vendredi 25 février 2011

True Grit















Origine : Etats-Unis
Date de sortie cinéma : 23 février 2011
Genre : Western
Réalisé par : Ethan Coen, Joel Coen
Durée : 2h05

Synopsis : 1870, juste après la guerre de Sécession, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain. Seul au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d'or par le lâche Tom Chaney. L'assassin s'est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n'obéit qu'à son code d'honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l'étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l'amour...


Mon avis : Qu'on aime ou qu'on n'aime pas les Frères Coen, force est de constater qu'ils réalisent à chaque fois les films qu'ils ont envie de faire, et nous proposent des longs métrages pas banal/fadasse pour un sou. L'amour du cinéma coule dans leurs veines !

Des Frères Coen, je n'ai pas vu toute leur filmographie, mais deux m'ont particulièrement marqué : The Big Lebowski, et  No Country for Old Men, deux pépites très rare. Avec True Grit, leur but était de dépoussiérer le genre western, genre qui se fait plus rare en ce XXIème siècle dans nos salles obscures, et nous proposer une espèce de modernisation de celui-ci. Mission réussie alors ? C'est ce que je vais essayer de vous dire en disant mon avis sur certains points du long métrage (scénario, dialogues, humour, interêt, etc...) par le biais d'un listing, ça changera un peu !

Le scénario : Plutôt cohérant, avec une bonne continuité narrative, mais ça manque de scènes d'action pure et dure pour un western. La dernière partie est trop vite baclée, on a une fin de film pas vraiment très excitante. L'ensemble se tient, mais je m'attendais à bien + pour du Coen.

Les dialogues : Le gros point fort de True Grit. On sent qu'il a été extrêmement travaillé (quand Rooster Cogburn, campé par Jeffrey "the big lebowski" Bridges) raconte un bout de son histoire passée, on y croit ! ... l'humour lui aussi est omniprésent de bout en bout, en ne tombant jamais dans le ridicule.

Les personnages :  Jeffrey Bridges aurait sa place dans tout bon western à l'ancienne qui se respecte tant il en impose. C'est essentiellement grâce à lui que j'ai passé un bon moment. Matt Damon en Texas Ranger tient la dragée haute, mais en revanche, je trouve que la fillette plombe un peu le film, je la trouve très niaise sur les bords. Que ce soit sa façon de jouer ou son faciès, rien ne m'a plu, je reste persuader que c'est une erreur monumentale de casting. Elle m'a + énervé qu'autre chose, et les gens ont beau nous bassiner que le film nous montre la dure et violence vie des adultes pour une ado', ça reste de la masturbation intellectuelle si l'actrice jouant la gamine n'est pas assez convaincante. Moi elle ne m'a pas convaincue en tout cas. Dans l'ensemble sinon, le casting est bon, mais les personnages sont un peu trop propre sur eux pour un western j'ai trouvé.


Je parais très sévère avec True Grit mais ne vous trompez pas, je ne l'ai pas trouvé nul, loin de là, mais j'attendais beaucoup mieux. Les frères coen nous proposent un western à leur sauce, et le font bien, mais il est à des années lumières d'avoir l'envergure d'un vrai bon western style ceux de Sergio Leone ! C'est bien de l'acceuillir chaleureusement en se disant que "western is not dead", mais moi je suis exigeant ! Un bon western rythmé, avec des dialogues savoureux que j'ai beaucoup apprecié, mais l'histoire dans son ensemble est de qualité irrégulière (je méprise particulièrement la dernière partie).

Satisfait et agréable à voir, mais peut mieux faire. Pas le meilleur film des frères Coen.


Note : 4,5 sur 6

Les Femmes du 6ème étage















Origine : France
Date de sortie cinéma : 16 février 2011
Genre : Comédie
Réalisé par : Philippe Le Guay
Durée : 1h46

Synopsis : Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit... au sixième étage de son immeuble bourgeois.
Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l’opposé des manières et de l’austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois. Mais peut-on vraiment changer de vie à 45 ans ?

Mon avis : En général, j'aime bien la personnalité extraverti de Fabrice Luchini. Il sait par exemple être à la fois être cru dans ses interventions, tout en gardant une certaine subtilité dans le language. Ici, il joue le rôle de Jean-Louis Joubert, bourgeois dont la façon de voir la vie va être considérablement boulversé lorsque la nouvelle bonne espagnole qu'il va employer avec sa femme arrive. Sa vie est millimétré, tout comme celle de sa femme, et les bonnes espagnoles du 6ème étage vont lui ouvrir les yeux sur la superficialité de son confort, quand on voit la misère dans laquelle elles vivent. Parralèlement à ça, il tombe sous le charme de sa bonne et va essayer de se rapprocher d'elle de plus en plus.

Le scénario partait d'une bonne intention, mais le film tourne vite en rond, devient un tantinet chiant. Il se laisse regarder, mais très souvent, certains dialogues ultra convenus décrédibilisent la bonne tenue du film. La fin est elle aussi réservée aux vieux et aux vieilles (y'en avait un paquet dans la salle d ailleurs =D). Fabrice Luchini aurait du porté le film sur ses épaules, le sublimer, il n'en est rien, il est juste correct, n'apporte pas grand chose de plus que les autres acteurs.

Je m'attendais à mieux, et suis sorti de la salle déçu. Les Femmes du 6ème étage, un film français dans la moyenne, mais dispensable.

Note : 3 sur 6

lundi 21 février 2011

Black Swan

 













Origine : Etats-Unis
Date de sortie cinéma : 9 février 2011
Genre : Drame, Thriller, Fantastique
Réalisé par : Darren Aronofsky
Durée : 1h43

Synopsis : Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily...


Mon avis : Darren Aronofsky est un réalisateur atypique. Requiem for a Dream a son succés auprès d'une certaine tranche de spectateurs, mais n'est pas apprecié de tous. Même chose pour The Fountain, qui n'a pas marché aux Etats-Unis, mais est bizarrement considéré comme une oeuvre cultissime en France (un excellent film, et d'ailleurs une BO éblouissante). Il faut attendre The Wrestler, avec la renaissance d'un Mickey Rourke imperial, pour que le talent cinématographique de Darren Aronofsky soit unanimement respecté et reconnu.

Pendant un temps, les rumeurs parlent d'un reboot de Robocop par Aronofsky, mais le projet tombe à l'eau a cause des problèmes des studios MGM. En septembre 2009, le studio est au bord de la faillite : la direction du groupe annonce que le studio aurait besoin de 20 millions de dollars. Un an plus tard, MGM propose que ses créanciers, en échange de la suppression de la dette de la société, se voient céder la majorité des actions. Du coup, rien n'est impossible dans un futur plus ou moins lointain, et Darren Aronofsky serait toujours chaud, mais si MGM remonte la pente bien évidemment.

On attendant, le voici qu'il a réalisé le très attendu Black Swan, autour du ballet du Lac des cygnes. Pendant celui-ci, sur le rythme de la musique de Tchaïkovski, la caméra danse gracieusement avec Nina, frèle et innocente jeune fille trop couvé par sa maman. Cette fille naïve et fragile à cause d'une mère trop protectrice et envahissante, avant que le "monstre" n'explose, ça fait terriblement penser à Carrie au Bal du diable du grand Brian de Palma. Toujours est il que Natalie Portman s'offre ici un de ces plus beaux rôles de sa carrière. Pour son rôle d'ailleurs, durant dix mois, elle s'est entraîné à raison de cinq heures tout les jours !

Durant tout le film, on suit Nina dans sa quète de perfection. Elle dort, mange, chie, vit de la danse classique, afin de pouvoir être choisie pour être LA demoiselle qui aura l'honneur de danser sur la musique du Lac des cygnes.

Black swan nous plonge par instant dans le fantastique lors des phases paranoïaques de Nina. Tout le talent du réalisateur est de nous manipuler astucieusement dans ce que l'on voit à l'écran. On perçoit les visions et l'imagination que se crée Nina, et au bout du compte, on ne sait pas ce qui est vrai et ce qui est faux, tout comme elle, obnubilé par la certitude que Lily veut lui voler la vedette. Si Vincent Cassel est très convaincant dans son rôle de professeur de ballet un poil manipulateur et profiteur, je trouve Mila Kunis dans le rôle du "cygne noir" diaboliquement éfficace dans l'incarnation de son personnage. C'est l'actrice clé de Black Swan j'oserai même dire. Et dire que Darren l'a recruté après simplement lui avoir parlé sur skype (le téléphone via internet), c'est fou !

Or donc, est ce que Lily veut réellement prendre la place de Nina ? Toute les interpretations sont possible, mais la plus concrète reste quand même le fait que Nina devient schizophrène de plus en plus au fil du temps, ce qui ne jouera pas en sa faveur. Et dire que Darren l'a recruté après simplement lui avoir parlé sur skype (le téléphone via internet), c'est fou !

Black Swan fait déjà un carton dans nos salles (ainsi que dans les salles ricaines), et c'est amplement mérité. Le film n'est pas aussi barré que ce que nous propose habituellement Darren Aronofsky habituellement, mais il a tenu tout ses promesses à mes yeux. Un long métrage à la fois angoissante, troublant, sensuel, noir et fantastique, une mise en scène rythmée (avec un filmage caméra épaule fréquent pour être au plus proche de l'action) par une bande originale certes déjà connu, mais revisiter de façon plus sombre.

Et que dire des vingt folles et dramatiques dernières minutes ! On a pas fini d'entendre parler de ce mec dans le futur, c'est moi qui vous le dit !

Note : 5 sur 6

Gnomeo et Juliette















Origine : Etats-Unis, Grande-Bretagne
Date de sortie cinéma : 16 février 2011
Genre : Animation
Réalisé par : Kelly Asbury
Durée : 1h24


Mon avis : Je suis allé voir Black Swan peu après sa sortie, puis Gnomeo et Juliette dans la foulée, mais entre le boulot et mon week end en amoureux à Rome avec ma dulcinée, je n'ai pas eu tellement le temps de faire les deux p'tites critiques de ces deux films visionnés en salles obscures hivernales. C'est ainsi qu'après avoir (re)lu le dernier Mad Movies du mois (avec en couv' une femelle cul nu & un couteau caché dans le dos, signe de vengeance dans le remake d'I Spit On Your Graveje m'exécute enfin !

Commençons par Gnomeo et Juliette, troisième long métrage animé réalisé par Kelly Asbury. Le monsieur est à la base Superviseur des effets visuels spécialisé dans le dessin animé depuis vingt ans. Il a exercé son talent dans La petite sirène (1990), L'étrange Noël de Mr. Jack (1994), Toy Story (1996), puis s'essaye dans le script avec Chicken Run (2000), Shrek (2001) ou encore Shrek 2 (2004) dont il est aussi réalisateur.

Gnomeo et Juliette parodie bien entendu la célèbre tragédie "Roméo et Juliette" de mister William Shakespeare. Ici, point de personnages fait de chair et de sang à proprement parler mais des nains de jardin ! (ça redonnera sûrement envie, du moins je l'espère, à de nombreux pervers sadique de faire la capture des nains de jardin pour les pendre dans la forêt... si si c'était la mode fut un temps =D).

Deux jardins... une mamie et un papé voisins qui ne peuvent pas se piffrer. Dans leurs jardins, il y a des nains de jardin... des nains qui prennent vie lorsque les humains sont occupés dans leur train train quotidien. Dans le premier jardin, des nains au bonnet rouge. Dans le second, des nains au bonnet bleu. Ils sont fâchés et se font plus ou moins la guerre. Gnoméo est un bonnet bleu tandis que Juliette est une jeune fille au bonnet rouge. Un beau jour, leurs chemins se croisent, l'un tombant amoureux de l'autre, et vice versa. Autour de cet amour impossible, vont ils logiquement mourir tout les deux comme dans les plus belles tragédies ? Vous le saurez en allant le voir !

Autant le précédant long métrage animé que je suis allé voir (Yogi l'ours) ne m'avait pas laissé un souvenir très fringuant vu qu'il s'adressait avant tout aux tout petits, autant celui-là m'a pleinement convaincu. Les dialogues et le scénario font mouche, autant pour les enfants que les adultes, je trouve ça même au moins aussi entraînant que Shrek. L'humour et l'action se complètent bien, et on s'attache vraimment aux personnages, autant nos deux amoureux que leurs acolytes (le champignon toutou, l'espèce de flamand à une patte, la grenouille dragueuse, etc...).

A noter que Elton John, qui est le producteur exécutif du film, a posé sa voix dans la BO. Outre ses chansons tel que "Saturday night alright", "Don’t go breaking my heart" et "Crocodile Rock"; il interprète une chanson inédite avec Lady GaGa ! Le reste de la BO est de James Newton Howard. Du lourd quoi ^^.

Oubliez les très gaminous Yogi L'ours et Animaux & Cie. sortis il y a une dizaine de jours, si vous aimez les films d'animation, n'hésitez pas à aller voir ce Gnoméo et Juliette, sa bonne humeur, son intelligent scénario et ses clins d'oeils ne vous décevront pas.

Note : 4,5 sur 6

samedi 12 février 2011

Yogi l'ours

 













Origine : Etats-Unis, Néo-Zélande
Date de sortie cinéma : 9 février 2011
Genre : Animation, Comédie
Réalisé par : Eric Brevig
Durée : 1h20


Synopsis : Yogi l’ours et son fidèle ami et complice Booboo mènent une vie de rêve dans le parc de Jellystone. Le site, d’une beauté à couper le souffle, offre mille occasions de gambader, jouer et s’amuser, et il suffit de se baisser pour trouver sa pitance…dans les paniers de touristes assez imprudents pour laisser une tarte ou un pot de miel à portée de patte d’un ours aussi affamé et chapardeur que le rusé Yogi. Mais une sourde menace pèse sur ce paradis, car le maire Brown, fonctionnaire sans âme, a décidé de revendre le parc et ses magnifiques arbres séculaires à une scierie. Yogi et Booboo vont devoir faire appel à toutes leurs ressources pour sauver Jellystone avec l’aide d’une jolie documentariste et d’un Ranger au grand cœur…


Ma critique : Bien que Eric Brevig, réalisateur de ce Yogi l'ours, n'a pas une grande expérience en tant que réalisateur principal d'un film (il a tout de même réalisé la 1ère saison de Xena la guerrière, ainsi que Voyage au centre de la terre), il n'est pas tout nouveau dans le milieu du cinéma puisqu'il s'est spécialisé en tant que Superviseur des effets visuels en travaillant avec de grands réalisateurs (John Carpenter, James Cameron, Steven Spielberg, ou encore Brian de Palma) dans des films tel que New York 1997, Abyss, Total Recall, Hook et Snake Eyes !

Dans son Yogi l'ours, Eric Brevig fait évoluer des êtres humains avec des animaux de dessin animé, à la manière des longs métrages Space Jam ou encore le très (re)connu Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

S'essayer à la réalisation demande d'autres compétences, un autre savoir faire, et le moins que l'on puisse dire c'est que Eric Brevig est encore loin d'arriver à la cheville des réalisateurs qu'il a pu côtoyé dans sa carrière professionnelle. Yogi l'ours est plus proche de Space Jam que d'un cultissime Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, il est avant tout réservé aux enfants. On s'habitue peu à peu à l'humour débilos de Yogi et Booboo mais l'intrigue reste relativement plate. Les gags ne feront rire que les plus jeunes d'entre nous, et si l'histoire est attachante par moment, ça ne suffira pas à satisfaire les adultes amoureux de films d'animation intelligent façon PIXAR par exemple.

Une curiosité dans la BO qui m'a étonné, on peut entendre pendant une vingtaine de secondes un bout de la chanson "Runnin' Wild", extraite du premier album du groupe de hard rock AIRBOURNE ! Ah oui j'oubliais, juste avant le film, on peut voir un dessin animé des cultissimes Bip Bip et Coyote... ça c'était inattendu et cool ^^.


Note : 5 sur 6 pour les enfants, 1,5 sur 6 pour les adultes (un 1/2 point en + pour Airbourne, allez =D)

mercredi 9 février 2011

Le discours d'un roi















Origine : Etats-Unis, Grande-Bretagne, Australie
Date de sortie cinéma : 2 février 2011
Genre : Historique, Biopic, Drame
Réalisé par : Tom Hooper
Durée : 1h58


Ma critique : Le discours d'un roi, on en a beaucoup entendu parlé dernièrement vu que le film a été nominé sept fois au Globen Globes 2011... pour les catégories de meilleur drame, meilleur réalisateur et meilleur acteur (Colin Firth) notamment, celui-ci campant pour la troisième fois le rôle d'un bègue au cinéma (les gens vont penser qu'il est vraiment bègue à la longue :p). Au final, Le discours d'un roi repart avec une seule récompense, celle du meilleur acteur justement, en attendant la Cérémonie des Oscars 2011, qui se déroulera le 27 février prochain. 


Le Discours d'un roi d'un point de vue historique est intéressant, on en apprend un peu plus sur George VI & son combat face à son défaut d'élocution (en public, il bégaie, ce qui est ennuyeux pour les discours ^^). L'association de Colin Firth (qui interprète George VI donc) et Geoffrey Rush est d'une réussite totale, mais je ne vais pas vous le cacher, je trouve le film vraiment trop long (quasiment 2h). On voit un roi qui tente, avec l'aide d'un thérapeute du langage, de vaincre son bégaiement, ou tout du moins le réduire un maximum. Tout le film s'axe autour de ça, et le fait qu'on sait pertinemment à la fin qu'il va réussir (lorsqu'il accède au trône) à pondre son discours, et convaincre le peuple que le pays ne cèdera pas face à l'envahisseur nazi, ça enlève beaucoup de charme à la vision de ce film.

Ma note finale est plutôt élevée paradoxalement, mais c'est essentiellement parce que j'ai trouvé le film bien construit, avec deux acteurs principaux vraiment convaincant. Mais le bémol c'est que j'ai trouvé l'histoire monotone au fur et à mesure, et surtout beaucoup trop long. Je n'ai pas été attaché par ce long métrage, et si je comprend les critiques positives à son encontre, pour ma part, l'histoire ne m'a pas parlé.


Note : 4 sur 6 

vendredi 4 février 2011

Rien à déclarer














Origine  : France
Date de sortie cinéma : 2 février 2011
Genre : Comédie
Réalisé par : Dany Boon
Durée : 1h48

Ma critique : Autant le dire tout de suite, j'avais complètement boycotter "Bienvenue chez les ch'tis" à sa sortie il y a déjà presque trois ans (27 février 2008). J'avais consenti à le voir en div-x quelques mois après, et je n'avais pas ri une seule fois face à cette comédie beauf de chez beauf, qui a tout de même fait (hélas...) 20 479 826 entrées, soit  le deuxième meilleur score du box-office français, derrière Titanic (20 758 887 entrées), mais surtout devant La Grande Vadrouille -__- .


Revoilà donc Dany Boon avec Rien à déclarer en ce début d'année 2011, autour d'une histoire de rivalité franco-belge. D'un côté, Ruben Vandevoorde (Benoît Poelvoorde), douanier belge et francophobe extrême, de l'autre, Mathias Ducatel (Dany Boon), douanier français, amoureux de la soeur de Ruben,  & vivant une histoire d'amour en cachette depuis un an ! Nous sommes en 1993, et à cause du passage à l'Europe, nos deux douaniers vont devoir faire équipe afin d'expérimenter la première brigade volante mixte franco-belge ! Mathias "le camembert" étant limite la personne que Ruben déteste le plus au monde, tout ne sera pas simple.


Karin Viard, Philippe Magnan, François Damiens (plus connu sous le nom de François l'embrouille dans ses sketchs en caméra caché ;-)), Zinedine Soualem, & bien sûr Benoît Poelvoorde, génial en belge nerveux dégainant son arme à la moindre contrariété !... des acteurs (re)connus qui  campent leurs rôles respectifs de façon brillante, et qui aurait du permettre au film d'être respectable. Oui mais voila, le problème de Dany Boon c'est qu'il nous concocte encore une fois un film où les gags beaufs s'enchaînent à une allure blasante. Je reconnais avoir ri deux ou trois fois, mais les quelques moments où le film aurait pu enfin décoller vers quelque chose de plus pertinent sont immédiatement stoppé la séquence d'après par un humour très très lourd. Je vois déjà les beaufs de service qui rigoleront grassement à la façon dont Mathias essaye d'imiter l'accent belge pour que le père à Ruben (tout aussi francophobe que son fils) ne s'aperçoive pas qu'il est français... peu reluisant en somme. 


Juste avant le générique du début, & après la séquence d'ouverture où on voit Ruben s'éffonder à genoux après l'annonce de l'ouverture des frontière (vue en plongée), on a un joli dézoom rapide qui va jusqu'à nous montrer la terre vu de l'espace. Celle-ci se met à tourner rapidement, un peu pour symboliser le temps qui passe, & quelques mois après, zoom rapide, on repénètre sur terre. Une bien jolie séquence, qui contraste finalement avec ce qui va suivre !
 

Ce n'est pas la pseudo romance prout prout entre Mathias et la soeur de Ruben, ou la moralité du film sur la tolérance qui m'aura permis de relativiser sur la réussite de ce long métrage. Et la fin est fadasse au possible, complètement cliché, comme l'ensemble d'ailleurs. Rien à déclarer ne fait pas pire que Bienvenue chez les ch'tis, je dirai même qu'il est par moment plus efficace que son prédécesseur, mais ne rêvez pas, il reste comme prévu médiocre, avec un humour général de bas étage. Dommage que François Damiens n'ai pas été un peu plus & mieux exploité, ses grimaces & conneries me font rire dans ses caméra caché. 

Note : 2 sur 6 

jeudi 3 février 2011

Contre toi

 













Origine  : France
Date de sortie cinéma : 2 février 2011
Genre : Drame
Réalisé par : Lola Doillon
Durée : 1h25

Ma critique : Lola Doillon a eu la chance de se perfectionner sous la houlette de Cédric Clapish vu qu'elle était son assistante dans L'Auberge Espagnole. Deux ou trois films en tant que réalisatrice herself ainsi que sa participation à la 1ère saison de X femmes (série télévisée érotique française présentant des scènes de sexe réel d'une façon plus esthétique que la majorité des films de l'industrie pornographique. Elles sont avant tout destinées aux femmes, bien que les hommes puissent également y trouver matière à inspiration) dans laquelle elle réalise un des épisodes, la voila qui nous propose un drame autour de la vengeance avec ce film Contre moi.

Anna (interprétée par Kristin Scott Thomas) est médecin. On la voit se diriger vers chez elle, elle semble inquiète, regardes autour d'elle, comme si elle fuyait quelque chose, ou quelqu'un. Une fois dans sa baraque, elle ferme à clé et ferme les rideaux. Nouvelle séquence, elle se rend au comissariat pour porter plainte pour enlèvement et séquestration. Elle se met à raconter ce qui lui est arrivé... l'histoire commence enfin : FLASHBACK : un soir, un "inconnu" l'enlève et l'enferme dans une chambre à clé. Elle ne sera pas qui il est et ce qu'il veut pendant un bon moment, avant que ce dernier lui apprend qu'elle a tué involontairement un de ses proches au cours d'une intervention chirurgicale. L'homme ne pourrait pas faire de mal, mais sa vie est détruite et il cherche un moyen de se venger en somme !

... entre lui (Yann) & Anne, un lien va se créer, se transformant bientôt en un étrange syndrome : le syndrome de Stockholm. celui-ci désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers.

Le film se passe en quasi huit-clos vu que les 3/4 de celui-ci se déroule dans la chambre où Anne est emprisonné. On voit Yann sans arrêt entrer et sortir par la porte de la "cellule" d'Anne pour l'insulter, lui parler, lui apporter de la bouffe, lui faire comprendre que c'est elle qui paye pour tout le monde ! Peu à peu, la tension se désamorce entre les deux, & un lien malsain entre amour & haine apparaît. Un matin, Anne parvient à ouvrir la porte. Il n'y a personne, Yann a tout laissé ouvert...

C'est le genre de film français intelligent que j'aimerai voir un peu plus souvent, on est en retard sur l'action au début du film, et peu à peu, les réponses à nos questions apparaissent... enfin pas toutes, Lola Doillon nous laisse interpréter ce que l'on voit à notre façon. Il y a pas mal de possibilités différentes quant aux agissements de Yann ainsi que de sa victime. Pourquoi Yann l'a t'elle laissé partir finalement ? Pourquoi Anne se met à couvrir subitement son agresseur ?

Contre toi est un drame psychologique que je vous conseille d'aller voir vivement !

Note : 4,5 sur 6