jeudi 15 septembre 2011

La guerre des boutons

critique réalisée le jeudi 15 septembre 2011



@ la base, il y a ce livre de  Louis Pergaud, publié en 1912. Il décrit la "guerre" que se livrent les bandes d'enfants de deux villages rivaux, les Longeverne et les Velrans, dans la campagne française de la fin du xixe siècle. Le titre vient du butin de cette guerre, constitué en majorité par les boutons dont les vaincus sont dépouillés par les vainqueurs. Le récit, pour la plus grande partie, raconte l'histoire du point de vue des enfants de Longeverne... puis vient un film en noir et blanc, réalisé par Yves Robert en 1962 (avec notamment les apparitions de Michel Galabru et Pierre Tchernia. Une espèce de remake faisant un bide commercial ("La guerre des boutons, ça recommence") sort en 1994.

Et voici une réadapation du livre, qui vient de sortir cette semaine en salle. Je sais pas si la seconde réadaptation sortant la semaine prochaine (on s'y perd xD) sera meilleur, mais celle-ci est décevante. Ok les enfants jouent bien, mais l'humour ainsi que les dialogues tombent parfois à plat, on a l'impression de se retrouver devant un de ces films comiques français modernes sans âme comme on a l'habitude de nous en servir.

Les gags & insultes sont lourdes de chez lourdes. On s'emmerde un peu devant le déroulement de l'histoire, et si celle-ci attendrira les enfants & certains spectateurs, moi je lui préfère à 100 fois l'original, qui sonnait quand même largement + sincère dans son propos. Et puis si les enfants sont acceptable ici, les adultes jouent comme des manches et ne sont pas adaptés à l'histoire (Alain Chabat est ridicule, et Fred d'Omar et Fred n'a pas un rôle qui lui convient).

Bref, grosse déception, et ce n'est pas parce que le réalisateur reprend les principales séquences clé du livre (la fête dans une cabane, le démolissage de celle-ci par les enfants rivaux, etc...) qui m'a rassuré sur la qualité de ce long métrage. A oublier.

Destination finale 5

critique réalisée le mardi 13 septembre 2011

Sortie : le 31 août 2011
Réalisé par : Steven Quale



Quand on va voir un Destination finale au ciné, on n'y va pas pour la qualité de son scénario, mais pour sa succession de morts plus ou moins gore et/ou drôle... c'est tout ce qu'on demande à un film comme ça !

Le cinquième opus de la saga ne déroge pas à cette règle immuable (malgré le slogan de l'affiche qui annonce le contraire, je vois pas en quoi, mais bon ne soyons pas choqué, c'est pour l'accroche ;)), et ce n'est pas la 3D qui sera venu changer quoique ce soit (Hormis un peu de relief dans les scènes gores, je ne vois toujours pas à quoi celle-ci peut servir pour l'instant), ni le (très) léger consolidement de l'intrigue : ici, des jeunes auraient du mourir dans un accident au tout début, et vu qu'ils sont en vie, la mort va venir les chercher un par un, le tout étant de savoir de quelle façon ils crèvent ! ... autant dire que ça ne change pas grand chose au schmilblick vu que les lascars crèvent tôt ou tard ^^.

 Je ne les ai pas tous vu, je ne vais donc pas vous dire "cette nouvelle mouture de destination finale  est meilleur qu'untel ou untel", mais on passe un bon moment, je me suis bien marré sur certaines morts, c'est exagéré au combien, et c'est ça qui est drôle.

Mention spécial à la scène de l'écroulement du pont au début, particulièrement bien réussi et réaliste. Un film qui se laisse regarder si on aime les films avec scènes sanglantes, divertissant !

Note : 3,5 sur 6

J'ai rencontré le diable

critique réalisée le vendredi 15 juillet 2011



Long métrage Sud-Coréen réalisé par : Kim Jee-woon
Sortie le : 6 juillet 2011
Synopsis : Un agent secret recherche le serial killer qui a tué sa fiancée...

Mon Avis sur le film :  Kim Jee-woon est une valeur sûr du cinéma asiatique... avant ce "j'ai rencontré le diable("Akmareul boatda" en coréen, c'est déjà moins facile à prononcer :p), il a réalié "2 soeurs", "A bittersweet life", et plus récement "Le Bon, la brute et le cinglé". Des films plutôt sympa, sans être cultissime non plus.

Mais avec ce nouveau film, Kim Jee-woon franchit un pallier supplémentaire ! Se plaçant dans la célèbre catégorie des films de vengeance asiat' à la Old Boy par exemple, J'ai rencontré le diable nous raconte l'histoire d'une femme qui se fait agresser puis décapiter par un sérial killer tandis qu'elle attendait sagement qu'une dépanneuse lui vienne en aide après être tombé en panne. Son fiancé (Soo-hyun, un agent secret), ainsi que la famille de la victime sont détruit par ce drame, et le malheureux veuf va mettre tout ce qui est en son pouvoir pour retrouver le fils de pute qui a assassiné sauvagement sa dulcinée qui était hélas enceinte au moment où elle passa de vie à trépas !

Il le retrouve au bout de trois quart d'heure dans le film, mais toute l'ingéniosité de notre réalisateur sera de parvenir à nous tenir tout de même en haleine durant les plus de deux heures du film. Les films de vengeance, on nous en a servi un sacré paquet ces derniers années, et celui-ci parvient à insuffler dans sa trame suffisament de sadisme et d'originalité pour qu'on se laisse porter par l'histoire, même si quelques longueurs sont parfois présentes.

En effet, le fiancé retrouve vite le sérial killer, mais plutôt que de le torturer de suite comme un dinguo, il va préférer se venger en torturant & en faisant subir au tueur des châtiments de plus en plus éprouvant. Soo-hyun met sur écoute le cinglé, le suit, et lorsqu'il refait parler de lui en essayant de violenter, abuser et/ou tuer quelqu'un, il s'en prend à lui et le torture un bon coup, avant de lui prodiguer (ou délégué la tâche) les soins nécessaires pour que le bourreau, devenu victime en quelque sorte, puisse continuer à vivre, même mutiler. Il le relâche à chaque fois, et répète l'opération ^^.

Le film a quelques séquences sanglantes ou gore, mais il n'est pas spécialement gore à outrance, loin de là même, tout son interêt est la relation malsaine unissant les deux protagonistes, l'un assouvissant ses pulsions meurtières, l'autre voulant se venger de la perte de sa fiancée, et devenant quelque part tout aussi monstrueux. Il veut se faire justice lui-même, et faire subire à l'assassin des souffrances 1000 fois pire que celles subit par sa fiancée. La vengeance a un prix, et Soo-hyun le comprendra d'autant plus quand il aura compris qu'il peut perdre beaucoup plus dans son p'tit jeu.

J'ai rencontré le diable revitalise le film de vengeance asiatique, comme l'avait fait en son tempsChan-Wook Park avec Old Boy, et Kim Jee-woon passe à deux doigts de nous livrer un chef d'oeuvre. Chef d'oeuvre il y aurait eu si il y avait eu un peu plus de surprises & de matière dans la trame scénaristique quand même, et bien sûr une intensité dans la violence & le gore plus importante =D.

Mais voici quand même un putain de bon film ! ... 고맙습니다 ! (ou Gomapseumnida... qui veut dire "merci". Vraiment bizarre toute ces langues asiat' ^^) 

Note : 5 sur 6

La défense Lincoln

critique réalisée le dimanche 5 juin 2011



Réalisé par Brad Furman

Ma critique : Ce qui m'a plu dans ce film, c'est son ambiance & la justesse dans les dialogues. On ne s'ennuie pas, et Matthew McConaughey, campant le rôle de Mickey Haller, y est éblouissant. J'aime beaucoup sa personnalité, ses méthodes et le côté pas très fréquentable de ses contacts/clients (dont une bande de bikers =D). Pas un film qui restera dans les annales, il reste assez simple finalement, mais @ voir !

Note : 4,5 sur 6

La conquête

critique réalisée le dimanche 5 juin 2011



Réalisé par Xavier Durringer

Ma critique : L'équipe du film n'oublie pas de préciser que même si les personnages apparaissant dans ce long métrage s'inspire bien entendu de personnages & faits réels, cela reste une œuvre fictive =D... sur la campagne de Nicolas Sarkozy pendant les élections 2007.

Un film intéressant à voir si on s'intéresse un minimum à la politique de mon sens (ce qui est mon cas). Dans son ensemble il est bien construit, et on reconnaît aisément les personnages, que ce soit leur look [tout se joue à la coiffure =D] ou leurs voix très justement interprété, surtout Sarkozy & Chirac ! On a une petite touche d'humour & de gros mots dans les dialogues pour pimenter et donner du relief au long métrage, pour grossir les rivalités entre Sarkozy, De Villepin, & Chirac... enfin les grossir je suis pas sûr, en privé va savoir si ils se crachaient pas à la gueule ce cette manière les gaillards, héhé

Note : 4 sur 6

Stone

critique réalisée le mercredi 18 mai 2011



Quand on aime un tant soit peu le cinéma, lorsque l'on voit deux grandes stars du septième art comme Robert De Niro et Edward Norton (ajouté à ceux-ci Milla Jovovich tout d'même !) partagés une même affiche, on se dit qu'il serait stupide de ne pas regarder celle-ci. C'est le cas de "Stone", dans lequel Gerald "Stone" Creeson (Edward Norton), accusé d'avoir maquillé le meutre de ses grands parents en déclenchant un incendie, se retrouve devant Jack Mabry (Robert De Niro), censé juger de la réhabilitation (ou de la réincarcération) de celui-ci.

Très vite, Gerald ainsi que sa femme Lucetta (Milla Jovovich) vont tout faire pour que Jack ne sache plus vers qui se confier, ne sache pas vraiment si il est manipulé ou si il rompt enfin avec la solitude affective le rongeant intérieurement... Gerald en faisant croire qu'un évènement auquel il a été témoin dans la prison (un meurtre sanglant) lui fait entrevoir l'illumination spirituelle ultime, et Lucetta en se rapprochant de Jack, d'abord amicalement puis sexuellement parlant !

La bande annonce nous faisait entrevoir un fumeux chantage (lié à la liaison entre Lucetta et Jack) destiné à ce que Gerald obtienne ce qu'il veut, mais en fait de chantage il n'y en a pas vraiment, sinon que Gerald, alors qu'il sait qu'il va être libéré, apprend à Jack qu'il est au courant que celui-ci a fait bim bim avec sa copine ^^. Finalement, on a certes un film où le ping pong verbal entre Robert De Niro et Edward Norton est très captivant, parfois même drôle, mais la scénario manque de profondeur. On attend quelques surprises et moments forts dans l'intrigue qui ne viendront pas.

Stone, un thriller bien construit et plaisant, mais qui ne restera pas dans les annales, manquant de moments mémorables et de réel intensité.

Où va la nuit

critique réalisée le mercredi 18 mai 2011



Yolande Moreau a toujours le même genre de rôle au cinéma (des rôles assez vide d'expression au bon sens du terme, mou, passif, mais attachant ^^), mais on l'aime toujours autant. C'est bien pour ça que j'ai voulu voir ce "Où va la nuit" par curiosité. Elle joue ici le rôle d'une femme qui assassine son mari après s'être fait battre pendant des années par un mari alcoolique & violent !

Une fois le meurtre réalisé, Yolande, ou plutôt Rose Mayer dans le film, file chez son fils à Bruxelles, fiston qui a déménagé depuis ses 16 ans afin d'échapper à l'enfer de la violence paternel... elle va chez lui un peu pour se cacher des gens, mais aussi pour renouer des liens avec lui. Cela s'annonce bien compliqué, et Rose semble rapidement perdu. Surtout qu'elle est une suspect très plausible.

Voila un drame français correct, mais restant une fois encore dans les clichés du genre. On suit un film conducteur, et comme souvent chez les réalisateurs français chérissant la comédie ou les drames, la monotonie/banalité s'installe trop rapidement. Y'a qu'à voir la scène finale, pas vraiment original. J'ai beaucoup aimé en revanche l'entretien entre Rose Mayer & Denis (un copain journaliste copain opportuniste du fils à Rose)... dans celui-ci, Denis y va cash avec Rose en lui demandant si c'est elle qui a écrasé son mari, et fini par entendre ce qu'il voulait entendre... la conversation enregistrée, à l'insu de Rose.

Avec du recul, pas si inintéressant que ça, mais hélas pas très original dans son traitement.