Un blog ciné où je vous présente les critiques des films que je vois dans les salles obscures (tout genre confondu). Bonne lecture, n'hésitez pas à venir donner vos avis, à partager votre amour pour le cinéma.
mercredi 22 décembre 2010
Armadillo
Origine : Danemark
Date de sortie cinéma : 15 décembre 2010
Genre : Documentaire sur la guerre en Afghanistan
Réalisé par : Janus Metz
Durée : 1h40
Ma critique : Armadillo : mammifère avec une tronche pas possible, classifié comme un animal sans dents ou un « Édenté » (voyez sa gueule ici : http://wallpapers.free-review.net/wallpapers/15/Armadillo.jpg) ... le film Armadillo n'est pas en l'occurrence un documentaire animalier mais un documentaire sur la guerre en Afghanistan. Nous suivons une troupe de soldats Danois parti en guerre contre les Talibans.
Ce documentaire, récompensé par Le Grand Prix de la semaine internationale de la critique au Festival de Cannes 2010, est le premier long métrage réalisé par Janus Metz... ça aurait pu tout aussi bien être son dernier vu les risques qu'il a pris pour le réaliser. En effet, il n'a pas recueilli seulement un ensemble de témoignages mêlé à des images d'archives, mais il a été aussi au front, filmant les soldats pendant leurs affrontements armés, au prix de sa vie. D'ailleurs, tout comme ces derniers, il a du faire son propre testament au cas où il se ferait tuer pendant les six mois de tournage en Afghanistan.
Sur allocine.fr, suite à la vision de ce doc', voici ce qu'un gars a écrit : "Armadillo, ce film un peu clinquant et très bien filmé parle de la chose la plus horrible sur terre : "la guerre"..." ... jusque là tout va bien, sauf que la phrase a une portée autrement plus négative lorsque l'on voit que ce monsieur a mis seulement une étoile sur cinq.
... encore un état d'esprit d'esprit lamentable, genre "bouhou *larme*, c'est pas beau la guerre". Évidement que c'est affreux, évidement qu'on est nourri constamment d'images violentes au cinéma, à la télé, sur internet. Mais cette violence fait partie de notre quotidienne, et la guerre est omniprésente sur terre décennie après décennie. En faire abstraction sous prétexte qu'il faut radoucir nos esprits tourmentés et vivre dans un monde de bisounours, je trouve ça d'une connerie abyssale. Non seulement Janus Metz nous montre le quotidien d'un groupe de soldats, mais il nous fait partager de façon intimiste (vu la clarté des images, même pendant les affrontements, on se croirait limite dans une fiction) la vie, & parfois la mort, de soldats danois face aux Talibans afghans. Tout au long du documentaire, on suit plus particulièrement Mads et Daniel, qui font leur première mission là-bas. On les voit quitter leur famille pour se rendre dans la province d’Helmand, en Afghanistan (ça doit être dur de voir quelqu'un de sa famille s'en aller à l'aéroport, et se dire que c'est peut être la dernière fois qu'on le verra de sa vie), jusqu'aux retrouvailles émouvantes six mois après.
Outre les splendides images que l'on a de cette mission, j'ai aimé ce documentaire parce qu'il nous fait pénétrer dans cette guerre comme si on y était. On s'aperçoit que les soldats doivent s'occuper comme ils peuvent entre deux missions pour ne pas crever d'ennui (ils se matent des films pornos) et que la communication et collaboration avec les habitants des villages avoisinants n'est pas chose aisé, ces derniers se plaignant que les soldats piétinent leurs champs et qu'ils ne les protègent pas des Talibans. Les scènes d'affrontements laissent des traces dans les unités, et on dénombrera pas mal de blessés voir des morts.
Il y a des doutes, beaucoup de courage, et surtout beaucoup de solitude. De la violence aussi, qui est materialisé à l'écran par cette séquence où on voit les cadavres de trois ou quatres Talibans dans un fossé après s'être mangé une grenade ! Avis aux personnes sensibles =D.
Distribué dans seulement une vingtaine de salles dans notre Hexagone, ce que je trouve dommageable, Armadillo s'impose comme un passionnant documentaire sur la guerre, qui mérite amplement son prix au dernier Festival de Cannes. N'hésitez pas à aller le voir, pour vous rendre compte des sacrifices des soldats partant en Afghanistan et de leur pronostic vital plus qu'engagé à chaque fois qu'ils doivent affronter l'ennemi.
Note : 5 sur 6
mardi 14 décembre 2010
Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'aurore

Origine : Grande-Bretagne
Date de sortie cinéma : 8 décembre 2010
Réalisé par : Michael Apted
Genre : Aventure, Fantastique
Durée : 1h56
Ma critique : N'étant pas pleinement satisfait des recettes des deux premiers, Disney a préféré mettre les voiles, cédant la production de ce troisième chapitre du Monde de Narnia à la 20th Century Fox. Nouvelle société de production, et nouveau réalisateur aussi puisque Michael Apted succéde à Andrew Adamson (le réalisateur des deux premiers opus). Michael Apted a réalisé bon nombre de films depuis quarante ans de carrière (le bougre a 69 ans), dont la série Rome. Il a aussi été Producteur exécutif du Dracula de Francis Fort Coppola notamment.
Comme on nous l'a suggéré à la fin du précédant film, Susan et Peter (parmi nos quatre héros dans Narnia, ce sont les plus vieux) ne sont plus en âge de venir dans le monde de Narnia, et habitent désormais les États-Unis. On les voit à de brefs moments, pendant des séquences de rêveries ou d'hallucinations, ainsi que La Sorcière Blanche, qui bien que morte, reste l'obsession craintif d'Edmund depuis sa rencontre avec elle dans le premier chapitre.
Dans cette nouvelle aventure, ce sont donc Lucy et Edmund qui vont y retourner, en compagnie de leur jeune cousin maniéré Eustache. Ils attérissent sur le bateau de Caspian (celui-ci étant passé de prince à roi). En route vers les îles mystérieuses de l’Est, nos quatre compères, aidés de valeureux moussaillons, emmené par la courageuse souris Ripitchip et un faune, vont se lancer à la recherche des épées des sept seigneurs disparus afin de ramener la paix sur Narnia. Les épées n'existaient pas dans les romans d'ailleurs, mais c'est une bonne chose qu'ils ont été rajoutés dans cette adaptation afin de rendre l'action plus intéressante et vivante pour le spectateur. Dans cette aventure, ils devront vaincre d'horribles créatures, tout en parvenant à garder le contrôle d'eux mêmes face aux hallucinations provoqués par un espèce de brouillard vert
... un vaste programme qui remplit de façon très convaincante les quasi deux heures du long métrage. Après une histoire très "sous seigneur des anneaux" dans le premier film, un côté très médiéval dans le second, on a affaire à un troisième chapitre de Narnia se déroulant principalement sur un bateau (même si ils accostent de temps à autre pour chercher les épées disparus). J'ai trouvé l'intrigue prenante de bout en bout, et la continuité narrative bien moins lassante que dans le précédant, et surtout un univers plus "magique" comme je l'attendais ! La mise en scène est très dynamique. Le personnage d'Eustache est très attachant, et apporte une touche d'humour au long métrage fort appréciable !
Lucy et Edmund ont bien grandi depuis le premier volet de Narnia, et sont au centre d'enjeux narratifs bien plus important. Tandis qu'Edmund s'affirme plus et se montre définitivement courageux comme un homme, Lucy elle est en proie aux maux de son âge. Elle admire sa sœur ainé Susan, et la trouvant parfaite au niveau de sa beauté, aimerait être son double si je puis dire. Elle découvrira au fil de son voyage qu'elle n'a pas besoin de ça, qu'il est bon de se créer sa propre identité physique et moral, nous sommes tous différent, il faut d'abord chercher à être "soi'. Des enjeux psychologiques intelligents et pertinents.
Les effets spéciaux n'ont jamais été aussi beau, mais je regrette peut être que les scènes d'actions soient un peu trop "parfaite" dans leurs enchaînements, pas assez borderline ^^. La fin est aussi très convenu et peu surprenante, mais bon je me raisonne en me disant que Le monde de Narnia est une histoire pour enfants à la base. Je ne sais pas si le film aura un meilleur accueil que les deux autres, mais une chose est sûr, Michael Apted a bien plus de talent à la réal' que son prédécesseur, et c'est une excellente chose qu'il ai pris les choses en main !
Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'aurore est pour moi le meilleur épisode de la trilogie, que ce soit pour son humour, l'intérêt propre de l'histoire, ou la qualité de mise en scène. Le seul qui vaut vraiment l'intérêt d'être vu par les plus jeunes comme les plus grands finalement. Il relance de la plus belle des façons la saga, et on sera ravi d'apprendre que le prochain film Le Monde de Narnia : Le Fauteuil d'Argent, sera à nouveau réalisé par Michael Apted. Pour le voir, il faudra attendre encore un peu vu que la date de sortie aux Etats-Unis est annoncé pour le 17 décembre 2012.
Note : 4,5 sur 6
jeudi 9 décembre 2010
Scott Pilgrim

Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 1er décembre 2010
Réalisé par : Edgar Wright
Genre : Comédie, Fantastique, Aventure
Durée : 1h52
Bande Annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19173731&cfilm=136370.html
Synopsis : Scott Pilgrim n’a jamais eu de problème à trouver une petite amie, mais s’en débarrasser s’avère plus compliqué. Entre celle qui lui a brisé le cœur – et qui est de retour en ville – et l’adolescente qui lui sert de distraction au moment où Ramona entre dans sa vie - en rollers - l’amour n’a jamais été chose facile. Il va cependant vite réaliser que le nouvel objet de son affection traîne les plus singulières casseroles jamais rencontrées : une infâme ligue d’ex qui contrôlent sa vie amoureuse et sont prêts à tout pour éliminer son nouveau prétendant. À mesure que Scott se rapproche de Ramona, il est confronté à une palette grandissante d’individus patibulaires qui peuplent le passé de sa dulcinée : du mesquin skateur à la rock star végétarienne en passant par une affreuse paire de jumeaux. Et s’il espère séduire l’amour de sa vie, il doit triompher de chacun d’eux avant que la partie soit bel et bien « over ».
******************
Ma critique : A la base, Scott Pilgrim est une série de comics écrite et dessinée par Bryan Lee O'Malley (tiens j'en connais un de O'Malley moi mais c'est un chat :p). Il existe six volumes, en noir et blanc, et publié entre le 18 août 2004 et le 20 juillet 2010 (un volume par année). Le nom « Scott Pilgrim » provient à l'origine d'une chanson du groupe canadien Plumtree, d'après les noms de Scott Ingram, un expert-comptable de Toronto pour groupes rocks indépendants, et de Philip Pilgrim, un producteur musical de Nouvelle-Ecosse.
Voila, maintenant que wikipedia vous a bien renseigné comme il faut, je rajouterai que le réalisateur de cette adaptation cinématographique, Edgar Wright, n'est nul autre que le réalisateur de Shaun of the Dead (l'excellente parodie comique des films zombies), ainsi que de Hot Fuzz !
On retrouve dans Scott Pilgrim la grosse dose d'humour absurde qu'Edgar Wright insuffle dans ses films. Je dirai même qu'il va encore plus loin dans le délire puisqu'il s'adresse au geek qui sonne (ou sonnait) en nous, plus particulièrement aux accrocs des vielles consoles nintendo à 8 et 16 bits. en effet, on entend tout au long du film des bruitages issus des premiers mario et zelda. Visuellement, c'est la même chose dans les combats entre Scott Pilgrim et les ex de la fille qu'il veut conquérir : ceux-ci semblent tout droit sortis des jeux d'action à la Street Fighter ou Mortal Kombat.
L'univers du comics reste toujours présent également grâce à la présence des onomatopées illustrant les coups pendant les combats, la sonnerie d'un reveil, d'un téléphone, etc... Effectivement un constat s'impose, soit on aime cet univers décalé, soit on se fait vite chier comme un rat crevé !
Pour ma part, j'ai beaucoup joué aux jeux vidéos, j'y joue encore un peu (beaucoup moins qu'au collège ou lycée). La mise en scène du film est originale, sans parler de la qualité des scènes l'action & de l'humour distillé, même si celui-ci a tendance a être assez inégal. Je rigolais de temps à autre, avant que l'ambiance hilarante redescende brusquement. Au bout d'une heure, vu la pauvreté du scénario, le visuel commença à me lasser un peu (le film dure quasiment deux heures). Heureusement que la dernière partie, à savoir le combat avec le dernier ex de Ramona, rattrape un peu la lassitude que l'on pouvait sentir. Scott meurt, et comme dans les jeux, il avait un 1up (=une vie) qu'il utilise pour avoir une seconde chance et pouvoir s'escuser auprès de ses (ex)conquête, notament la batteuse de son groupe de rock à la Runaways.
Le film ne tombe jamais dans le game over notamment grâce au bon choix du casting. J'aime beaucoup Wallace Wells, le colloc' homo & cynique de Scott, et accessoirement Sparring-partner de ce dernier lorsqu'il doit se battre.
Malgré ses longueurs scénaristiques & la lassitude quie j'ai eu par moment quant à l'humour proposée, je lui met un 4 sur 6 pour son divertissement pop corn & l'ingéniosité des délirants effets spéciaux. Un film qui déborde d'énergie, orchestré par une BO rock entraînante. Le film divertie et nous rend nostalgique des vieilles consoles. Même si il ne conviendra pas aux plus de 40 piges, mais surtout aux jeunes et aux geeks, Edgar Wright nous montre encore sa débordante imagination. Je pense pas le revoir de sitôt en revanche.
Note : 4 sur 6
lundi 6 décembre 2010
Raiponce

Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 1er décembre 2010
Réalisé par : Byron Howard, Nathan Greno
Genre : Animation
Durée : 1h41
Synopsis : Lorsque Flynn Rider, le bandit le plus recherché du royaume, se réfugie dans une mystérieuse tour, il se retrouve pris en otage par Raiponce, une belle et téméraire jeune fille à l’impressionnante chevelure de 20 mètres de long, gardée prisonnière par Mère Gothel. L’étonnante geôlière de Flynn cherche un moyen de sortir de cette tour où elle est enfermée depuis des années. Elle passe alors un accord avec le séduisant brigand… C’est le début d’une aventure délirante bourrée d’action, d’humour et d'émotion, au cours de laquelle l’improbable duo va rencontrer un cheval super-flic, un caméléon à l’instinct de protection surdéveloppé, et une drôle de bande de malfaiteurs.
******************
Ma critique : Les deux réalisateurs de Raiponce ont déjà travaillé ensemble dans le très bon film d'animation Volt (sortie en début d'année dernière). Tandis que Byron Howard était co-réalisateur, Nathan Greno était lui animateur. Vu qu'il s'est dit que ça devait être cool d'être réalisateur, ce dernier s'est associé donc à Byron pour nous livrer ce Raiponce des mythiques studios disney.
A la base, Raiponce est un conte populaire allemand qui figure parmi ceux recueillis par les frères Grimm dans le premier volume de Contes de l'enfance et du foyer (ce qui donne "Kinder-und Hausmärchen" en allemand, à vos souhaits !). Disney se devait de le reprendre pour en faire une animation pour enfants et adultes ayant oublier de vieillir, voila chose faite !
Résultat, la magie de Disney est toujours là, elle m'a séduit d'une part par la beauté des couleurs & des dessins, mais aussi par l'humour omniprésent de bout en bout. Une mention très spécial à Pascal le caméléon, qui est un peu l'ange gardien de Raiponce (la jeune pucelle effarouchée de 17 ans aux longs et interminable cheveux blonds magique), et à Maximulus, le cheval de la garde impériale, dont les mimiques sont à tordre de rire. Max (pour les intimes) est à la poursuite du bandit de bas étage Flynn Raider, mais finalement, ils deviendront bon pote au fil de leurs aventures.
Raiponce, elle, est plein de rêves, ne connaît pas le monde extérieur à la chambre de sa tour vu qu'on l'a toujours mis en garde de sortir de celle-ci (y'a de vilains cannibales qui rôde dehors qu'elle dit la vilaine sorcière ^^). Elle est un peu la Cendrillon de ce comte, et l'horrible dame qui se fait passer pour sa mère se sert d'elle (et de ses cheveux dorée qui empêche le vieillissement) pour pouvoir avoir une jeunesse et beauté éternelle. Grâce à Flynn Raider (l'anti prince galant par excellence), qui est un fugitif dans le pays après avoir dérobé une couronne royale, Raiponce pouvoir enfin découvrir le monde extérieur.
Petite aparté au passage tenez, j'aime beaucoup le slogan d'une des affiches du film ("Ce noël, la tendance est aux cheveux longs")... nous autres metalleux ayant les cheveux longs, j'aime l'idée ! xD.
Pour revenir à nos moutons, comme dans tout Disney, on a droit à des chansons chantées par les différents personnages du film (hormis par les animaux, ils ne parlent pas ici comme dans d'autres disney :p), celles-ci sont agréable, quoique parfois un peu trop longue et/ou trop en nombre quand on a passé l'enfance ou la jeune adolescence. Mais ça fait partie de la magie & de l'univers de disney, ça ne m'a pas fait ronchonner plus que ça. La fin un p'tit peu oui forcément, vu que c'est un joli happy end comme d'habitude pour faire rêver les enfants, mais normal que je fasse la moue moi qui aime les histoires morbides et finissant dans la krieg la plus totale !!!
Résultat, ce Raiponce n'est pas non plus mon disney préféré, mais il est en très bonne place. Voici un dessin animé idéal à voir pour les fêtes de noël. L'histoire est prenante, les personnages très attachants, et l'humour convaincra petits et grands sans problèmes, bien plus que les animations des studios Dreamworks par exemple (à part Shrek, je suis pas du tout fan, que ce soit l'humour ou les dessins). Non Disney, c'est définitivement la classe ! =)
ps : je ne l'ai pas vu en 3D mais en 2D, j'en ai un peu rien à foutre de la 3D pour l'instant !
Note : 4,5 sur 6
Monsters

Origine : Grande-Bretagne
Date de sortie cinéma : 1er décembre 2010
Réalisé par : Gareth Edwards
Genre : Science-Fiction, Drame
Durée : 1h33
Synopsis : Une sonde de la NASA s’écrase dans la jungle mexicaine, libérant sur terre des particules d’une forme de vie extra-terrestre. Six ans plus tard, le Mexique et le Costa-Rica sont devenus des zones de guerre désertées par les populations locales, mises en quarantaine et peuplées de créatures monstrueuses. Un photographe est chargé d’escorter une jeune femme à travers cette zone dévastée. Seuls sur la route, ils vont tenter de rejoindre la frontière américaine...
******************
Ma critique : Gareth Edwards réalise avec Monsters son tout premier long métrage professionnel. Avant ça, il avait fait une école de cinéma, et son film de fin d'études était déjà un film de monstre. Autant dire que ce Monsters colle bien au début de carrière du bonhomme.
Une rumeur persistante affirmait que Monsters avait été filmé pour seulement 15 000 maigres dollars de financement. Le réalisateur, voulant être honnête, l'a bien évidement démenti : en effet, la production devait plutôt tourner autour des 200 000 dollars, chaque membre de l"équipe de tournage reçevant un salaire. Autre fait à souligner, puisque chaque membre de l'équipe a reçu un salaire. Autre fait à souligner, Gareth Edwards remplit de nombreuses fonctions techniques seul. Il assure ainsi la réalisation, le scénario, les décors et la photographie du film (rien que cela svp ! "C'est le Olaf Ittenbach britannique ma parole" me suis je dit pour rire en apprenant ça :p).
Monsters est un film de Science-Fiction avec des monstres extraterrestres un peu particulier... puisque ces monstres ne sont qu'une toile de fond, un peu pour stigmatiser de façon métaphorique la tristesse de ces pays sud américain. Nos deux (futurs) tourtereaux vont être en contact avec ceux-ci, mais c'est de façon si superficiel qu'on ne peut pas se focaliser sur ça. Les monstres existent, oui, mais n'apparaissent de façon très effacés durant les 93 minutes du film.
Je dirais que le film est surtout articuler autour de Samantha Wynden et du journaliste Andrew Kaulder, celui-ci devant escorter la jeune femme hors de ces dangereuses frontières. Loin de tout, loin de leur famille, ils vont se débrouiller tant bien que mal à deux, et apprendre au fur et à mesure à se connaître... vont tisser des liens de plus en plus fort. Le romantisme à cet égard de Monsters est à souligner, ainsi que toute la poésie de l'histoire racontée.
De plus, le film a beau bénéficier d'une séduisante mise en scène, je ne l'ai aimé que de façon modéré au final. Ils ne leur arrivent pas toujours grand chose à nos deux "aventuriers", et l'action manque parfois de rebondissement à mon grand regret. De même, j'aurai préféré que l'histoire ne s'axe pas que sur cette relation entre les deux personnages, et que l'on puisse avoir plus de scènes en rapport avec les monstres finalement. Ils sont là, oui, mais en toile de fond.
Voila un film de SF dramatique conçu un peu comme un road movie, très personnel de la part de son réalisateur, avec une histoire originale, mais vu que je m'attendais à autre chose, mes attentes n'auront pas été complètement comblé. Un vrai/faux film de science fiction en quelque sorte. Une curiosité à aller voir !
Note : 3,5 sur 6
vendredi 3 décembre 2010
Machete

Origine : États Unis
Date de sortie cinéma : 1er décembre 2010
Réalisé par : Robert Rodriguez, Ethan Maniquis
Genre : Action
Durée : 1h45
Synopsis : Ils ont cru qu’il était un simple ouvrier, un bouc émissaire idéal pour porter le chapeau d’un assassinat politique. Ils ignoraient qu’il s’agissait de Machete, un ancien agent fédéral hors pair, une légende…Laissé pour mort après son affrontement avec le puissant baron de la drogue mexicain Torrez, Machete s’est réfugié au Texas, où il cherche à oublier son passé. L’assassinat d’un sénateur et un coup monté font de lui l’homme le plus recherché du pays.Cette fois, Machete est bien décidé à se laver de ces accusations et à dénoncer une corruption rampante et tentaculaire. Mais il va trouver sur sa route Booth, un homme d’affaires prêt à tout entouré d’innombrables tueurs à sa solde ; Von, à la tête de sa petite armée personnelle, et Sartana, une employée des services d’immigration prise entre le respect de la loi et son désir de faire ce qui est juste.Pour l’aider, Machete va faire appel à Luz, la belle au cœur de révolutionnaire, et au Padre, un prêtre aussi doué pour les bénédictions que dans le maniement des armes à feu. Se frayant un chemin à coups de rafales, de sang et de cœurs brisés, Machete cherche à la fois la vengeance et la rédemption…
******************
Ma critique : Revenons tout d'abord à l'origine, avant que le projet de ce film MACHETE puisse se concrétiser. Été 2007... à l'occasion de la sortie commune de deux films (Boulevard de la mort et Planète terreur, réalisés respectivement par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez), une série de faux trailer, en hommage aux films grindhouse de l'époque, sont tourné consécutivement. Dont un certain Machete, dans lequel un mexicain armé d'une Machette s'occupe d'éclater généreusement tout les individus lui barrant le chemin, sans oublier se détendre entre deux scènes d'action en embrassant deux bimbos dans une piscine. Le faux trailer fait le tour du monde, et très vite, une communauté fan se réunit pour implorer à Robert Rodriguez de faire de son faux trailer un vrai long métrage ! Robert Rodriguez ne tarde pas à s'exécuter afin que le fantasme des fanboy prenne enfin vie !
Le film commence tambour battant, avec des scènes d'actions gore très généreuse. On suit le destin de MACHETE, campé par l'inusable Danny Trejo, ancien fédéral d'une éfficacité redoutable, qui se fait botter le cul par un baron de la drogue (Steven Seagal, ze man des films d'actions DTV) avant de prendre à son tour sa revanche & lui faire la nique, ce qu'on attendait depuis belle lurette =D. MACHETE ne déçoit pas concernant ses scènes d'actions, à un détail prés, il faut pouvoir apprécier généreusement la teinte d'humour dissimulé dans le long métrage de bout en bout, et qui reste une marque de fabrique de Robert Rodriguez quoiqu'il arrive. ça donne un p'tit côté fraicheur au film, mais ça affaiblit sensiblement les scènes d'actions du coup, que je trouve plus réussi dans The Expdendables finalement.
Qu'à cela ne tienne, par rapport à un blockbuster d'action à la The Expendables, Robert Rodriguez fout dans son MACHETE une mise en scène plus léché, et une histoire plus fine et éfficace. Je regrette cependant que le côté "film grindhouse" de MACHETE dont le faux trailer (qui avait été représenté par la déterioration de l'image) ne soit pas présent dans cette version long métrage. ça aurait apporté une petite saveur supplémentaire. Tant pis.
Rajoutons enfin le rôle drollissime de Robert De Niro, en sénateur ultra conservateur et veillant à ce que les Etats-Unis ne soit plus emmerdé par l'immigration des mexicains, grâce à la création d'un mur à la frontière États-Unis/Mexique. Comme toujours, De Niro est inimitable et c'est un régal de le voir à l'écran, quelque soit son rôle !
Au final, un film d'action très violent et efficace, qui nous montre bien avec The Expendables qu'en cette année 2010, le film d'action ultra vitaminé a encore sa place dans le 7ème art, et que des réalisateurs arrivent à nous en foutre plein la vue.
Je rajouterai aussi que j'ai préféré The Expendables quand même pour son côté "hommage aux films d'action des années 80/90"... et pour ses bad boys sérieux, & ses scènes de castagne à main nu + longue.
... Machete est plus léger, et son humour très Z me convient, mais les méchants (ou gentils) qui se prennent pas au sérieux, ça a tendance à dédramatiser l'action ou les enjeux en court. C'est un parti pris que j'ai aimé, mais forcément moins que dans The Expendables donc =)
Note : 5 sur 6
jeudi 25 novembre 2010
Harry Potter et les reliques de la mort

Origine : Grande-Bretagne - États Unis
Date de sortie cinéma : 24 novembre 2010
Réalisé par : David Yates
Genre : Fantastique, Aventure
Durée : 2h25
Synopsis : Le pouvoir de Voldemort s'étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d'espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix.
******************
Ma critique : Petite anecdote tout d'abord avant de commencer ma critique : J. K. Rowling. aurait il y a quelques temps téléphoner en personne à Daniel Radcliffe (Harry Potter dans le film) pour lui confirmer qu'il n'y aurait bel et bien pas de suites comme on pouvait s'en douter à Harry Potter et les reliques de la mort. ça a du lui faire bizarre d'entendre ça. Imaginez vous, incarnez un même personnage pendant dix ans (il avait à peine peine onze ans quand il est apparu dans le premier film de la saga), ça a de quoi perturber lorsque tout s'arrête. La plupart des personnages de la saga avouaient d'ailleurs avoir le cafard à l'idée de savoir que tout était fini ! Allez Harry Radcliffe, évites d'être trop schizophrène et de te prendre pour Harry Potter une fois sur deux dans la vraie vie (la tentation serait grande), et tu devrais pouvoir trouver de bons rôles au cinéma dans le futur ^^.
Sans transition, rentrons dans le vif du sujet :
Depuis Harry Potter et l'Ordre du Phénix, David Yates est à la réalisation des longs métrages du binoclard sorcier & de ses amis. Voici donc son troisième film de la saga (record battu, avant lui, seul Chris Columbus avait fait deux films, les deux premiers), en attendant la seconde partie des Reliques de la Mort. C'est une bonne chose, tant j'estime que changer trop souvent de réalisateurs sur une même saga peut certes apporter un souffle nouveau à chaque fois, mais également briser une certaine continuité narrative & mise en scène.
Qu'il est loin l'époque où Harry Potter et ses deux compagnons de route Hermione "la sang de bourbe" et Ron' "le rouquin" avaient dix ans et découvraient timidement l'école des sorciers de Poudlard ! (*dit il avec un brin de nostalgie*) ... les personnages ont depuis grandi, sont des ados & des sorciers confirmés, bientôt des adultes, et ne pensent plus aux cours de sorcelleries, mais plutôt à faire déjouer le diabolique Lord Voldemort, « Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom », alias Tom Jedusor par le passé. Pour la première fois, l'histoire ne se passe pas dans Poudlard même, mais en dehors.
Après un début de film très animé, où l'on voit Harry Potter et l'ordre du Phénix se faire courser dans les airs par les forces du mal, l'histoire se passe pendant une grande partie du film dans les montagnes, d'abord avec Harry, Ronald Weasley, et Hermione Granger, puis par la suite avec Harry & Hermione (les tensions sont perceptible, Ron' se fâche avec Harry et s'en va, avant finalement de revenir). L'innocence des débuts s'est évaporé, et j'ai aimé le fait que les enfants soient perdu au milieu de nul part, doivent se débrouiller pendant longtemps tout seul, et devoir retrouver les derniers Horcruxes pour avoir une chance de se débarrasser de Voldemort. Il est vrai hormis au tout début l'action n'est pas beaucoup mise en avant, et elle est beaucoup trop brève à chaque fois. Cela dit, David Yates se rattrape quelque peu en mettant en avant les relations (conflictuelles ou pas) entre nos trois amis. Le résultat est à la hauteur de nos attentes, et les scènes dramatiques sont au rendez-vous. Plusieurs personnes meurent au cours du film (lesquels ? Je vous laisse la surprise si vous n'avez pas vu le film encore et/ou lu le livre :p).
Dans l'ensemble, Harry Potter et les Reliques de la Mort apparaît bien plus sombre que les précédents chapitres, mais surtout très adulte, chose qui pouvait manquer à certains spectateurs (hors fans de la saga bien entendu ^^). On peut y voir des passages inutiles ci et là, mais les 2h30 du long métrage passent à une folle allure.
Je retiens particulièrement un passage que j'ai trouvé super efficace , que ce soit graphiquement parlant ou au niveau de son histoire.... le petit conte sur les trois frères, raconté par Hermione (et mis en scène par le biais d'un beau dessin animé) en rapport avec les reliques de la mort : la cape d'invisibilité, la pierre permettant de faire revenir à la vie les morts, et la baguette la plus puissante existante.
Quand j'ai vu le symbole associé à ces trois objets, je me suis dit que les collégiens et collégiennes accroc à Harry Potter vont tous se dessiner ça sur leurs trousses dans quelques temps, ahah.
En attendant le dernier épisode de la saga à l'été 2011, voici un avant dernier épisode d'Harry Potter qui relève largement le niveau de la saga. Pas aussi réussi que le premier Harry Potter ou qu'Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, mais bien plus intéressant que les deux précédents.
Vivement le dénouement final !
Note : 4 sur 6
mardi 23 novembre 2010
Red

Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 17 novembre 2010
Réalisé par : Robert Schwentke
Genre : Action, Comédie
Durée : 1h51
Synopsis : L'heure de la retraite a sonné ! Mais dans certaines professions, la transition peut s'avérer difficile : Franck ne supporte pas l'inactivité, son collègue Joe végète en maison de retraite, Marvin use d'amphétamines et Victoria fait des petits boulots. Pas facile de décrocher quand on a été... agents de la CIA toute sa vie ! Pourtant, quand leur ancien employeur décide d'éliminer pour de bon ces agents un peu trop compromettants, il va découvrir qu'en dépit de leur âge, ce sont encore de redoutables adversaires.
******************
Ma critique : Lundi 22 Novembre... 15h... moi & ma compagne entrons dans le cinéma d'UGC Lyon Bastille. A peine assis, quel ne fut pas notre étonnement en voyant tout ces crâne chauves et autres cheveux blancs devant nos yeux. La salle est remplis de personnes âgées, avide de voir un long métrage parlant de retraités xD... à moins qu'ils se fassent chier chez eux et qu'ils vont voir des films d'actions avec Bruce Willis et Morgan Freeman simplement pour tomper cet emmerdement xD. Ce genre de films d'action (aussi comique soient ils) n'attirent pas franchement les vieux d'habitude, mais pourquoi pas !!! Et puis, ne sommes nous pas sur Paris ^^.
Anyway. Robert Schwentke, réalisateur de ce Red (Retraités Extrêmement Dangereux) ne vous dit peut être pas grand chose. Il a tourné notamment avec Tim Roth des épisodes de la très récente série TV Lie To me, une série mettant en scène un scientifique spécialisé dans la détection du mensonge. Qui que vous soyez, il sait si vous dites ou non la vérité... Véritable détecteur de mensonges fait homme, il sait décrypter sur un visage, dans une attitude ou au son d'une voix, la fausseté et le secret (note : je remercie d'ailleurs Ludivine de m'avoir parlé de cette série, je ne la conaissais même pas de nom avant la semaine dernière) . Avec Red, Schwentke passe au film d'action policier. De l'humour, des vieux de la vieilles de la CIA qui reprennent du service pour sauver leur peau, et beaucoup d'énergie dans un film où on ne s'ennuie vraiment pas, grâce au talent de Bruce Willis et Morgan Freeman (que l'on voit surtout dans la dernière partie du film). Sans oublier John Malkovitch, que je trouve très drôle en vieux paranoïaque (pas si paranoïaque que ça apprendra t'on d'ailleurs :p).
Red a de léger moment de flottement dans son action, mais les scènes de baston ou d'explosion rattrape bien tout ça. L'humour n'est pas cul-cul la praline, et les dialogues efficaces. Les corps des Bruce Willis and cie. ont vieillis (il n'est plus tout jeune papy, 55 ans ! Et ne parlons pas pas de Morgan Freeman, qui est septagenaire du haut de ses 73 ans !) mais la qualité de leur interprétation reste inchangé. Face à eux, Karl Urban (William Cooper dans le film), parfait dans son style à la James Bond.
Vous voulez voir un film d'action (sans prise de tête comme l'est Inception, qui, contrairement à la grande majorité des gens, m'a fait chié) alliant stars ricaines, mise en scène humoristique et action ? Allez le voir sans problème. L'histoire est certes simple mais efficace. Au passage, j'aime beaucoup les transitions (faisant très carte postale) entre certaines séquences nous faisant passer d'un endroit à un autre.
Note : 4,5 sur 6
Draquila

Origine : Italie
Date de sortie cinéma : 3 novembre 2010
Réalisé par : Sabina Guzzanti
Genre : Documentaire
Durée : 1h30
Synopsis : Pourquoi les Italiens votent pour Berlusconi ? La virulence de la propagande, l’impuissance des citoyens, un système économique précaire, des jeux de pouvoir illégaux...ou encore une catastrophe naturelle. Autant de facteurs, qui combinés, peuvent expliquer comment la jeune démocratie Italienne a été assujettie. Une enquête sous les décombres du tremblement de terre de l’Aquila du 6 avril 2009. Une ville dévastée par un tremblement de terre. L’endroit idéal pour raconter la dérive autoritaire de l’Italie et l'imbroglio de chantages, de scandales, d’escroqueries et d’inertie de la classe politique, des médias, des habitants et de tout ce qui paralyse ce pays.
******************
Ma critique : Un documentaire anti-Berlusconi, voila un documentaire qui ne manque pas d'audace... surtout quand il est réalisé par une italienne. Sabina Guzzanti est une célèbre humoriste italienne qui a vu son show télévisuel déprogrammé de la télévision publique rital après sa première diffusion sous le prétexte de " vulgarité " et d'insultes au gouvernement. Elle en a fait un documentaire, "Viva Zapatero!", dans lequel elle a enquêté sur l'état de la démocratie en Italie ainsi qu'en Europe.
L'affiche du film représente une caricature de Berlusconi, ici représenté en vampire (pour faire écho au titre du docu' qui est un joli jeux de mot entre le célèbre vampire de Transylvanie et a ville sinistrée d'Italie), en train de manger la botte italienne. Berlusconi vampirisait son pays et lui sucerait son énergie vitale en somme. Une représentation négative donc du Fondateur du mouvement politique Forza Italia.
Ce second documentaire Draquila s'intéresse donc cette fois-ci au terrible tremblement de terre d'Aquila de l'an passé ayant fait 308 morts et plus de 1000 blessés. Au moins 25 000 personnes se sont retrouvés sans abris. De nombreux autres États européens, dont la France, ont proposé leur aide à l'Italie mais le président du conseil des ministres italien, Silvio Berlusconi, a déclaré que son pays s'en sortira très bien tout seul.
Dans son documentaire, qu'elle essaye de dynamiser de façon efficace par de petites animations assez drôle, Sabina Guzzanti s'attache encore à dénoncer de façon provocante le manque de liberté de parole et de réaction des habitants touchés par ce séisme. Moins de la moitié des sinistrés vont être relogé durablement (on les voit s'exprimer dans le documentaire), les autres n'auront eu qu'un petit habitat de fortune, avant que les forces de l'ordre ne les délogent, avec la force si il le faut.
La démocratie s'en va, la dictature sonne aux portes de l'Europe, et la réalisatrice évite habilement d'insulter directement Berlusconi, ce qui rend son documentaire d'autant plus ludique et éfficace. Elle montre les faits et prend parti, mais ne le fait pas n'importe comment. Pour ma part, il doit y avoir bon nombre d'injustice dans ce qui s'est passé, mais je me garderai d'émettre trop de jugements négatifs, n'étant pas assez au fait de ce qui se passe là-bas.Un reportage intéressant et intellectualisé si on aime la politique et surtout l'Italie. Pour le voir, vérifiez dans quelles salles vous pourrez aller le voir. En effet, le film n'est distribué que dans 33 cinémas !
mardi 16 novembre 2010
Rubber

Origine : France
Date de sortie cinéma : 10 novembre 2010
Réalisé par : Quentin Dupieux
Genre : Horrifiquement caoutchouteux & comique
Durée : 1h25
Synopsis : Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d’un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence.
******************
Ma critique : Quentin Dupneu.. pardon Dupieux est ce que l'on peut appeler un réalisateur français atypique. Il a dirigé Eric & Ramzy dans Steak, une comédie "science fictionnel" loufoque au possible, où la tendance du moment, dans un futur proche (2016), est de se faire lifté le visage pour être à la mode ! Adulé par une minorité de spectateurs, et snober par les autres (j'en fais partie, je me suis emmerdé devant), Steak avait fait parler de lui.
Avec Rubber, Quentin Dupieux poursuit ses délires et met en scène un pneu qui, par la seule force de la pensée, arrive à faire éclater tout ce qui a le malheur de se trouver sur son chemin. Après avoir roulé sur des scorpions ou des bouteilles d'eau vide, le pneu "personnifié" se rend compte qu'il ne peut pas briser de cette manière une canette de bière. C'est là que ses dons de télépathe tueur apparaissent. Objets inanimés, lapins, têtes d'humains, rien ne va lui résister, pour le plus grand étonnement d'un groupe d'individus situés à une bonne centaine de mètre de l'action, qui regarde les méfaits du méchant pneu aux jumelles, et qui sont censés être une espèce de transposition de nous autres spectateurs. Un film dans le film en somme.
De bout en bout c'est absurde, et comme nous le dit le flic dans la scène d'exposition (il fait face à la caméra, et s'adresse donc à nous, spectateurs), il y a des choses dans la vie qui sont ou qui se passent "sans raison", comme le fait que l'extraterrestre dans E.T est marron xD.
On est donc préparé, de façon comique, à voir un film bourré d'incohérence et d'absurdité, mais malgré cela, je n'ai pas spécialement ri aux gags de ce long-métrage, et je me suis à fortiori ennuyé au bout d'une trentaine de minutes. C'est beaucoup trop répétitif (les scènes d'explosion de tête s'enchaîne de façon quasi symétrique), et ce n'est pas la curiosité de voir un pneu regardant une course de formule 1 à la télévision qui aura relancé la machine.
J'admire l'originalité et la prise de risque que Quentin Dupieux fout dans Rubber, c'est d'ailleurs pour cette raison que je suis allé le voir. L'idée du pneu ayant une conscience et tuant des gens nous changent franchement de la majorité des réalisations françaises qu'on nous bassine année après année dans nos salles obscures, mais vu la continuité narrative très monotone de celui-ci, et l'histoire, je pense qu'un format court-métrage (ou moyen métrage) aurait été plus judicieux et surtout plus efficace.
Note : 2,5 sur 6
lundi 15 novembre 2010
Critique de "Saw 3D"

Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 10 novembre 2010
Réalisé par : Kevin Greutert
Genre : Horreur
Durée : 1h27
Synopsis : Alors que la bataille fait rage autour de l’héritage terrifiant du Tueur au puzzle, un groupe de survivants s’associe et fait appel à un autre rescapé, Bobby Dagen, une sorte de gourou. En croyant trouver de l’aide, ils vont vivre le pire. Bobby cache d’effroyables secrets. Une vague de terreur sans précédent va surgir…
Ma critique : Saw 3D, 7ème épisode de la saga Saw est réalisé par Kevin Greutert, le même qui s'était occupé de Saw 6. Technologie 3D oblige, le budget du film s'élève à 17 millions d'euros, six de plus que les précédents films.
... et le moins que l'on puisse dire c'est que cette 3D ne sert strictement à rien. On nous fout un générique en 3D, et ensuite c'est le vide abyssal. Hormis deux ou trois trucs qui nous arrive "à la tronche" (et encore) de temps à autre, elle n'apporte pas grand chose en plus. On a les sous-titres en relief et ensuite ? Que dalle ! La 3D y est, oui, mais je ne comprend pas pourquoi elle est présente si c'est seulement pour qu'on est l'impression qu'il y est plusieurs couches de profondeur, & qu'à part ça, elle ne sert jamais à nous en faire voir plein la vue. Mes impressions restent les mêmes : autant je peux aller voir un film dans les salles obscures sans la 3D, au mieux je me porte ;-).
Bon et le film en lui-même, que vaut il ? Hé bien si vous voulez voir un film gorasse à souhait, vous êtes servi. L'histoire est on ne peut plus simpliste, et le scénario n'est juste prétexte qu'à enchaîner les pièges d'un des disciples à Jigsaw (onze au total, soit le plus grand nombre de tortures sur un même film de la saga), mais les scènes gores sont présentes pour mon plus grand plaisir. Je trouve le concept des Saw toujours aussi foireux, et sans aucune imagination dans les différentes intrigues proposées film après film, mais j'ai passé un bon divertissement à la vue des pièges sadiques concoctés.
Le meilleur reste tout de même dans la séquence au garage. Bref description de la situation : Un raciste cheveux rasé est collé (à même la peau) au siège de sa voiture. Celle-ci est élevé du niveau du sol. Dessous, une blondasse (enfin, il me semble qu'elle est blonde, je sais plus) est attaché et risque de se faire éclater la tête par la bagnole si le raciste en question n'arrive pas à se décoller pour actionner un levier devant la bagnole... devant, un mec s'affolle également, ne pouvant être sauvé qu'avec l'actionnement de ce levier, au risque d'être empalé. Le gars au cheveux rasé fait ce qu'il peut pour se détacher, des morceaux de peau restant collé sur la banquette... je vous laisse le plaisir du dénouement de cette scène, mais un seul indice : ça charcute sévère ! =D.
Je ne sais pas si ce Saw 3D sera (enfin !) le dernier de la liste (probablement non, vu que les recettes encore une fois importante qu'il devrait avoir au box office), mais toujours est il qu'il rempli correctement son rôle de simple film de d'horror torture movie... un bon moment de charcutage intensif, mais pour les qualités scénaristiques ou originalité, on repassera, comme d'habitude.
A voir une fois une seule pour les amateurs de tripailles.
Note : 3,5 sur 6
lundi 8 novembre 2010
Jackass 3D

Origine : Etats-Unis
Date de sortie cinéma : 3 novembre 2010
Réalisé par : Jeff Tremaine
Genre : Jackasseries
Durée : 1h16
Synopsis : Johnny Knoxville et sa bande de déjantés débarquent pour la première fois sur grand écran et en 3D !… Aïe !
******************
Petit secret du tournage :
En pleine tête !
La scène d'introduction du film devait montrer chaque membre de l'équipe Jackass se faire frapper en pleine tête, le tout filmé au ralenti, mais Bam Margera n'a pas pu participer après qu'une femme l'ait frappé avec une batte de baseball à l'arrière de la tête, lui causant une hémorragie interne.
******************
Ma critique : A la base, Jackass est une émission de télévision américaine dont les épisodes durent une vingtaine de minutes. Diffusée originellement sur MTV, et apparu en 1999, on y voit un groupe de jeunes adultes exécuter des cascades dangereuses, plus stupides et dangereuses les unes des autres... dans le but de s'éclater, se lancer des défis, & faire rire les spectateurs. Ils se sont souvent cassés des membres, ce qui ne les a pas fait reculer outre mesure.
Johnny Knoxville (qui a 39 ans aujourd'hui) est le co-créateur de la série, c'est un peu le leader de cette bande de dégénérés. Depuis huit ans, 4 films de Jackass sont sortis au cinéma. En 2008, Entertainment Weekly a classé Jackass 68ème des meilleurs émissions de ces 25 dernières années.
... voila pour ce qui est de la description de l'émission par WIKIPEDIA. Je rajouterai que contrairement aux régulières rumeurs qui avaient été dites sur le net, aucun des membres de Jackass sont mort. Ils sont tous en vie, et ont passé la trentaine depuis quelques années. Dix ans après, l'équipe de Jackass, quelques rides en plus, revient dans ce film 3D avec une nouvelle série de gags inédits.On aime ou on aime pas, personnellement j'ai toujours eu un faible pour leur connerie, et ici, la 3D, utilisé pour la séquence d'intro' & de conclusion, mais aussi de temps à autre pour les petites scènes (au ralenti) de transition entre deux sketchs, apporte réellement un vrai + (contrairement à la plupart des films 3D que j'ai vu au cinéma pour le moment, excepté Avatar).
Les gags s'enchaîne pendant plus d'une heure, entre des cascades dangereuses et des délires amusants (une séquence avec un cochon qui bouffe une pomme coincée dans le cul d'un obèse par exemple) sans que je me sois ennuyé un seul instant. J'ai beaucoup aimé le sketch avec Steve-O, attaché dans des chiottes façon camping, et projetté en l'air (à l'aide d'un élastique géant)... il se reçoit de la merde partout. Pire que dégueulasse =D.Autre passage culte, lorsque les mecs de Jackass se foute à quelques mètres du souffle d'un réacteur d'avion. Pire qu'une tempète, ils sont emporté à chaque fois de quelques mètres quand ils s'approche de trop prés. Pire, quand l'un se met à poil, un autre balance des tomates & même des chaussures à l'entrée du réacteur, le nudiste se le recevant de plein fouet à une vitesse monstre. ça doit faire mal à l'impact =D.
Jackass 3D a cartonné au box-office US (50 millions de dollars d'engranger en un week end), et fait un nombre d'entrée (très) conséquent déjà dans notre hexagone. Si vous voulez vous détendre pendant une heure et quelques, n'hésitez pas à aller le voir !
Note : 5 sur 6
jeudi 4 novembre 2010
BURIED
Origine : Espagne
Date de sortie cinéma : 3 novembre 2010
Réalisé par : Rodrigo Cortés
Genre : Thriller
Durée : 1h35
Synopsis : Ouvrez les yeux. Vous êtes dans un espace clos, sous 1 tonne de terre irakienne avec 90 minutes d’oxygène et pour seule connexion vers l’extérieur un téléphone portable à moitié rechargé. Tel est le destin de Paul, entrepreneur Américain pris en otage et enfermé dans une boîte. Le temps file et chaque seconde qui passe le rapproche d’une morte certaine…
******************
Petit secret du tournage :
Sur les traces du maître
Le film se déroulant exclusivement dans une caisse sous terre, le tournage n'a pas été une mince affaire. Le réalisateur dit s'être inspiré d'Alfred Hitchcock, et notamment de films tels que Lifeboat, dont toute l'action se passe sur un bateau en mer, ou encore de La Corde, filmé en temps réel et en un seul plan-séquence.
Profonde implication
Afin d'augmenter le réalisme de son interprétation, des prises de six minutes sans coupe de Ryan Reynolds ont été tournées. L'engagement de celui-ci sur le tournage, souvent très intensif, lui a valu de rentrer à Los Angeles complètement lessivé ... et plein de sable.
******************
Ma critique : Buried (= enterré en français)... le titre du film résume parfaitement l'intrigue : Paul, camionneur Américain en Irak, se fait enlever. A son réveil, il est enfermé sous terre dans un cercueil. Ses ravisseurs demandent 5 millions d'euros cash pour le libérer. Paul a 90 minutes pour sortir de là... ou mourir enterré vivant !!! Hormis son téléphone portable, il a un briquet, une fiole d'alcool, un couteau... et beaucoup d'angoisses en s'imaginant le pire.
Buried est un vrai huit-clos dans le sens où les 1h30 de films se déroule uniquement dans le cercueil (ou la boite, on sait pas trop). Le seul contact qu'on a avec l'extérieur est le même que Paul, à savoir les personnes parlant à celui-ci par le biais de son téléphone portable (que ce soit sa famille, la CIA, ou le(s) ravisseur(s), qui l'appelle de temps à autre pour lui demander de faire des vidéos pour inciter le gouvernement américain à payer la caution de 5 millions de dollars.
Honnêtement, au bout d'une demi-heure, quarante cinq minutes, j'ai commencé à décrocher un peu. L'équipe du film clame que pour ne pas briser l'angoisse du personnage (et par la même occasion du spectateur), le mot d'ordre lors du tournage du film était de filmer en permanence sous terre, sans montrer la moindre image de la surface... je veux bien le croire, mais à moins d'être claustrophobique et d'être resté coincé dans un petit endroit fermé pendant des heures, je ne comprend pas comment certains spectateurs arrivent à rester en haleine. Je me suis trop rapidement habitué à l'enfermement de Paul, et j'estime qu'une réalisation plus psychédélique aurait été plus approprié.
Afin de dynamiser l'action et rendre les états d'âmes & les angoisses de Paul plus efficace, il aurait été pour ma part + concevable de voir quelques flashbacks, notamment pour nous montrer comment il a été enlevé. ça ou bien des délires que se ferait Paul à cause de cet enfermement forcé (des hallucinations par exemple, qui aurait donné un peu d'originalité). Je comprend ce désir du réalisateur de faire un parfait film concept sur l'enfermement, mais je ne trouve pas le rendu assez intelligent et efficace. Au lieu de ce que j'ai imaginé, Rodrigo Cortés préfère nous montrer des passages tirés par les cheveux, voir ridicule, comme ce serpent qui vient de nul part, ou bien le moment où le ravisseur demande de se couper le doigt pour prouver qu'il ne rigole pas. Je trouve que c'est vraiment "too much". Enfin, pour que je considère un tel film indépendant comme réussi, il faut que le twist final soit réellement percutant, orignal et inattendu... ce que l'on a malheureusement pas.
Buried est un thriller en huit-clos qui n'est pas du tout à la hauteur de mes attentes, tant la réalisation est banale, l'intrigue pas assez renouvelé, et le final quelconque. On aime ou on aime pas dirons certains, moi je préfère dire que le film va encore être très surévalué... l'idée partait d'une intention louable et très intéressante, mais il y avait moyen de faire bien mieux !
Note : 1,5 sur 6
Le Royaume de Ga'Hoole

Origine : Australie, États-Unis
Date de sortie cinéma : 27 octobre 2010
Réalisé par : Zack Snyder
Genre : Film d'animation fantastique
Durée : 1h39
Synopsis : Le film suit Soren, une jeune chouette fascinée par les histoires épiques que lui racontait son père sur les Gardiens de Ga'Hoole, une bande de mythiques guerriers ailés qui avait mené une grande bataille pour sauver la communauté des chouettes des Sangs Purs.
******************
Petit secret du tournage :
Un traitement pour chaque espèce
Dans le film, plusieurs espèces de chouettes sont représentées. Et évidemment chacune a nécessité un traitement spécifique pour la reconstitution animée. Damien Gray explique: "Nous avons tout de suite réalisé qu'il faudrait créer les instruments de contrôle assurant la maîtrise de chaque plume en fonction des mouvements du personnage, de l'état du ciel, de la résistance de l'air. Autant de variables à intégrer dans nos calculs."
******************
Ma critique : Fort du succès de ses trois premiers films (L'armée des morts, 300, et Watchmen), et en attendant ses deux prochaines bombes (Sucker Punch, et Superman), Zack Snyder s'essaye au film d'animation avec "Le Royaume de Ga'Hoole", l'adaptation d'une série de livres pour enfants écrite par Kathryn Lasky, et qui comprend 15 tomes dont 11 sont traduits en français.
D'un côté, des chouettes gentilles qui essayent de retrouver les légendaires Gardiens de Ga'Hoole pour les avertir d'une grave menace dans la communauté des chouettes, de l'autre, les méchantes chouettes nazis des Sangs Purs, mené par le cruel Bec d'Acier (on l'appelle comme ça car la légende dit qu'il porte un casque sur la gueule pour dissimuler le fait qu'il n'aurait pas de bec justement), et n'hésite pas à recruter un maximum de chouette du camp adverse en leur lobotomisant l'esprit grosso modo afin qu'elles viennent gonfler ses troupes de guerriers.
Les méchants contre les gentils, un concept qui marche à merveille pour une animation avant tout destiné aux enfants. Pour les moins de 13 ans, ce film va être un enchantement de bout en bout, mais n'allez pas croire que les adultes s'emmerdent pleinement. Je trouve l'histoire mignonne, & l'intrigue plutôt bien fourni, même si elle perd souvent en qualité. Les décors et la grande application sur l'animation des chouettes est aussi à noter. La bataille finale est à ce compte très réussi.
Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est une animation pour les grands et les petits comme peuvent l'être celles de PIXAR par exemple, mais même si la fin reste très gentillet (c'est pour les enfants quoi, la richesse narrative n'est pas toujours très élevé), Le Royaume de Ga'Hoole est à voir pour tout amateur de film d'animation. J'imagine que la 3D doit ajouter un réel + , mais pour ma part, autant je peux l'éviter pour l'instant, au mieux je me porte.
Note : 3,5 sur 6
Il reste du jambon ?

Origine : France
Date de sortie cinéma : 27 octobre 2010
Réalisé par : Anne Depetrini
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h30
Synopsis : Lorsque Justine Lacroix, charmante journaliste télé cantonnée à la rubrique « chiens écrasés » rencontre un séduisant chirurgien urgentiste, c’est tout de suite le coup de foudre…Et le début d’une grande histoire d’amour.La jolie blonde parisienne et le grand brun de Nanterre deviennent vite inséparables, mais il y’a juste un petit détail que Justine a oublié de prendre en compte : l’homme qu’elle aime est… Arabe, enfin « Français issu de l’immigration ».Un détail pour Justine et Djalil mais pas pour leurs familles respectives, les Lacroix et les Boudaoud…
******************
Petit secret du tournage :
L'histoire d'une vie
Le scénario du film est inspiré de la vie d'Anne Depetrini. De l'aveu même de la réalisatrice, le personnage de Justine, interprété par Anne Marivin, lui ressemble un peu.
Fondé sur un fait réel
La scène du jambon vient d’une anecdote qui est vraiment arrivée au couple Ramzy/Anne Depetrini : "Un jour, j’ai ouvert le frigo et j’ai vu un paquet de jambon : ça m’a rendu dingue, j’ai eu une réaction très violente. Pourtant, on a bossé pour que nos deux familles s’entendent bien, nos enfants ont été baptisés selon la tradition musulmane et catholique, bref, c’est difficile de faire meilleur exemple d’intégration que notre couple… et j’étais prêt à foutre tous ces efforts en l’air pour une misérable tranche de jambon", explique Ramzy.
******************
Ma critique : Ce qui est bien avec la carte UGC illimité, c'est que l'on peut aller voir des films sur lesquels on aurait fait l'impasse (avec la place plein tarif à 10 euros sur paris, le calcul est vite fait)... parfois c'est une bonne pioche, parfois on est déçu, mais dans tout les cas, c'est toujours un plaisir de passer une heure et quelques dans une salle obscure à chaque fois =D.
Je n'attendais rien de particulier de ce "Il reste du jambon ?" mais la bande annonce m'a rendu curieux, et nous sommes allé le voir, faute de mieux au ciné après avoir vu les films qui nous intéressaient la semaine dernière. Ce film part d'un bon sentiment, et Ramzy Bedia prouve qu'il sait faire autre chose que l'arabe comique & cabochard de service tant il donne brillament la réplique à Anne Marivin (Justine dans le film). L'humour est au rendez-vous, mais tombe souvent à plat. J'ai ri à deux ou trois séquences, mais les autres ne sont pas au niveau de celles-ci. Le message lui aussi (l'intolérance entre les couples de religions différentes) est trop gentillet, trop classique, et pas assez bien développé, pas assez contestataire pour qu'il soit marquant. Trop de raccourcis et aucune séquence inoubliable. J'en veux pour preuve la séquence du repas avec les deux familles. A part le fait que les hommes musulmans restent entre eux et invitent le père de Justine à boire un peu, & les familles qui se toisent du regard et restent méfiant les uns envers les autres, on a rien de très excitant à se mettre en bouche.
Bien qu'au final on ne s'ennuie pas, Il reste du jambon ? est une banale comédie française qui ne marquera pas les esprits, que ce soit par son histoire pas assez original, ou par ses dialogues.
Note : 2 sur 6
Inscription à :
Articles (Atom)

