante typiquement ricaine à la toute fin me laisse perplexe.

SUCKER PUNCH, un film d'action astucieux & original dans sa mise en scène, relativement efficace (c'est quand même Zack Snyder à la réal' après tout ^^), mais qui plaira principalement au geeks ainsi qu'aux amateurs d'action pure et dure. Derrière ça, il y a un vrai sens dans ce film, qui nous fait réfléchir, nous sert un peu d'introspection personnelle, mais je ne trouve pas que la façon dont le réalisateur l'a exploité soit assez efficace.

3,5 sur 6

Rango

critique réalisée le jeudi 24 mars 2011



 Gore Verbinski n'est pas n'importe qui, c'est en effet le réalisateur de la trilogie Pirates des Caraïbes (en attendant le quatrième dans quelques mois). Une bonne raison de se dire que ce Rango devait valoir son pesant de cacahouètes ! D'autant plus qu'il a ramené dans sa valise Johnny Depp, celui-ci doublant la voix de Rango dans la VO.

 Rango rend hommage aux western spaghetti des années 60/70 à la Sergio Leone, que ce soit pour sa musique ou pour ses scènes d'actions. La mise en avant de grandes étendues naturelles et l'ouest sauvage comme ville-cadre du récit est une caractéristique essentielle du western. ça colle justement au début du film vu que l'action se passe dans le désert... avant de se retrouver dans une de ces villes typiquement western, avec des saloon, & à l'intérieur, des bad guy armés de flingues.

J'ai aimé les dialogues, souvent très drôle, ainsi que la qualité graphique du dessin animé, notamment les gueules des animaux armées jusqu'aux dents et censer représenter la population de la ville ^^. Le grand méchant, Jack la morsure (un serpent que tout le monde redoute et qui ne craint qu'une chause : les faucons) est particulièrement réussi et effrayant !

Note : 5 sur 6 (je voulais mettre 4,5 , vu qu'il y a de légères baisses de rythme, mais le scénario est tellement original et bien ficelé que je lui laisse son 5 sur 6 ! =D)

L'agence

critique réalisée le jeudi 24 mars 2011



L'intrigue de base (des hommes qui peuvent contrôler les destins de chaque humain, un peu comme des dieux en somme...) m'avait rendu curieux après avoir vu la bande-annonce mais le résultat final est un peu déçevant.

L'histoire est tiré par les cheveux au possible, et le concept aurait quand même pu être exploité de façon plus efficace par le réal...

dimanche 20 mars 2011

The Silent House

 













Origine : Espagne
Date de sortie cinéma : 16 mars 2011
Genre : Horreur
Réalisé par : Gustavo Hernandez
Durée : 1h28

Synopsis : Laura et son père Wilson s'installent dans une maison à la campagne pour la retaper sur demande de son propriétaire qui souhaiterait la mettre en vente au plus vite. Ils passeront donc la nuit sur place avant de commencer les travaux le lendemain matin. Tout semble se passer pour le mieux avant que Laura n'entende un bruit provenant de l'extérieur mais devenant de plus en plus fort au premier étage de la maison. Wilson s'aventure donc en haut pour voir ce qu'il en est tandis que Laura l'attend seule au rez-de-chaussée...


Mon avis : Paranormal Activity (que ce soit le 1er ou le second film, ce sont les mêmes de toute façon) est une grosse daube, une de ces arnaques ou honte cinématographique qui pourtant marchent au box-office -_-. Du coup, ça laisse la place à certains réalisateurs d'essayer de surfer sur la mode ringuarde du moment consistant à essayer de nous faire peur au cinéma en nous proposant à toute les sauces l'effet "caméra épaule". Les seuls qui ont réussis à me convaincre sur ce terrain sont Paco Plaza et Jaume Balagueró sur leurs deux longs métrages de [rec]. L'exception qui confirme la seule, mais c'est bien la seule alors.











































Vu que Gustavo Hernandez est lui aussi Espagnol comme nos deux compères ci-dessus, il a du se dire : "ma qué les gens vont crever de peur & aller massivement en salle en mangeant leur pop-corn au burrito si je reprend le concept de mes compatriotes, en filmant un peu façon Projet Blair Witch".

On veut nous faire croire via le slogan de l'affiche "la peur en temps réel" que ce The Silent House fout les pétoches... à part les mauviettes ou les gens neuneus n'allant jamais au cinéma, vous n'aurez pas plus peur sur ce long métrage que vous avez eu peur sur Paranormal Activity.

La peur est une chose difficile à créer au cinéma de nos jours... certes, mais à ce niveau là, c'est du foutage de gueule. Pas de soit disant peur donc, mais pas plus d'intérêt quelqu'elle soit. Gustavo Hernandez nous propose un grand vide abyssal, autant pour sa mise en scène inexistante que pour son côté "vu & revu", ou encore la pauvreté extrême de son scénario. Il est truffé d'incohérence, et l'histoire évolue n'importe comment, j'ai eu l'impression qu'on se foutait de ma gueule.

Le filmage en caméra subjectif d'un plan séquence durant tout le film aurait pu avoir un intérêt, mais n'est pas justifié, n'apporte rien d'intelligent, c'est même tout le contraire. La caméra, quelque soit les protagonistes intervenant dans l'histoire, restent constamment avec l'héroïne. Celle-ci s'éloigne ou se rapproche de la fille, tourne autour d'elle, la suit comme un petit toutou... & on finit rapidement par mourir d'ennui devant la totale absence d'éléments intéressants dans la mise en scène. J'ai pas tout compris dans le twist de la dernière partie, surtout avec tout ce qu'on avait vu auparavant. Pas d'émotion, et aucun passage attachant, juste de l'incompréhension face au spectacle proposé.

L'héroïne, bien qu'elle ne sait faire que chouiner de bon en bout, joue de façon correct, mais l'ennui visuel de The Silent House est tel qu'elle ne peut faire vivre cette histoire emmerdante au possible.

J'aurai pu mettre au moins 1 sur 6 au film, mais NON. voici une note sanction pour un Silent House où je ne parviens pas à trouver la moindre qualité, que ce soit pour l'ambiance, la réalisation, ou quoique ce soit. Si c'est pour voir ce genre de film lamentable, je suis prêt à ne pas voir de films d'horreurs au cinéma pendant un an si après cette attente on nous concocte quelque chose d'un peu plus crédible, innovant & intéressant ! Je suis content d'avoir la carte UGC illimité car là franchement, j'aurai eu les boules de payer 10 euros pour un truc aussi naze xD

Note : 0 sur 6

World Invasion : Battle Los Angeles

 













Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 16 mars 2011
Genre : Science-Fiction
Réalisé par : Jonathan Liebesman
Durée : 1h56


Synopsis : Au camp Pendleton, base militaire située à proximité de Los Angeles, un groupe de Marines, dirigé par le sergent Michael Nantz, est appelé à riposter immédiatement à l'une des nombreuses attaques qui touchent les littoraux à travers le monde. Le sergent Nantz et ses hommes vont mener une bataille acharnée contre un ennemi mystérieux qui est déterminé à s'emparer de l'approvisionnement en eau et à détruire tout sur son passage.

Mon avis : À 34 ans, le Sud Africain Jonathan Liebesman est (déjà) une valeur sûr, c'est une certitude. Après Killing Room, mais surtout après Massacre à la tronçonneuse : le commencement (excellente prequel de Massacre à la tronçonneuse), la plupart des cinéphiles attendaient ce World Invasion : Battle Los Angeles (ça fait un peu nom de jeux vidéo =D) avec une impatience non dissimulée.


Pour ma part, je n'ai pas regardé qui réalisait ce film et en regardant la bande-annonce, c'est vrai que ça avait l'air plutôt bien, avec pas mal d'argent investi, mais je n'avais pas un très bon souvenir du catastrophique & très amateur Skyline, ou d'un Monsters qui m'avait un peu emmerdé. Je me disais que les films sur le débarquement d'extraterrestres sur notre planète était un peu à la mode en ce moment, et j'étais pour le moins dubitatif quant à l'intérêt de World Invasion : Battle Los Angeles.


Avec 36 millions de dollars, il a pris la tête du box-office ricain. Et c'est amplement mérité. Bon si au niveau su scénar', c'est pas non plus d'une grande finesse d'esprit, surtout en ce qui concerne les dialogues des marines (encore que ces dialogues de mâles bourrus à 2 de Q.I façon film de guerre à la Rambo sont d'une certaine façon hilarant en fin de compte =D), il fallait dans ce cas un budget suffisamment volumineux pour nous ouvrir un visuel réaliste concernant l'apparence des aliens et de la crédibilité de l'affrontement entre enculés venus de l'espace et marines, et de ce fait, nous offrir un spectacle savoureux. Mission accompli ! J'aime beaucoup l'organisation des aliens, et leurs engins de guerre (les espèce de grosse machine balançant des missiles d'une violence inouïe, ou encore les droïds aériens contrôlé par le grand PC que les marines doivent détruire pour reprendre la main dans ce conflit pour la défense de notre planète.

Conçernant le point de vue du film, il est strictement militaire. Afin que l'action soit plus dynamique et réaliste, qu'on ai l'impression d'accompagner les marines, Jonathan Liebesman filme essentiellement en caméra épaule, et le fait bien, on peut quand même regretté cet unique point de vue, j'aurai bien aimé voir les E.T d'un peu plus prés, ou bien que la caméra suit un peu leurs organisations techniques. Mais bon ce fut un choix personnel du réalisateur, je le respecte. Mention très bien à la séquence où les marines parviennent à traîner dans leur camp de retranchement un des aliens tués pour le disséquer à main nu (!) afin de trouver un moyen de tuer de façon plus efficace ces monstres de guerre. J'ai adoré =D.

Pas un chef d'œuvre non plus donc, mais un très bon film de science-fiction/guerre grâce à la qualité de l'action proposée. Jonathan Liebesman, pô un gars bidon ! =)


Note : 5 sur 6

lundi 14 mars 2011

Fighter















Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 9 mars 2011
Genre : Biopic, Drame
Réalisé par : David O. Russell
Durée : 1h53


Mon avis : David O. Russell, réalisateur de Fighter, est connu principalement (j'ai regardé sa filmographie, les noms de films me disent rien) pour avoir réalisé Les rois du desert, avec George Clooney et Mark Wahlberg. Ce dernier a été choisi d'ailleurs pour camper le rôle de Micky Ward, aux côtés du grand Christian Bale (monsieur Bruce Wayne dans les deux derniers Batman de Christopher Nolan notamment), qui incarne Dicky, le frère cocaïnoman de Micky.

Fighter est tiré d'une histoire vraie, celle d'un boxeur qui tarde à confirmer les promesses que l'on mise sur lui, à cause de l'influence négative de sa famille (surtout de sa mère mais surtout de son frère, ancien bon boxeur, très narcissique, et ne pensant qu'à sa propre gloire et réputation). Mickey O'Keefe, policier de métier mais faisant office d'entraîneur, et son père le soutienne et sont bénéfique pour lui, mais la mère et le frère empêchent Micky de décoller, restant un simple faire valoir à ses adversaires, et enchaînant les défaites à cause des choix de combats très discutable qu'on lui propose. L'arrivée de Charlène dans la vie du boxeur va changer la donne, et surtout lui faire prendre conscience qu'il lui faut prendre ses propres décisions et trouver des personnes plus compétentes "businessement parlant" pour lui permettre de sortir de la galère, et surtout ne pas être un raté comme toute ses sœurs vivants encore comme des "tanguy au féminin" chez leur môman.

Ne faites pas l'erreur de vous concentrer sur les séquences sur le ring entre Mickey Ward et ses adversaires, l'intérêt principal de ce long métrage n'est pas seulement de savoir si Micky va gagner contre untel et untel mais surtout de profiter de la psychologie des personnes, des relations tumultueuses avec sa famille. Mickey Ward s'est entraîné tout spécialement pour être crédible dans son rôle de boxeur, et le résultat à l'écran est saisissant, mais la partie psychologique est tout aussi importante. Mickey aime sa famille, mais se rend compte que sa vie stagne et ne prend pas le chemin qu'il aimerait qu'elle prenne.

La moralité que donne le long métrage est celle-ci selon moi : dans la vie, à un moment, il faut s'émanciper de sa famille, aussi envahissante soit elle, et prendre les décisions cruciales par soi même, afin que notre vie ressemble à ce qu'on voudrait la voir ressembler. Au final, si notre famille nous aime, elle ne nous tournera jamais le dos, comprendra notre décision, et sera toujours là... ce que Fighter souligne bien car après que Mickey ai eu les couilles d'aller voir ailleurs (valait mieux pour lui quand même, son frère va en taule), sa famille revient vers lui et le soutienne pour son match qui va lui permettre de rencontrer le champion du monde en titre des poids welters.Dans le coin du ring, Dicky et Charlène effacent leurs différents pour le bien de Mickey, même si tout les oppose.

Une meveilleuse histoire donc, très réaliste et très poignante, et un Christian Bale en second rôle qui éclabousse tout le monde de son talent naturel !

ps : petite anecdote très intéressante, Mickey O'Keefe, le policier qui est entraîneur de Micky Ward... est celui qui avait entraîné le vrai Micky Ward ! Après quelques hésitations, il a fini par accepter le rôle. Le réalisateur déclare : "C’est Mark Wahlberg qui a eu l’idée d’engager Mickey. Il voulait l’authenticité et l’intensité d’une personne qui connaît la boxe et Micky et Dicky, et personne ne connaît mieux ces boxeurs que O’Keefe, parce qu’il les a entraînés tous les deux,". Les soeurs et l'oncle de Micky Ward  ont également accepté de jouer dans le film, de même que le célèbre boxeur Sugar Ray, qui interpréte de même son propre rôle. Un film plus vrai que nature qui s'est permis le luxe d'engager les vrais acteurs de l'histoire, ce qui permet de nous livrer un long métrage encore plus poignant et réaliste.

Note : 5 sur 6

dimanche 13 mars 2011

Winter's Bone















Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 2 mars 2011
Genre : Drame, Aventure
Réalisé par : Debra Granik
Durée : 1h40

Synopsis : Ree Dolly a 17 ans. Elle vit seule dans la forêt des Ozarks avec son frère et sa soeur dont elle s'occupe. Quand son père sort de prison et disparaît sans laisser de traces, elle n'a pas d'autre choix que de se lancer à sa recherche sous peine de perdre la maison familiale, utilisée comme caution. Ree va alors se heurter au silence de ceux qui peuplent ces forêts du Missouri. Mais elle n'a qu'une idée en tête : sauver sa famille. A tout prix.


Mon avis : Winter's Bone est le second film de Debra Granik (dans son premier, Down to the Bone, il était question de drogue : la cocaïne). Il a remporté le Grand Prix du Jury ainsi que le Prix du Meilleur Scénario au Festival du Film de Sundance en 2010, ainsi que deux prix au Festival de Berlin 2010.

Afin de respecter le livre original et son auteur, le tournage a eu lieu dans le Missouri, l'État dans lequel se déroule l'aventure de Ree dans le roman. La réalisatrice a choisi également de tourner dans les propriétés d'habitants locaux du Missouri aux États-Unis. Et pour être certaine de ne pas les prendre au dépourvu pendant le tournage, elle leur a demandé de lire le livre dont le film est adapté, avant d'accepter de prendre part au projet [sources : allocine.fr].Le résultat n'en est que plus naturel, on a un film qui sent le redneck à plein nez, et une ambiance/odeur poisseuse nous colle à la peau du début à la fin. Le rythme est lent, on s'embête un peu à certains moments, mais les habitants locaux que rencontrent Ree Dolly font plus vrai que nature, ce qui ajoute à la tension souvent palpable et à l'intérêt du long.

Winter's Bone est froid comme son titre, angoissant, et la mise en scène parvient à nous mettre en totale immersion. On a des séquences trop longue, pour un film très simple dans son histoire et dont toute salle d'art et d'essai peut accepter sans problème, et je dirais qu'il faut être dans les conditions optimales pour le voir (au cinéma plutôt que chez soi). Du banjo... des airs bluesy, la BO n'a pas non plus à rougir de sa performance.

Debra Granik nous livre un long métrage très personnel, à l'identité forte, où l'amérique profonde est clairement identifié dans son atmosphère. Jennifer Lawrence a bien saisi son personnage de Ree Dolly, une chose impérative pour la bonne réussite de l'œuvre. Je rajouterai que si il y avait eu plus d'éléments perturbateurs et de consistance dans le scénario, Winter's Bone serait passé à mes yeux de la catégorie "bon film" à "très bon film". Mais qu'importe, l'ambiance suffit à transcender l'ensemble, ce qui est une performance très appréciable. Debra Granik, une réalisatrice à suivre de prés !

Note : 4 sur 6

Le Rite















Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 9 mars 2011
Genre : Horreur
Réalisé par : Mikaël Hafstrom
Durée : 1h52


Mon avis : Le Rite : il détaille le contenu, la périodicité et l'ordre prescrit des cérémonies qui se pratiquent dans une religion ou dans une société. Rituel est d'abord un adjectif et, quand il s'agit d'un nom, il s'applique à la codification par écrit d'un rite. Les deux mots rite et rituels sont issus du latin ritus pour le premier et de rituales libri (livre traitant des rites) pour le second. Si on se limite au rituel de l'exorcisme, il  est destiné à expulser une entité spirituelle maléfique qui se serait emparée d'un être animé (humain ou animal) et, plus rarement, inanimé (objet).

Il y a six mois, le long métrage de Daniel Stamm "le dernier exorcisme" sortait dans les salles. Trop médiocre pour sortir des salles bouleversé ! Revoici avec Le rite  un autre film sur la possession et l'exorcisme, un long métrage que l'on a vu depuis plusieurs mois sur de nombreuses affiches dans les métros parisiens... d'autant plus attendu qu'un certain Anthony Hopkins joue dedans ;-). Ce n'est pas le premier film d'horreur de Mikaël Hafstrom puisque son dernier en date, Chambre 1408, traitait d'une malheureuse chambre où s'est produit d'effroyables meurtres, et qui se trouve être la cible d'évènements paraormaux, au grand dam d'un romancier sceptique parti faire un dodo dans la chambre en question...

De scepticisme, il en est également question dans "Le rite", puisqu'il est question d'un jeune séminariste cartésien (et accessoirement ricain) Michael Kovak se rendant au Vatican pour y étudier les rites de l’exorcisme. Le père Lucas (Anthony Hopkins himself) va le prendre sous son aile et lui enseigner la pratique de l'exorcisme à sa façon... alors que Michael ne voulait pas croire en la possession mais apparentait les patients à des schizophrènes, il va être bien obligé de revoir ses théories en question, surtout lorsque ceux-ci connaissent des éléments de sa vie privé qu'il ne serait pas censé savoir. Difficile de faire un film sur l'exorcisme aussi effrayant et abouti que le cultissime L'exorciste de William Friedkin, je dirai même impossible, mais au vu des premières images, j'attendais Le Rite avec impatience.

Malgré de superbes images filmées (viva Roma !) et un Anthony Hopkins qui sublime tout les films dans lesquels il apparaît, Le Rite manque d'originalité quant aux scènes d'exorcismes. Elles sont bien faite, sont réaliste, mais ça manque d'innovation par rapport à ce qui a déjà été fait. Mon jugement est sévère, d'autant plus que je note très gracieusement ce long métrage que je considère comme bon, mais je m'attendais à une prise de risque plus importante, à un impact visuel plus fort.

Pendant les cours, je n'ai pas aimé la rencontre entre Michael et la fille qui va l'aider par la suite. Cette rencontre & début d'amitié est tellement prévu (plan sur la fille qui le regarde en souriant, et pof, quelques minutes après ils se causent... je n'aime pas cette façon de faire). Hormis Anthony Hopkins, on ne parvient pas à s'identifier ou tout du moins à s'attacher aux personnages, ceux-ci manquent de personnalité, ne sont pas assez mis en valeur, ce qui déteint sur l'ambiance générale du long métrage. Ce n'est que lorsque l'action se centre dans la dernière partie autour du père Lucas que le film gagne sensiblement en efficacité. Le scénario est correct globalement, ne dramatisons pas tout, l'ambiance idem, mais ça manque de moments mémorables.

N'est pas l'Exorciste qui veut, oui, mais ce Rite fait bien mieux que "le dernier exorcisme", dans le fond et la forme. Anthony Hopkins parvient à en faire une œuvre correct, bien qu'il manque visuellement de séquences impressionnantes. Correct mais peu innovant donc dans la catégorie "film d'horreur sur la possession".

Note : 3,5 sur 6

We Want Sex Equality















Origine : Grande-Bretagne
Date de sortie cinéma : 9 mars 2011
Genre : Film historique, Comédie
Réalisé par : Nigel Cole
Durée : 1h53

Synopsis : Au printemps 68 en Angleterre, une ouvrière découvre que, dans son usine, les hommes sont mieux payés que les femmes. En se battant pour elle et ses copines, elle va tout simplement changer le monde...


Mon avis : Le 8 mars dernier, comme chaque année, c'était la journée de la femme. Le lendemain, hasard du calendrier ou choix délibéré, un film tiré de cette histoire vraie sur le combat d'ouvrières (à la fin des années 60) pour l'égalité des sexes/des salaires dans le monde du travail est sorti dans les salles obscures.

Je me suis laissé tenté par ce We Want Sex Equality, réalisé non pas par une femme mais par un homme (ouf, on aurait peut être eu droit à un film ultra féministe dans la forme sinon ^^) Nigel Cole... même si ce prénom "Nigel" semble plutôt asexué à première vu :p. 

Pour être honnête, j'aime pas du tout la tronche de cake de Rita O’Grady (campé par Sally Hawkins), l'ouvrière qui va impulser les envies de révolte de ses collègues et entraîner une grève interminable, mais force est de reconnaître qu'un certain charisme émane d'elle, ce qui favorise un attachement du spectateur qui rend du même coup la retranscription des faits fort convaincant. Je me suis un peu emmerdé par instant à partir du moment où les ouvrières de cette usine Ford se foute en grève, mais la sincérité qui émane des séquences, et l'émotion transcrite dans la dernière partie du film par le discours de Rita est pour le moins présente ! 

We Want Sex Equality est un film fort sympathique à voir, histoire déjà de se rendre compte comment ce fut difficile pour les femmes de faire entendre leurs revendications (& surtout de les voir aboutir) dans un monde du travail très masculin à l'époque, mais je peux pas déborder d'enthousiasme non plus face à ce que j'ai vu du fait que ce n'est pas particulièrement le genre de films qui me laisse un souvenir inoubliable ^^. A voir tout de même, un bon film de gonzesse !

Note : 3 sur 6

vendredi 11 mars 2011

Sans Identité

 













Origine : Etats-Unis, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Canada, Japon
Date de sortie cinéma : 2 mars 2011
Genre : Thriller, Action
Réalisé par : Jaume Collet-Serra
Durée : 1h50


Mon avis : Réalisateur du très bon Esther en 2009 (avec l'étrange p'tite fille cachant un mystérieux secret que l'on découvre en court de film), Jaume Collet-Serra s'essaye au thriller avec Sans Identité (Unknown en anglais). La bande-annonce semblait nous offrir une œuvre au suspens exaltant, le résultat ne fut pas forcément en adéquation avec mes attentes.

Passer la très belle première scène d'accident en voiture avec le docteur Martin Harris (interprété par Liam Neeson), le film sombre dans un thriller dans l'ensemble assez ennuyeux, trop classique. Les personnages, bien que loin d'être irréprochable jouent correctement, mais les différents rebondissements du scénario semblent tout droit tirer d'une médiocre série T.V, il manque de crédibilité. Martin Harris essaye pendant tout le film de retrouver son identité qu'un mystérieux inconnu lui a volé (volant par la même occasion sa femme)... pour apprendre finalement qu'il n'est pas lui même Martin Harris mais un tueur à gage (?). On a quand même vu mieux comme rebondissement, mouarf.

Les scènes d'actions s'enchaînent, on ne s'ennuie pas trop donc, mais il aurait fallu un scénario plus béton, moins tiré par les cheveux, moins téléphoné (dédicace à Ludivine ;-)) et surtout un twist final plus intelligent afin que Jaume Collet-Serra réitère sa bonne performance après Esther.

J'aurai donc pu lui accorder la moyenne... mais non, fallait pas nous prendre pour des zozos Jaume (c'est pas un prénom ça, graheu).

Note : 2,5 sur 6

jeudi 3 mars 2011

127 heures

 













Origine : Etats-Unis, Grande-Bretagne
Date de sortie cinéma : 23 février 2011
Genre : Biopic, Survival
Réalisé par : Danny Boyle
Durée : 1h34



Mon avis : Danny Boyle, c'est Petits meurtres en amis, c'est le cultissime Trainspotting et son univers de junkies, ou c'est encore 28 jours plus tard, un film post-apocalyptique autour d'une contamination mettant la race humaine en danger (un 28 jours plus tard beaucoup plus personnel et intense que sa suite, 28 semaines plus tard, déjà plus commercial dans son propos). Hormis son médiocre long métrage La Plage avec Leonardo DiCaprio et Virginie Ledoyen, qui reste à mes yeux le seul vrai raté dans sa filmographie, Danny Boyle s'est fait une jolie petite réputation donc. C'est en quelques sorte le "nouveau Kubrick" à mes yeux. Son nouveau film, 127 heures, est t'il une nouvelle réussite ?

A la base, c'est un livre intitulé "Plus fort qu'un roc" (Between a Rock and a Hard Place) d'Aron Ralston.

Le film revient sur l'histoire vraie de l'alpiniste américain Aron Ralston, vingt-sept ans, victime d'un accident lors d'une randonnée en mai 2003 dans le Blue John Canyon (Parc national de Canyonlands en Utah), où, coincé pendant six jours et cinq nuits, il va devoir (sur)vivre avec le peu de nourriture et d'eau qu'il a, mais surtout tenter de se sortir de ce pétrin, histoire de ne pas mourrir dans ce foutu Canyon.

Un week end, Aron Ralston fait cette randonnée sans avertir personne (première erreur ^^) et fait une chute entre deux blocs de roche. Par malchance, un rocher se coince entre sa main et la paroi, il est comme qui dirait pris au piège. Si on ne savait pas que c'est tiré d'une histoire vraie, on aurait pu penser que c'est un peu tiré par les cheveux, mais c'est bel et bien ce qui lui ai arrivé. Le gars qui a vécu ça dans la vraie vie a accepté de raconter son histoire à Danny Boyle (après avoir été réticent dans un premier temps), à partager sa terrible aventure dans le moindre des détails, ce qui a été le réalisateur à s'imprégner de ce qui pouvait passer dans sa tête pendant que ça lui ai arrivé ! C'est jusqu'au boutisme que l'histoire a été respecté :  "Nous voulions respecter fidèlement la réalité de ce qu’a vécu Aron quand il est resté prisonnier. Nous avons donc repris l’équipement exact qu’il avait dans son sac à dos, la quantité précise d’eau dont il disposait, la qualité de la lame de son couteau, le moindre élément de sa stratégie. Nous sentions que nous ne pouvions pas nous permettre d’être légers avec ces données," précise Christian Colson.

Afin de nous sentir au plus prés du personnage, Danny Boyle utilise autant que possible une caméra subjective afin que le spectateur est réellement l'impression de partager les angoisses de Aron Ralston. Le rendu est des plus réussis, notamment grâce à la performance  de James Franco. Certes, on a pas un vrai huit-clos comme dans l'autre récent survival Buried, mais ça ne pouvait pas être l'effet recherché. Le point commun des deux histoires est que le personnage principal tient le film sur ses épaules à 100 % (encore + dans Buried vu que les personnages qui interviennent ne le sont qu'en voix off via le téléphone, nous ne les voyons jamais).

Si Buried me semblait trop long, et surtout pas assez créatif et intéressant d'un point de vue narratique et visuel, c'est tout le contraire pour 127 heures, qui répond parfaitement à mes attentes. Il est non seulement dramatique mais aussi esthétiquement beau, intéressant, et même drôle (dans son malheur, en se filmant, Aron Ralston dans un rôle faussement schizophrénique s'imagine qu'une émission télé s'est déplacé tout spécialement pour lui pour recueillir ses impressions face au drame qu'il vit. Il se rie de lui même (un rire plus que jaune) en voyant bien qu'il aurait du prévenir ses proches ou même son collègue de boulot de la destination de sa randonnée... histoire que ceux-ci lorsqu'ils ne l'auraient pas vu rentrer puissent indiquer aux secours vers où chercher !

J'ai beaucoup aimé aussi les hallucinations visuelles que lui créent sa détention forcée. Il s'imagine qu'après une pluie torentielle, le rocher parvient à se libérer (sa main ne ressemblant plus qu'à une vaste bouillie) et à trouver la maison d'une des deux filles perdues avec qui il avait passé un bout de chemin avant son malheureux accident. Dans cette hallucination, Aron Ralston est trempé, la demoiselle va lui ouvrir et en le voyant, elle lui dit de s'en aller. Il ne peut partager son logis, et reste de même au pied de la baraque où elle fait la fète alcoolisé avec ses amis (fète qu'elle lui avait proposé juste avant que leurs chemins ne se séparent)... encore une des hallucinations d'Aron quand la soif commence à lui prendre, et traduisant habillement son incapacité à se rendre où que ce soit... dans son malheur, il devra se résoudre à boire sa pisse, et en revoyant les vidéos qu'il a fait avec elles, le désespoir de s'offrir une dernière masturbation, un dernier plaisir.

Bien sûr, Aron va s'en sortir. Comment ? Je suppose que vous le savez peut être, mais à ceux et celles qui ne le savent pas, je vous laisse le soin d'aller voir le film.  La tension retombe et le film perd évidement en intensité quand Aron se libère (tout l'interêt c'était son "emprisonnement") ce qui est normal, et au final, on a un long métrage de Danny Boyle une fois encore passionnant, et plaisant de bout en bout. J'adhère !

Note : 5 sur 6

vendredi 25 février 2011

True Grit















Origine : Etats-Unis
Date de sortie cinéma : 23 février 2011
Genre : Western
Réalisé par : Ethan Coen, Joel Coen
Durée : 2h05

Synopsis : 1870, juste après la guerre de Sécession, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain. Seul au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d'or par le lâche Tom Chaney. L'assassin s'est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n'obéit qu'à son code d'honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l'étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l'amour...


Mon avis : Qu'on aime ou qu'on n'aime pas les Frères Coen, force est de constater qu'ils réalisent à chaque fois les films qu'ils ont envie de faire, et nous proposent des longs métrages pas banal/fadasse pour un sou. L'amour du cinéma coule dans leurs veines !

Des Frères Coen, je n'ai pas vu toute leur filmographie, mais deux m'ont particulièrement marqué : The Big Lebowski, et  No Country for Old Men, deux pépites très rare. Avec True Grit, leur but était de dépoussiérer le genre western, genre qui se fait plus rare en ce XXIème siècle dans nos salles obscures, et nous proposer une espèce de modernisation de celui-ci. Mission réussie alors ? C'est ce que je vais essayer de vous dire en disant mon avis sur certains points du long métrage (scénario, dialogues, humour, interêt, etc...) par le biais d'un listing, ça changera un peu !

Le scénario : Plutôt cohérant, avec une bonne continuité narrative, mais ça manque de scènes d'action pure et dure pour un western. La dernière partie est trop vite baclée, on a une fin de film pas vraiment très excitante. L'ensemble se tient, mais je m'attendais à bien + pour du Coen.

Les dialogues : Le gros point fort de True Grit. On sent qu'il a été extrêmement travaillé (quand Rooster Cogburn, campé par Jeffrey "the big lebowski" Bridges) raconte un bout de son histoire passée, on y croit ! ... l'humour lui aussi est omniprésent de bout en bout, en ne tombant jamais dans le ridicule.

Les personnages :  Jeffrey Bridges aurait sa place dans tout bon western à l'ancienne qui se respecte tant il en impose. C'est essentiellement grâce à lui que j'ai passé un bon moment. Matt Damon en Texas Ranger tient la dragée haute, mais en revanche, je trouve que la fillette plombe un peu le film, je la trouve très niaise sur les bords. Que ce soit sa façon de jouer ou son faciès, rien ne m'a plu, je reste persuader que c'est une erreur monumentale de casting. Elle m'a + énervé qu'autre chose, et les gens ont beau nous bassiner que le film nous montre la dure et violence vie des adultes pour une ado', ça reste de la masturbation intellectuelle si l'actrice jouant la gamine n'est pas assez convaincante. Moi elle ne m'a pas convaincue en tout cas. Dans l'ensemble sinon, le casting est bon, mais les personnages sont un peu trop propre sur eux pour un western j'ai trouvé.


Je parais très sévère avec True Grit mais ne vous trompez pas, je ne l'ai pas trouvé nul, loin de là, mais j'attendais beaucoup mieux. Les frères coen nous proposent un western à leur sauce, et le font bien, mais il est à des années lumières d'avoir l'envergure d'un vrai bon western style ceux de Sergio Leone ! C'est bien de l'acceuillir chaleureusement en se disant que "western is not dead", mais moi je suis exigeant ! Un bon western rythmé, avec des dialogues savoureux que j'ai beaucoup apprecié, mais l'histoire dans son ensemble est de qualité irrégulière (je méprise particulièrement la dernière partie).

Satisfait et agréable à voir, mais peut mieux faire. Pas le meilleur film des frères Coen.


Note : 4,5 sur 6

Les Femmes du 6ème étage















Origine : France
Date de sortie cinéma : 16 février 2011
Genre : Comédie
Réalisé par : Philippe Le Guay
Durée : 1h46

Synopsis : Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit... au sixième étage de son immeuble bourgeois.
Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l’opposé des manières et de l’austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois. Mais peut-on vraiment changer de vie à 45 ans ?

Mon avis : En général, j'aime bien la personnalité extraverti de Fabrice Luchini. Il sait par exemple être à la fois être cru dans ses interventions, tout en gardant une certaine subtilité dans le language. Ici, il joue le rôle de Jean-Louis Joubert, bourgeois dont la façon de voir la vie va être considérablement boulversé lorsque la nouvelle bonne espagnole qu'il va employer avec sa femme arrive. Sa vie est millimétré, tout comme celle de sa femme, et les bonnes espagnoles du 6ème étage vont lui ouvrir les yeux sur la superficialité de son confort, quand on voit la misère dans laquelle elles vivent. Parralèlement à ça, il tombe sous le charme de sa bonne et va essayer de se rapprocher d'elle de plus en plus.

Le scénario partait d'une bonne intention, mais le film tourne vite en rond, devient un tantinet chiant. Il se laisse regarder, mais très souvent, certains dialogues ultra convenus décrédibilisent la bonne tenue du film. La fin est elle aussi réservée aux vieux et aux vieilles (y'en avait un paquet dans la salle d ailleurs =D). Fabrice Luchini aurait du porté le film sur ses épaules, le sublimer, il n'en est rien, il est juste correct, n'apporte pas grand chose de plus que les autres acteurs.

Je m'attendais à mieux, et suis sorti de la salle déçu. Les Femmes du 6ème étage, un film français dans la moyenne, mais dispensable.

Note : 3 sur 6

lundi 21 février 2011

Black Swan

 













Origine : Etats-Unis
Date de sortie cinéma : 9 février 2011
Genre : Drame, Thriller, Fantastique
Réalisé par : Darren Aronofsky
Durée : 1h43

Synopsis : Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily...


Mon avis : Darren Aronofsky est un réalisateur atypique. Requiem for a Dream a son succés auprès d'une certaine tranche de spectateurs, mais n'est pas apprecié de tous. Même chose pour The Fountain, qui n'a pas marché aux Etats-Unis, mais est bizarrement considéré comme une oeuvre cultissime en France (un excellent film, et d'ailleurs une BO éblouissante). Il faut attendre The Wrestler, avec la renaissance d'un Mickey Rourke imperial, pour que le talent cinématographique de Darren Aronofsky soit unanimement respecté et reconnu.

Pendant un temps, les rumeurs parlent d'un reboot de Robocop par Aronofsky, mais le projet tombe à l'eau a cause des problèmes des studios MGM. En septembre 2009, le studio est au bord de la faillite : la direction du groupe annonce que le studio aurait besoin de 20 millions de dollars. Un an plus tard, MGM propose que ses créanciers, en échange de la suppression de la dette de la société, se voient céder la majorité des actions. Du coup, rien n'est impossible dans un futur plus ou moins lointain, et Darren Aronofsky serait toujours chaud, mais si MGM remonte la pente bien évidemment.

On attendant, le voici qu'il a réalisé le très attendu Black Swan, autour du ballet du Lac des cygnes. Pendant celui-ci, sur le rythme de la musique de Tchaïkovski, la caméra danse gracieusement avec Nina, frèle et innocente jeune fille trop couvé par sa maman. Cette fille naïve et fragile à cause d'une mère trop protectrice et envahissante, avant que le "monstre" n'explose, ça fait terriblement penser à Carrie au Bal du diable du grand Brian de Palma. Toujours est il que Natalie Portman s'offre ici un de ces plus beaux rôles de sa carrière. Pour son rôle d'ailleurs, durant dix mois, elle s'est entraîné à raison de cinq heures tout les jours !

Durant tout le film, on suit Nina dans sa quète de perfection. Elle dort, mange, chie, vit de la danse classique, afin de pouvoir être choisie pour être LA demoiselle qui aura l'honneur de danser sur la musique du Lac des cygnes.

Black swan nous plonge par instant dans le fantastique lors des phases paranoïaques de Nina. Tout le talent du réalisateur est de nous manipuler astucieusement dans ce que l'on voit à l'écran. On perçoit les visions et l'imagination que se crée Nina, et au bout du compte, on ne sait pas ce qui est vrai et ce qui est faux, tout comme elle, obnubilé par la certitude que Lily veut lui voler la vedette. Si Vincent Cassel est très convaincant dans son rôle de professeur de ballet un poil manipulateur et profiteur, je trouve Mila Kunis dans le rôle du "cygne noir" diaboliquement éfficace dans l'incarnation de son personnage. C'est l'actrice clé de Black Swan j'oserai même dire. Et dire que Darren l'a recruté après simplement lui avoir parlé sur skype (le téléphone via internet), c'est fou !

Or donc, est ce que Lily veut réellement prendre la place de Nina ? Toute les interpretations sont possible, mais la plus concrète reste quand même le fait que Nina devient schizophrène de plus en plus au fil du temps, ce qui ne jouera pas en sa faveur. Et dire que Darren l'a recruté après simplement lui avoir parlé sur skype (le téléphone via internet), c'est fou !

Black Swan fait déjà un carton dans nos salles (ainsi que dans les salles ricaines), et c'est amplement mérité. Le film n'est pas aussi barré que ce que nous propose habituellement Darren Aronofsky habituellement, mais il a tenu tout ses promesses à mes yeux. Un long métrage à la fois angoissante, troublant, sensuel, noir et fantastique, une mise en scène rythmée (avec un filmage caméra épaule fréquent pour être au plus proche de l'action) par une bande originale certes déjà connu, mais revisiter de façon plus sombre.

Et que dire des vingt folles et dramatiques dernières minutes ! On a pas fini d'entendre parler de ce mec dans le futur, c'est moi qui vous le dit !

Note : 5 sur 6

Gnomeo et Juliette















Origine : Etats-Unis, Grande-Bretagne
Date de sortie cinéma : 16 février 2011
Genre : Animation
Réalisé par : Kelly Asbury
Durée : 1h24


Mon avis : Je suis allé voir Black Swan peu après sa sortie, puis Gnomeo et Juliette dans la foulée, mais entre le boulot et mon week end en amoureux à Rome avec ma dulcinée, je n'ai pas eu tellement le temps de faire les deux p'tites critiques de ces deux films visionnés en salles obscures hivernales. C'est ainsi qu'après avoir (re)lu le dernier Mad Movies du mois (avec en couv' une femelle cul nu & un couteau caché dans le dos, signe de vengeance dans le remake d'I Spit On Your Graveje m'exécute enfin !

Commençons par Gnomeo et Juliette, troisième long métrage animé réalisé par Kelly Asbury. Le monsieur est à la base Superviseur des effets visuels spécialisé dans le dessin animé depuis vingt ans. Il a exercé son talent dans La petite sirène (1990), L'étrange Noël de Mr. Jack (1994), Toy Story (1996), puis s'essaye dans le script avec Chicken Run (2000), Shrek (2001) ou encore Shrek 2 (2004) dont il est aussi réalisateur.

Gnomeo et Juliette parodie bien entendu la célèbre tragédie "Roméo et Juliette" de mister William Shakespeare. Ici, point de personnages fait de chair et de sang à proprement parler mais des nains de jardin ! (ça redonnera sûrement envie, du moins je l'espère, à de nombreux pervers sadique de faire la capture des nains de jardin pour les pendre dans la forêt... si si c'était la mode fut un temps =D).

Deux jardins... une mamie et un papé voisins qui ne peuvent pas se piffrer. Dans leurs jardins, il y a des nains de jardin... des nains qui prennent vie lorsque les humains sont occupés dans leur train train quotidien. Dans le premier jardin, des nains au bonnet rouge. Dans le second, des nains au bonnet bleu. Ils sont fâchés et se font plus ou moins la guerre. Gnoméo est un bonnet bleu tandis que Juliette est une jeune fille au bonnet rouge. Un beau jour, leurs chemins se croisent, l'un tombant amoureux de l'autre, et vice versa. Autour de cet amour impossible, vont ils logiquement mourir tout les deux comme dans les plus belles tragédies ? Vous le saurez en allant le voir !

Autant le précédant long métrage animé que je suis allé voir (Yogi l'ours) ne m'avait pas laissé un souvenir très fringuant vu qu'il s'adressait avant tout aux tout petits, autant celui-là m'a pleinement convaincu. Les dialogues et le scénario font mouche, autant pour les enfants que les adultes, je trouve ça même au moins aussi entraînant que Shrek. L'humour et l'action se complètent bien, et on s'attache vraimment aux personnages, autant nos deux amoureux que leurs acolytes (le champignon toutou, l'espèce de flamand à une patte, la grenouille dragueuse, etc...).

A noter que Elton John, qui est le producteur exécutif du film, a posé sa voix dans la BO. Outre ses chansons tel que "Saturday night alright", "Don’t go breaking my heart" et "Crocodile Rock"; il interprète une chanson inédite avec Lady GaGa ! Le reste de la BO est de James Newton Howard. Du lourd quoi ^^.

Oubliez les très gaminous Yogi L'ours et Animaux & Cie. sortis il y a une dizaine de jours, si vous aimez les films d'animation, n'hésitez pas à aller voir ce Gnoméo et Juliette, sa bonne humeur, son intelligent scénario et ses clins d'oeils ne vous décevront pas.

Note : 4,5 sur 6

samedi 12 février 2011

Yogi l'ours

 













Origine : Etats-Unis, Néo-Zélande
Date de sortie cinéma : 9 février 2011
Genre : Animation, Comédie
Réalisé par : Eric Brevig
Durée : 1h20


Synopsis : Yogi l’ours et son fidèle ami et complice Booboo mènent une vie de rêve dans le parc de Jellystone. Le site, d’une beauté à couper le souffle, offre mille occasions de gambader, jouer et s’amuser, et il suffit de se baisser pour trouver sa pitance…dans les paniers de touristes assez imprudents pour laisser une tarte ou un pot de miel à portée de patte d’un ours aussi affamé et chapardeur que le rusé Yogi. Mais une sourde menace pèse sur ce paradis, car le maire Brown, fonctionnaire sans âme, a décidé de revendre le parc et ses magnifiques arbres séculaires à une scierie. Yogi et Booboo vont devoir faire appel à toutes leurs ressources pour sauver Jellystone avec l’aide d’une jolie documentariste et d’un Ranger au grand cœur…


Ma critique : Bien que Eric Brevig, réalisateur de ce Yogi l'ours, n'a pas une grande expérience en tant que réalisateur principal d'un film (il a tout de même réalisé la 1ère saison de Xena la guerrière, ainsi que Voyage au centre de la terre), il n'est pas tout nouveau dans le milieu du cinéma puisqu'il s'est spécialisé en tant que Superviseur des effets visuels en travaillant avec de grands réalisateurs (John Carpenter, James Cameron, Steven Spielberg, ou encore Brian de Palma) dans des films tel que New York 1997, Abyss, Total Recall, Hook et Snake Eyes !

Dans son Yogi l'ours, Eric Brevig fait évoluer des êtres humains avec des animaux de dessin animé, à la manière des longs métrages Space Jam ou encore le très (re)connu Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

S'essayer à la réalisation demande d'autres compétences, un autre savoir faire, et le moins que l'on puisse dire c'est que Eric Brevig est encore loin d'arriver à la cheville des réalisateurs qu'il a pu côtoyé dans sa carrière professionnelle. Yogi l'ours est plus proche de Space Jam que d'un cultissime Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, il est avant tout réservé aux enfants. On s'habitue peu à peu à l'humour débilos de Yogi et Booboo mais l'intrigue reste relativement plate. Les gags ne feront rire que les plus jeunes d'entre nous, et si l'histoire est attachante par moment, ça ne suffira pas à satisfaire les adultes amoureux de films d'animation intelligent façon PIXAR par exemple.

Une curiosité dans la BO qui m'a étonné, on peut entendre pendant une vingtaine de secondes un bout de la chanson "Runnin' Wild", extraite du premier album du groupe de hard rock AIRBOURNE ! Ah oui j'oubliais, juste avant le film, on peut voir un dessin animé des cultissimes Bip Bip et Coyote... ça c'était inattendu et cool ^^.


Note : 5 sur 6 pour les enfants, 1,5 sur 6 pour les adultes (un 1/2 point en + pour Airbourne, allez =D)

mercredi 9 février 2011

Le discours d'un roi















Origine : Etats-Unis, Grande-Bretagne, Australie
Date de sortie cinéma : 2 février 2011
Genre : Historique, Biopic, Drame
Réalisé par : Tom Hooper
Durée : 1h58


Ma critique : Le discours d'un roi, on en a beaucoup entendu parlé dernièrement vu que le film a été nominé sept fois au Globen Globes 2011... pour les catégories de meilleur drame, meilleur réalisateur et meilleur acteur (Colin Firth) notamment, celui-ci campant pour la troisième fois le rôle d'un bègue au cinéma (les gens vont penser qu'il est vraiment bègue à la longue :p). Au final, Le discours d'un roi repart avec une seule récompense, celle du meilleur acteur justement, en attendant la Cérémonie des Oscars 2011, qui se déroulera le 27 février prochain. 


Le Discours d'un roi d'un point de vue historique est intéressant, on en apprend un peu plus sur George VI & son combat face à son défaut d'élocution (en public, il bégaie, ce qui est ennuyeux pour les discours ^^). L'association de Colin Firth (qui interprète George VI donc) et Geoffrey Rush est d'une réussite totale, mais je ne vais pas vous le cacher, je trouve le film vraiment trop long (quasiment 2h). On voit un roi qui tente, avec l'aide d'un thérapeute du langage, de vaincre son bégaiement, ou tout du moins le réduire un maximum. Tout le film s'axe autour de ça, et le fait qu'on sait pertinemment à la fin qu'il va réussir (lorsqu'il accède au trône) à pondre son discours, et convaincre le peuple que le pays ne cèdera pas face à l'envahisseur nazi, ça enlève beaucoup de charme à la vision de ce film.

Ma note finale est plutôt élevée paradoxalement, mais c'est essentiellement parce que j'ai trouvé le film bien construit, avec deux acteurs principaux vraiment convaincant. Mais le bémol c'est que j'ai trouvé l'histoire monotone au fur et à mesure, et surtout beaucoup trop long. Je n'ai pas été attaché par ce long métrage, et si je comprend les critiques positives à son encontre, pour ma part, l'histoire ne m'a pas parlé.


Note : 4 sur 6 

vendredi 4 février 2011

Rien à déclarer














Origine  : France
Date de sortie cinéma : 2 février 2011
Genre : Comédie
Réalisé par : Dany Boon
Durée : 1h48

Ma critique : Autant le dire tout de suite, j'avais complètement boycotter "Bienvenue chez les ch'tis" à sa sortie il y a déjà presque trois ans (27 février 2008). J'avais consenti à le voir en div-x quelques mois après, et je n'avais pas ri une seule fois face à cette comédie beauf de chez beauf, qui a tout de même fait (hélas...) 20 479 826 entrées, soit  le deuxième meilleur score du box-office français, derrière Titanic (20 758 887 entrées), mais surtout devant La Grande Vadrouille -__- .


Revoilà donc Dany Boon avec Rien à déclarer en ce début d'année 2011, autour d'une histoire de rivalité franco-belge. D'un côté, Ruben Vandevoorde (Benoît Poelvoorde), douanier belge et francophobe extrême, de l'autre, Mathias Ducatel (Dany Boon), douanier français, amoureux de la soeur de Ruben,  & vivant une histoire d'amour en cachette depuis un an ! Nous sommes en 1993, et à cause du passage à l'Europe, nos deux douaniers vont devoir faire équipe afin d'expérimenter la première brigade volante mixte franco-belge ! Mathias "le camembert" étant limite la personne que Ruben déteste le plus au monde, tout ne sera pas simple.


Karin Viard, Philippe Magnan, François Damiens (plus connu sous le nom de François l'embrouille dans ses sketchs en caméra caché ;-)), Zinedine Soualem, & bien sûr Benoît Poelvoorde, génial en belge nerveux dégainant son arme à la moindre contrariété !... des acteurs (re)connus qui  campent leurs rôles respectifs de façon brillante, et qui aurait du permettre au film d'être respectable. Oui mais voila, le problème de Dany Boon c'est qu'il nous concocte encore une fois un film où les gags beaufs s'enchaînent à une allure blasante. Je reconnais avoir ri deux ou trois fois, mais les quelques moments où le film aurait pu enfin décoller vers quelque chose de plus pertinent sont immédiatement stoppé la séquence d'après par un humour très très lourd. Je vois déjà les beaufs de service qui rigoleront grassement à la façon dont Mathias essaye d'imiter l'accent belge pour que le père à Ruben (tout aussi francophobe que son fils) ne s'aperçoive pas qu'il est français... peu reluisant en somme. 


Juste avant le générique du début, & après la séquence d'ouverture où on voit Ruben s'éffonder à genoux après l'annonce de l'ouverture des frontière (vue en plongée), on a un joli dézoom rapide qui va jusqu'à nous montrer la terre vu de l'espace. Celle-ci se met à tourner rapidement, un peu pour symboliser le temps qui passe, & quelques mois après, zoom rapide, on repénètre sur terre. Une bien jolie séquence, qui contraste finalement avec ce qui va suivre !
 

Ce n'est pas la pseudo romance prout prout entre Mathias et la soeur de Ruben, ou la moralité du film sur la tolérance qui m'aura permis de relativiser sur la réussite de ce long métrage. Et la fin est fadasse au possible, complètement cliché, comme l'ensemble d'ailleurs. Rien à déclarer ne fait pas pire que Bienvenue chez les ch'tis, je dirai même qu'il est par moment plus efficace que son prédécesseur, mais ne rêvez pas, il reste comme prévu médiocre, avec un humour général de bas étage. Dommage que François Damiens n'ai pas été un peu plus & mieux exploité, ses grimaces & conneries me font rire dans ses caméra caché. 

Note : 2 sur 6