jeudi 25 novembre 2010

Harry Potter et les reliques de la mort


Origine : Grande-Bretagne - États Unis
Date de sortie cinéma : 24 novembre 2010
Réalisé par : David Yates
Genre : Fantastique, Aventure
Durée : 2h25

 Synopsis : Le pouvoir de Voldemort s'étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d'espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix.

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Ma critique : Petite anecdote tout d'abord avant de commencer ma critique : J. K. Rowling. aurait il y a quelques temps téléphoner en personne à Daniel Radcliffe (Harry Potter dans le film) pour lui confirmer qu'il n'y aurait bel et bien pas de suites comme on pouvait s'en douter à Harry Potter et les reliques de la mort. ça a du lui faire bizarre d'entendre ça. Imaginez vous, incarnez un même personnage pendant dix ans (il avait à peine peine onze ans quand il est apparu dans le premier film de la saga), ça a de quoi perturber lorsque tout s'arrête. La plupart des personnages de la saga avouaient d'ailleurs avoir le cafard à l'idée de savoir que tout était fini ! Allez Harry Radcliffe, évites d'être trop schizophrène et de te prendre pour Harry Potter une fois sur deux dans la vraie vie (la tentation serait grande), et tu devrais pouvoir trouver de bons rôles au cinéma dans le futur ^^.

Sans transition, rentrons dans le vif du sujet :

Depuis Harry Potter et l'Ordre du Phénix, David Yates est à la réalisation des longs métrages du binoclard sorcier & de ses amis. Voici donc son troisième film de la saga (record battu, avant lui, seul Chris Columbus avait fait deux films, les deux premiers), en attendant la seconde partie des Reliques de la Mort. C'est une bonne chose, tant j'estime que changer trop souvent de réalisateurs sur une même saga peut certes apporter un souffle nouveau à chaque fois, mais également briser une certaine continuité narrative & mise en scène.

Qu'il est loin l'époque où Harry Potter et ses deux compagnons de route Hermione "la sang de bourbe" et Ron' "le rouquin" avaient dix ans et découvraient timidement l'école des sorciers de Poudlard ! (*dit il avec un brin de nostalgie*) ... les personnages ont depuis grandi, sont des ados & des sorciers confirmés, bientôt des adultes, et ne pensent plus aux cours de sorcelleries, mais plutôt à faire déjouer le diabolique Lord Voldemort, « Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom », alias Tom Jedusor par le passé. Pour la première fois, l'histoire ne se passe pas dans Poudlard même, mais en dehors.

Après un début de film très animé, où l'on voit Harry Potter et l'ordre du Phénix se faire courser dans les airs par les forces du mal, l'histoire se passe pendant une grande partie du film dans les montagnes, d'abord avec Harry, Ronald Weasley, et Hermione Granger, puis par la suite avec Harry & Hermione (les tensions sont perceptible, Ron' se fâche avec Harry et s'en va, avant finalement de revenir). L'innocence des débuts s'est évaporé, et j'ai aimé le fait que les enfants soient perdu au milieu de nul part, doivent se débrouiller pendant longtemps tout seul, et devoir retrouver les derniers Horcruxes pour avoir une chance de se débarrasser de Voldemort. Il est vrai hormis au tout début l'action n'est pas beaucoup mise en avant, et elle est beaucoup trop brève à chaque fois. Cela dit, David Yates se rattrape quelque peu en mettant en avant les relations (conflictuelles ou pas) entre nos trois amis. Le résultat est à la hauteur de nos attentes, et les scènes dramatiques sont au rendez-vous. Plusieurs personnes meurent au cours du film (lesquels ? Je vous laisse la surprise si vous n'avez pas vu le film encore et/ou lu le livre :p).

Dans l'ensemble, Harry Potter et les Reliques de la Mort apparaît bien plus sombre que les précédents chapitres, mais surtout très adulte, chose qui pouvait manquer à certains spectateurs (hors fans de la saga bien entendu ^^). On peut y voir des passages inutiles ci et là, mais les 2h30 du long métrage passent à une folle allure.

Je retiens particulièrement un passage que j'ai trouvé super efficace , que ce soit graphiquement parlant ou au niveau de son histoire.... le petit conte sur les trois frères, raconté par Hermione (et mis en scène par le biais d'un beau dessin animé) en rapport avec les reliques de la mort : la cape d'invisibilité, la pierre permettant de faire revenir à la vie les morts, et la baguette la plus puissante existante.

Quand j'ai vu le symbole associé à ces trois objets, je me suis dit que les collégiens et collégiennes accroc à Harry Potter vont tous se dessiner ça sur leurs trousses dans quelques temps, ahah.


En attendant le dernier épisode de la saga à l'été 2011, voici un avant dernier épisode d'Harry Potter qui relève largement le niveau de la saga. Pas aussi réussi que le premier Harry Potter ou qu'Harry Potter et le Prisonnier  d'Azkaban, mais bien plus intéressant que les deux précédents.

Vivement le dénouement final ! 

Note : 4 sur 6

mardi 23 novembre 2010

Red


Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 17 novembre 2010
Réalisé par : Robert Schwentke
Genre : Action, Comédie
Durée : 1h51

 Synopsis : L'heure de la retraite a sonné ! Mais dans certaines professions, la transition peut s'avérer difficile : Franck ne supporte pas l'inactivité, son collègue Joe végète en maison de retraite, Marvin use d'amphétamines et Victoria fait des petits boulots. Pas facile de décrocher quand on a été... agents de la CIA toute sa vie ! Pourtant, quand leur ancien employeur décide d'éliminer pour de bon ces agents un peu trop compromettants, il va découvrir qu'en dépit de leur âge, ce sont encore de redoutables adversaires.

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Ma critique Lundi 22 Novembre... 15h... moi & ma compagne entrons dans le cinéma d'UGC Lyon Bastille. A peine assis, quel ne fut pas notre étonnement en voyant tout ces crâne chauves et autres cheveux blancs devant nos yeux. La salle est remplis de personnes âgées, avide de voir un long métrage parlant de retraités xD... à moins qu'ils se fassent chier chez eux et qu'ils vont voir des films d'actions avec Bruce Willis et Morgan Freeman simplement pour tomper cet emmerdement xD. Ce genre de films d'action (aussi comique soient ils) n'attirent pas franchement les vieux d'habitude, mais pourquoi pas !!! Et puis, ne sommes nous pas sur Paris ^^.

Anyway. Robert Schwentke, réalisateur de ce Red (Retraités Extrêmement Dangereux) ne vous dit peut être pas grand chose. Il a tourné notamment avec Tim Roth des épisodes de la très récente série TV Lie To me, une série mettant en scène un scientifique spécialisé dans la détection du mensonge. Qui que vous soyez, il sait si vous dites ou non la vérité... Véritable détecteur de mensonges fait homme, il sait décrypter sur un visage, dans une attitude ou au son d'une voix, la fausseté et le secret (note : je remercie d'ailleurs Ludivine de m'avoir parlé de cette série, je ne la conaissais même pas de nom avant la semaine dernière) . Avec Red, Schwentke passe au film d'action policier. De l'humour, des vieux de la vieilles de la CIA qui reprennent du service pour sauver leur peau, et beaucoup d'énergie dans un film où on ne s'ennuie vraiment pas, grâce au talent de Bruce Willis et Morgan Freeman (que l'on voit surtout dans la dernière partie du film). Sans oublier John Malkovitch, que je trouve très drôle en vieux paranoïaque (pas si paranoïaque que ça apprendra t'on d'ailleurs :p).  

Red a de léger moment de flottement dans son action, mais les scènes de baston ou d'explosion rattrape bien tout ça. L'humour n'est pas cul-cul la praline, et les dialogues efficaces. Les corps des Bruce Willis and cie. ont vieillis (il n'est plus tout jeune papy, 55 ans ! Et ne parlons pas pas de Morgan Freeman, qui est septagenaire du haut de ses 73 ans !) mais la qualité de leur interprétation reste inchangé. Face à eux, Karl Urban (William Cooper dans le film), parfait dans son style à la James Bond.

Vous voulez voir un film d'action (sans prise de tête comme l'est Inception, qui, contrairement à la grande majorité des gens, m'a fait chié) alliant stars ricaines, mise en scène humoristique et action ? Allez le voir sans problème. L'histoire est certes simple mais efficace. Au passage, j'aime beaucoup les transitions (faisant très carte postale) entre certaines séquences nous faisant passer d'un endroit à un autre.  

Note : 4,5 sur 6

Draquila


Origine : Italie
Date de sortie cinéma : 3 novembre 2010
Réalisé par : Sabina Guzzanti
Genre : Documentaire
Durée : 1h30

 Synopsis : Pourquoi les Italiens votent pour Berlusconi ? La virulence de la propagande, l’impuissance des citoyens, un système économique précaire, des jeux de pouvoir illégaux...ou encore une catastrophe naturelle. Autant de facteurs, qui combinés, peuvent expliquer comment la jeune démocratie Italienne a été assujettie. Une enquête sous les décombres du tremblement de terre de l’Aquila du 6 avril 2009. Une ville dévastée par un tremblement de terre. L’endroit idéal pour raconter la dérive autoritaire de l’Italie et l'imbroglio de chantages, de scandales, d’escroqueries et d’inertie de la classe politique, des médias, des habitants et de tout ce qui paralyse ce pays.

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Ma critique : Un documentaire anti-Berlusconi, voila un documentaire qui ne manque pas d'audace... surtout quand il est réalisé par une italienne. Sabina Guzzanti est une célèbre humoriste italienne qui a vu son show télévisuel  déprogrammé de la télévision publique rital après sa première diffusion sous le prétexte de " vulgarité " et d'insultes au gouvernement. Elle en a fait un documentaire, "Viva Zapatero!", dans lequel elle a enquêté sur l'état de la démocratie en Italie ainsi qu'en Europe.

L'affiche du film représente une caricature de Berlusconi, ici représenté en vampire (pour faire écho au titre du docu' qui est un joli jeux de mot entre le célèbre vampire de Transylvanie et a ville sinistrée d'Italie), en train de manger la botte italienne. Berlusconi vampirisait son pays et lui sucerait son énergie vitale en somme. Une représentation négative donc du Fondateur du mouvement politique Forza Italia

Ce second documentaire Draquila  s'intéresse donc cette fois-ci au terrible tremblement de terre d'Aquila de l'an passé ayant fait 308 morts et plus de 1000 blessés. Au moins 25 000 personnes se sont retrouvés sans abris. De nombreux autres États européens, dont la France, ont proposé leur aide à l'Italie mais le président du conseil des ministres italien, Silvio Berlusconi, a déclaré que son pays s'en sortira très bien tout seul.
Dans son documentaire, qu'elle essaye de dynamiser de façon efficace par de petites animations assez drôle, Sabina Guzzanti s'attache encore à dénoncer de façon provocante le manque de liberté de parole et de réaction des habitants touchés par ce séisme. Moins de la moitié des sinistrés vont être relogé durablement (on les voit s'exprimer dans le documentaire), les autres n'auront eu qu'un petit habitat de fortune, avant que les forces de l'ordre ne les délogent, avec la force si il le faut.

La démocratie s'en va, la dictature sonne aux portes de l'Europe, et la réalisatrice évite habilement d'insulter directement Berlusconi, ce qui rend son documentaire d'autant plus ludique et éfficace. Elle montre les faits et prend parti, mais ne le fait pas n'importe comment. Pour ma part, il doit y avoir bon nombre d'injustice dans ce qui s'est passé, mais je me garderai d'émettre trop de jugements négatifs, n'étant pas assez au fait de ce qui se passe là-bas.Un reportage intéressant et intellectualisé si on aime la politique et surtout l'Italie. Pour le voir, vérifiez dans quelles salles vous pourrez aller le voir. En effet, le film n'est distribué que dans 33 cinémas !

mardi 16 novembre 2010

Rubber


Origine : France
Date de sortie cinéma : 10 novembre 2010
Réalisé par : Quentin Dupieux
Genre : Horrifiquement caoutchouteux & comique
Durée : 1h25

 Synopsis : Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d’un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence.

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Ma critique Quentin Dupneu.. pardon Dupieux est ce que l'on peut appeler un réalisateur français atypique. Il a dirigé Eric & Ramzy dans Steak, une comédie "science fictionnel" loufoque au possible, où la tendance du moment, dans un futur proche (2016), est de se faire lifté le visage pour être à la mode ! Adulé par une minorité de spectateurs, et snober par les autres (j'en fais partie, je me suis emmerdé devant), Steak avait fait parler de lui.

Avec Rubber, Quentin Dupieux poursuit ses délires et met en scène un pneu qui, par la seule force de la pensée, arrive à faire éclater tout ce qui a le malheur de se trouver sur son chemin. Après avoir roulé sur des scorpions ou des bouteilles d'eau vide, le pneu "personnifié" se rend compte qu'il ne peut pas briser de cette manière une canette de bière. C'est là que ses dons de télépathe tueur apparaissent. Objets inanimés, lapins, têtes d'humains, rien ne va lui résister, pour le plus grand étonnement d'un groupe d'individus situés à une bonne centaine de mètre de l'action, qui regarde les méfaits du méchant pneu aux jumelles, et qui sont censés être une espèce de transposition de nous autres spectateurs. Un film dans le film en somme.

De bout en bout c'est absurde, et comme nous le dit le flic dans la scène d'exposition (il fait face à la caméra, et s'adresse donc à nous, spectateurs), il y a des choses dans la vie qui sont ou qui se passent "sans raison", comme le fait que l'extraterrestre dans E.T est marron xD.

On est donc préparé, de façon comique, à voir un film bourré d'incohérence et d'absurdité, mais malgré cela, je n'ai pas spécialement ri aux gags de ce long-métrage, et je me suis à fortiori ennuyé au bout d'une trentaine de minutes. C'est beaucoup trop répétitif (les scènes d'explosion de tête s'enchaîne de façon quasi symétrique), et ce n'est pas la curiosité de voir un pneu regardant une course de formule 1 à la télévision qui aura relancé la machine.

J'admire l'originalité et la prise de risque que Quentin Dupieux fout dans Rubber, c'est d'ailleurs pour cette raison que je suis allé le voir. L'idée du pneu ayant une conscience et tuant des gens nous changent franchement de la majorité des réalisations françaises qu'on nous bassine année après année dans nos salles obscures, mais vu la continuité narrative très monotone de celui-ci, et l'histoire, je pense qu'un format court-métrage (ou moyen métrage) aurait été plus judicieux et surtout plus efficace.

Note : 2,5 sur 6

lundi 15 novembre 2010

Critique de "Saw 3D"


Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 10 novembre 2010
Réalisé par : Kevin Greutert
Genre : Horreur
Durée : 1h27

 Synopsis : Alors que la bataille fait rage autour de l’héritage terrifiant du Tueur au puzzle, un groupe de survivants s’associe et fait appel à un autre rescapé, Bobby Dagen, une sorte de gourou. En croyant trouver de l’aide, ils vont vivre le pire. Bobby cache d’effroyables secrets. Une vague de terreur sans précédent va surgir…



Ma critique : Saw 3D, 7ème épisode de la saga Saw est réalisé par Kevin Greutert, le même qui s'était occupé de Saw 6. Technologie 3D oblige, le budget du film s'élève à 17 millions d'euros, six de plus que les précédents films.

... et le moins que l'on puisse dire c'est que cette 3D ne sert strictement à rien. On nous fout un générique en 3D, et ensuite c'est le vide abyssal. Hormis deux ou trois trucs qui nous arrive "à la tronche" (et encore) de temps à autre, elle n'apporte pas grand chose en plus. On a les sous-titres en relief et ensuite ? Que dalle ! La 3D y est, oui, mais je ne comprend pas pourquoi elle est présente si c'est seulement pour qu'on est l'impression qu'il y est plusieurs couches de profondeur, & qu'à part ça, elle ne sert jamais à nous en faire voir plein la vue. Mes impressions restent les mêmes : autant je peux aller voir un film dans les salles obscures sans la 3D, au mieux je me porte ;-).

Bon et le film en lui-même, que vaut il ? Hé bien si vous voulez voir un film gorasse à souhait, vous êtes servi. L'histoire est on ne peut plus simpliste, et le scénario n'est juste prétexte qu'à enchaîner les pièges d'un des disciples à Jigsaw (onze au total, soit le plus grand nombre de tortures sur un même film de la saga), mais les scènes gores sont présentes pour mon plus grand plaisir. Je trouve le concept des Saw toujours aussi foireux, et sans aucune imagination dans les différentes intrigues proposées film après film, mais j'ai passé un bon divertissement à la vue des pièges sadiques concoctés.

Le meilleur reste tout de même dans la séquence au garage. Bref description de la situation : Un raciste cheveux rasé est collé (à même la peau) au siège de sa voiture. Celle-ci est élevé du niveau du sol. Dessous, une blondasse (enfin, il me semble qu'elle est blonde, je sais plus) est attaché et risque de se faire éclater la tête par la bagnole si le raciste en question n'arrive pas à se décoller pour actionner un levier devant la bagnole... devant, un mec s'affolle également, ne pouvant être sauvé qu'avec l'actionnement de ce levier, au risque d'être empalé. Le gars au cheveux rasé fait ce qu'il peut pour se détacher, des morceaux de peau restant collé sur la banquette... je vous laisse le plaisir du dénouement de cette scène, mais un seul indice : ça charcute sévère ! =D.

Je ne sais pas si ce Saw 3D sera (enfin !) le dernier de la liste (probablement non, vu que les recettes encore une fois importante qu'il devrait avoir au box office), mais toujours est il qu'il rempli correctement son rôle de simple film de d'horror torture movie... un bon moment de charcutage intensif, mais pour les qualités scénaristiques ou originalité, on repassera, comme d'habitude.

A voir une fois une seule pour les amateurs de tripailles.


Note : 3,5 sur 6


lundi 8 novembre 2010

Jackass 3D


Origine : Etats-Unis
Date de sortie cinéma : 3 novembre 2010
Réalisé par : Jeff Tremaine
Genre : Jackasseries
Durée : 1h16

 Synopsis : Johnny Knoxville et sa bande de déjantés débarquent pour la première fois sur grand écran et en 3D !… Aïe !

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Petit secret du tournage :

En pleine tête !
La scène d'introduction du film devait montrer chaque membre de l'équipe Jackass se faire frapper en pleine tête, le tout filmé au ralenti, mais Bam Margera n'a pas pu participer après qu'une femme l'ait frappé avec une batte de baseball à l'arrière de la tête, lui causant une hémorragie interne.

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Ma critique : A la base, Jackass est une émission de télévision américaine dont les épisodes durent une vingtaine de minutes. Diffusée originellement sur MTV, et apparu en 1999, on y voit un groupe de jeunes adultes exécuter des cascades dangereuses, plus stupides et dangereuses les unes des autres... dans le but de s'éclater, se lancer des défis, & faire rire les spectateurs. Ils se sont souvent cassés des membres, ce qui ne les a pas fait reculer outre mesure.

Johnny Knoxville (qui a 39 ans aujourd'hui) est le co-créateur de la série, c'est un peu le leader de cette bande de dégénérés.  Depuis huit ans, 4 films de Jackass sont sortis au cinéma. En 2008, Entertainment Weekly a classé Jackass 68ème des meilleurs émissions de ces 25 dernières années.

... voila pour ce qui est de la description de l'émission par WIKIPEDIA. Je rajouterai que contrairement aux régulières rumeurs qui avaient été dites sur le net, aucun des membres de Jackass sont mort. Ils sont tous en vie, et ont passé la trentaine depuis quelques années. Dix ans après, l'équipe de Jackass, quelques rides en plus, revient dans ce film 3D avec une nouvelle série de gags inédits.On aime ou on aime pas, personnellement j'ai toujours eu un faible pour leur connerie, et ici, la 3D, utilisé pour la séquence d'intro' & de conclusion, mais aussi de temps à autre pour les petites scènes (au ralenti) de transition entre deux sketchs, apporte réellement un vrai + (contrairement à la plupart des films 3D que j'ai vu au cinéma pour le moment, excepté Avatar).

Les gags s'enchaîne pendant plus d'une heure, entre des cascades dangereuses et des délires amusants (une séquence avec un cochon qui bouffe une pomme coincée dans le cul d'un obèse par exemple) sans que je me sois ennuyé un seul instant. J'ai beaucoup aimé le sketch avec Steve-O, attaché dans des chiottes façon camping, et projetté en l'air (à l'aide d'un élastique géant)... il se reçoit de la merde partout. Pire que dégueulasse =D.Autre passage culte, lorsque les mecs de Jackass se foute à quelques mètres du souffle d'un réacteur d'avion. Pire qu'une tempète, ils sont emporté à chaque fois de quelques mètres quand ils s'approche de trop prés. Pire, quand l'un se met à poil, un autre balance des tomates & même des chaussures à l'entrée du réacteur, le nudiste se le recevant de plein fouet à une vitesse monstre. ça doit faire mal à l'impact =D.

Jackass 3D a cartonné au box-office US (50 millions de dollars d'engranger en un week end), et fait un nombre d'entrée (très) conséquent déjà dans notre hexagone. Si vous voulez vous détendre pendant une heure et quelques, n'hésitez pas à aller le voir !

Note : 5 sur 6

jeudi 4 novembre 2010

BURIED















Origine : Espagne
Date de sortie cinéma : 3 novembre 2010
Réalisé par : Rodrigo Cortés
Genre : Thriller
Durée : 1h35

Synopsis : Ouvrez les yeux. Vous êtes dans un espace clos, sous 1 tonne de terre irakienne avec 90 minutes d’oxygène et pour seule connexion vers l’extérieur un téléphone portable à moitié rechargé. Tel est le destin de Paul, entrepreneur Américain pris en otage et enfermé dans une boîte. Le temps file et chaque seconde qui passe le rapproche d’une morte certaine…

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Petit secret du tournage :

Sur les traces du maître
Le film se déroulant exclusivement dans une caisse sous terre, le tournage n'a pas été une mince affaire. Le réalisateur dit s'être inspiré d'Alfred Hitchcock, et notamment de films tels que Lifeboat, dont toute l'action se passe sur un bateau en mer, ou encore de La Corde, filmé en temps réel et en un seul plan-séquence.

Profonde implication
Afin d'augmenter le réalisme de son interprétation, des prises de six minutes sans coupe de Ryan Reynolds ont été tournées. L'engagement de celui-ci sur le tournage, souvent très intensif, lui a valu de rentrer à Los Angeles complètement lessivé ... et plein de sable.

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Ma critique : Buried (= enterré en français)... le titre du film résume parfaitement l'intrigue : Paul, camionneur Américain en Irak, se fait enlever. A son réveil, il est enfermé sous terre dans un cercueil. Ses ravisseurs demandent 5 millions d'euros cash pour le libérer. Paul a 90 minutes pour sortir de là... ou mourir enterré vivant !!! Hormis son téléphone portable, il a un briquet, une fiole d'alcool, un couteau... et beaucoup d'angoisses en s'imaginant le pire.

Buried est un vrai huit-clos dans le sens où les 1h30 de films se déroule uniquement dans le cercueil (ou la boite, on sait pas trop). Le seul contact qu'on a avec l'extérieur est le même que Paul, à savoir les personnes parlant à celui-ci par le biais de son téléphone portable (que ce soit sa famille, la CIA, ou le(s) ravisseur(s), qui l'appelle de temps à autre pour lui demander de faire des vidéos pour inciter le gouvernement américain à payer la caution de 5 millions de dollars.

Honnêtement, au bout d'une demi-heure, quarante cinq minutes, j'ai commencé à décrocher un peu. L'équipe du film clame que pour ne pas briser l'angoisse du personnage (et par la même occasion du spectateur), le mot d'ordre lors du tournage du film était de filmer en permanence sous terre, sans montrer la moindre image de la surface... je veux bien le croire, mais à moins d'être claustrophobique et d'être resté coincé dans un petit endroit fermé pendant des heures, je ne comprend pas comment certains spectateurs arrivent à rester en haleine. Je me suis trop rapidement habitué à l'enfermement de Paul, et j'estime qu'une réalisation plus psychédélique aurait été plus approprié.

Afin de dynamiser l'action et rendre les états d'âmes & les angoisses de Paul plus efficace, il aurait été pour ma part + concevable de voir quelques flashbacks, notamment pour nous montrer comment il a été enlevé. ça ou bien des délires que se ferait Paul à cause de cet enfermement forcé (des hallucinations par exemple, qui aurait donné un peu d'originalité). Je comprend ce désir du réalisateur de faire un parfait film concept sur l'enfermement, mais je ne trouve pas le rendu assez intelligent et efficace. Au lieu de ce que j'ai imaginé, Rodrigo Cortés préfère nous montrer des passages tirés par les cheveux, voir ridicule, comme ce serpent qui vient de nul part, ou bien le moment où le ravisseur demande de se couper le doigt pour prouver qu'il ne rigole pas. Je trouve que c'est vraiment "too much". Enfin, pour que je considère un tel film indépendant comme réussi, il faut que le twist final soit réellement percutant, orignal et inattendu... ce que l'on a malheureusement pas.

Buried est un thriller en huit-clos qui n'est pas du tout à la hauteur de mes attentes, tant la réalisation est banale, l'intrigue pas assez renouvelé, et le final quelconque. On aime ou on aime pas dirons certains, moi je préfère dire que le film va encore être très surévalué... l'idée partait d'une intention louable et très intéressante, mais il y avait moyen de faire bien mieux !


Note : 1,5 sur 6

Le Royaume de Ga'Hoole


Origine : Australie, États-Unis
Date de sortie cinéma : 27 octobre 2010
Réalisé par : Zack Snyder
Genre : Film d'animation fantastique
Durée : 1h39

 Synopsis : Le film suit Soren, une jeune chouette fascinée par les histoires épiques que lui racontait son père sur les Gardiens de Ga'Hoole, une bande de mythiques guerriers ailés qui avait mené une grande bataille pour sauver la communauté des chouettes des Sangs Purs.

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Petit secret du tournage :

Un traitement pour chaque espèce
Dans le film, plusieurs espèces de chouettes sont représentées. Et évidemment chacune a nécessité un traitement spécifique pour la reconstitution animée. Damien Gray explique: "Nous avons tout de suite réalisé qu'il faudrait créer les instruments de contrôle assurant la maîtrise de chaque plume en fonction des mouvements du personnage, de l'état du ciel, de la résistance de l'air. Autant de variables à intégrer dans nos calculs."

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Ma critique : Fort du succès de ses trois premiers films (L'armée des morts, 300, et Watchmen), et en attendant ses deux prochaines bombes (Sucker Punch, et Superman), Zack Snyder s'essaye au film d'animation avec "Le Royaume de Ga'Hoole", l'adaptation d'une série de livres pour enfants écrite par Kathryn Lasky, et qui comprend 15 tomes dont 11 sont traduits en français.

D'un côté, des chouettes gentilles qui essayent de retrouver les légendaires Gardiens de Ga'Hoole pour les avertir d'une grave menace dans la communauté des chouettes, de l'autre, les méchantes chouettes nazis des Sangs Purs, mené par le cruel Bec d'Acier (on l'appelle comme ça car la légende dit qu'il porte un casque sur la gueule pour dissimuler le fait qu'il n'aurait pas de bec justement), et n'hésite pas à recruter un maximum de chouette du camp adverse en leur lobotomisant l'esprit grosso modo afin qu'elles viennent gonfler ses troupes de guerriers.

Les méchants contre les gentils, un concept qui marche à merveille pour une animation avant tout destiné aux enfants. Pour les moins de 13 ans, ce film va être un enchantement de bout en bout, mais n'allez pas croire que les adultes s'emmerdent pleinement. Je trouve l'histoire mignonne, & l'intrigue plutôt bien fourni, même si elle perd souvent en qualité. Les décors et la grande application sur l'animation des chouettes est aussi à noter. La bataille finale est à ce compte très réussi.

Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est une animation pour les grands et les petits comme peuvent l'être celles de PIXAR par exemple, mais même si la fin reste très gentillet (c'est pour les enfants quoi, la richesse narrative n'est pas toujours très élevé), Le Royaume de Ga'Hoole est à voir pour tout amateur de film d'animation. J'imagine que la 3D doit ajouter un réel + , mais pour ma part, autant je peux l'éviter pour l'instant, au mieux je me porte.

Note : 3,5 sur 6

Il reste du jambon ?


Origine : France
Date de sortie cinéma : 27 octobre 2010
Réalisé par : Anne Depetrini
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h30

 Synopsis : Lorsque Justine Lacroix, charmante journaliste télé cantonnée à la rubrique « chiens écrasés » rencontre un séduisant chirurgien urgentiste, c’est tout de suite le coup de foudre…Et le début d’une grande histoire d’amour.La jolie blonde parisienne et le grand brun de Nanterre deviennent vite inséparables, mais il y’a juste un petit détail que Justine a oublié de prendre en compte : l’homme qu’elle aime est… Arabe, enfin « Français issu de l’immigration ».Un détail pour Justine et Djalil mais pas pour leurs familles respectives, les Lacroix et les Boudaoud…

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Petit secret du tournage :

L'histoire d'une vie
Le scénario du film est inspiré de la vie d'Anne Depetrini. De l'aveu même de la réalisatrice, le personnage de Justine, interprété par Anne Marivin, lui ressemble un peu.

Fondé sur un fait réel
La scène du jambon vient d’une anecdote qui est vraiment arrivée au couple Ramzy/Anne Depetrini : "Un jour, j’ai ouvert le frigo et j’ai vu un paquet de jambon : ça m’a rendu dingue, j’ai eu une réaction très violente. Pourtant, on a bossé pour que nos deux familles s’entendent bien, nos enfants ont été baptisés selon la tradition musulmane et catholique, bref, c’est difficile de faire meilleur exemple d’intégration que notre couple… et j’étais prêt à foutre tous ces efforts en l’air pour une misérable tranche de jambon", explique Ramzy.

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Ma critique : Ce qui est bien avec la carte UGC illimité, c'est que l'on peut aller voir des films sur lesquels on aurait fait l'impasse (avec la place plein tarif à 10 euros sur paris, le calcul est vite fait)... parfois c'est une bonne pioche, parfois on est déçu, mais dans tout les cas, c'est toujours un plaisir de passer une heure et quelques dans une salle obscure à chaque fois =D.

Je n'attendais rien de particulier de ce "Il reste du jambon ?" mais la bande annonce m'a rendu curieux, et nous sommes allé le voir, faute de mieux au ciné après avoir vu les films qui nous intéressaient la semaine dernière. Ce film part d'un bon sentiment, et Ramzy Bedia prouve qu'il sait faire autre chose que l'arabe comique & cabochard de service tant il donne brillament la réplique à Anne Marivin (Justine dans le film). L'humour est au rendez-vous, mais tombe souvent à plat. J'ai ri à deux ou trois séquences, mais les autres ne sont pas au niveau de celles-ci. Le message lui aussi (l'intolérance entre les couples de religions différentes) est trop gentillet, trop classique, et pas assez bien développé, pas assez contestataire pour qu'il soit marquant. Trop de raccourcis et aucune séquence inoubliable. J'en veux pour preuve la séquence du repas avec les deux familles. A part le fait que les hommes musulmans restent entre eux et invitent le père de Justine à boire un peu, & les familles qui se toisent du regard et restent méfiant les uns envers les autres, on a rien de très excitant à se mettre en bouche.

Bien qu'au final on ne s'ennuie pas, Il reste du jambon ? est une banale comédie française qui ne marquera pas les esprits, que ce soit par son histoire pas assez original, ou par ses dialogues.

Note : 2 sur 6