dimanche 20 mars 2011

The Silent House

 













Origine : Espagne
Date de sortie cinéma : 16 mars 2011
Genre : Horreur
Réalisé par : Gustavo Hernandez
Durée : 1h28

Synopsis : Laura et son père Wilson s'installent dans une maison à la campagne pour la retaper sur demande de son propriétaire qui souhaiterait la mettre en vente au plus vite. Ils passeront donc la nuit sur place avant de commencer les travaux le lendemain matin. Tout semble se passer pour le mieux avant que Laura n'entende un bruit provenant de l'extérieur mais devenant de plus en plus fort au premier étage de la maison. Wilson s'aventure donc en haut pour voir ce qu'il en est tandis que Laura l'attend seule au rez-de-chaussée...


Mon avis : Paranormal Activity (que ce soit le 1er ou le second film, ce sont les mêmes de toute façon) est une grosse daube, une de ces arnaques ou honte cinématographique qui pourtant marchent au box-office -_-. Du coup, ça laisse la place à certains réalisateurs d'essayer de surfer sur la mode ringuarde du moment consistant à essayer de nous faire peur au cinéma en nous proposant à toute les sauces l'effet "caméra épaule". Les seuls qui ont réussis à me convaincre sur ce terrain sont Paco Plaza et Jaume Balagueró sur leurs deux longs métrages de [rec]. L'exception qui confirme la seule, mais c'est bien la seule alors.











































Vu que Gustavo Hernandez est lui aussi Espagnol comme nos deux compères ci-dessus, il a du se dire : "ma qué les gens vont crever de peur & aller massivement en salle en mangeant leur pop-corn au burrito si je reprend le concept de mes compatriotes, en filmant un peu façon Projet Blair Witch".

On veut nous faire croire via le slogan de l'affiche "la peur en temps réel" que ce The Silent House fout les pétoches... à part les mauviettes ou les gens neuneus n'allant jamais au cinéma, vous n'aurez pas plus peur sur ce long métrage que vous avez eu peur sur Paranormal Activity.

La peur est une chose difficile à créer au cinéma de nos jours... certes, mais à ce niveau là, c'est du foutage de gueule. Pas de soit disant peur donc, mais pas plus d'intérêt quelqu'elle soit. Gustavo Hernandez nous propose un grand vide abyssal, autant pour sa mise en scène inexistante que pour son côté "vu & revu", ou encore la pauvreté extrême de son scénario. Il est truffé d'incohérence, et l'histoire évolue n'importe comment, j'ai eu l'impression qu'on se foutait de ma gueule.

Le filmage en caméra subjectif d'un plan séquence durant tout le film aurait pu avoir un intérêt, mais n'est pas justifié, n'apporte rien d'intelligent, c'est même tout le contraire. La caméra, quelque soit les protagonistes intervenant dans l'histoire, restent constamment avec l'héroïne. Celle-ci s'éloigne ou se rapproche de la fille, tourne autour d'elle, la suit comme un petit toutou... & on finit rapidement par mourir d'ennui devant la totale absence d'éléments intéressants dans la mise en scène. J'ai pas tout compris dans le twist de la dernière partie, surtout avec tout ce qu'on avait vu auparavant. Pas d'émotion, et aucun passage attachant, juste de l'incompréhension face au spectacle proposé.

L'héroïne, bien qu'elle ne sait faire que chouiner de bon en bout, joue de façon correct, mais l'ennui visuel de The Silent House est tel qu'elle ne peut faire vivre cette histoire emmerdante au possible.

J'aurai pu mettre au moins 1 sur 6 au film, mais NON. voici une note sanction pour un Silent House où je ne parviens pas à trouver la moindre qualité, que ce soit pour l'ambiance, la réalisation, ou quoique ce soit. Si c'est pour voir ce genre de film lamentable, je suis prêt à ne pas voir de films d'horreurs au cinéma pendant un an si après cette attente on nous concocte quelque chose d'un peu plus crédible, innovant & intéressant ! Je suis content d'avoir la carte UGC illimité car là franchement, j'aurai eu les boules de payer 10 euros pour un truc aussi naze xD

Note : 0 sur 6

World Invasion : Battle Los Angeles

 













Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 16 mars 2011
Genre : Science-Fiction
Réalisé par : Jonathan Liebesman
Durée : 1h56


Synopsis : Au camp Pendleton, base militaire située à proximité de Los Angeles, un groupe de Marines, dirigé par le sergent Michael Nantz, est appelé à riposter immédiatement à l'une des nombreuses attaques qui touchent les littoraux à travers le monde. Le sergent Nantz et ses hommes vont mener une bataille acharnée contre un ennemi mystérieux qui est déterminé à s'emparer de l'approvisionnement en eau et à détruire tout sur son passage.

Mon avis : À 34 ans, le Sud Africain Jonathan Liebesman est (déjà) une valeur sûr, c'est une certitude. Après Killing Room, mais surtout après Massacre à la tronçonneuse : le commencement (excellente prequel de Massacre à la tronçonneuse), la plupart des cinéphiles attendaient ce World Invasion : Battle Los Angeles (ça fait un peu nom de jeux vidéo =D) avec une impatience non dissimulée.


Pour ma part, je n'ai pas regardé qui réalisait ce film et en regardant la bande-annonce, c'est vrai que ça avait l'air plutôt bien, avec pas mal d'argent investi, mais je n'avais pas un très bon souvenir du catastrophique & très amateur Skyline, ou d'un Monsters qui m'avait un peu emmerdé. Je me disais que les films sur le débarquement d'extraterrestres sur notre planète était un peu à la mode en ce moment, et j'étais pour le moins dubitatif quant à l'intérêt de World Invasion : Battle Los Angeles.


Avec 36 millions de dollars, il a pris la tête du box-office ricain. Et c'est amplement mérité. Bon si au niveau su scénar', c'est pas non plus d'une grande finesse d'esprit, surtout en ce qui concerne les dialogues des marines (encore que ces dialogues de mâles bourrus à 2 de Q.I façon film de guerre à la Rambo sont d'une certaine façon hilarant en fin de compte =D), il fallait dans ce cas un budget suffisamment volumineux pour nous ouvrir un visuel réaliste concernant l'apparence des aliens et de la crédibilité de l'affrontement entre enculés venus de l'espace et marines, et de ce fait, nous offrir un spectacle savoureux. Mission accompli ! J'aime beaucoup l'organisation des aliens, et leurs engins de guerre (les espèce de grosse machine balançant des missiles d'une violence inouïe, ou encore les droïds aériens contrôlé par le grand PC que les marines doivent détruire pour reprendre la main dans ce conflit pour la défense de notre planète.

Conçernant le point de vue du film, il est strictement militaire. Afin que l'action soit plus dynamique et réaliste, qu'on ai l'impression d'accompagner les marines, Jonathan Liebesman filme essentiellement en caméra épaule, et le fait bien, on peut quand même regretté cet unique point de vue, j'aurai bien aimé voir les E.T d'un peu plus prés, ou bien que la caméra suit un peu leurs organisations techniques. Mais bon ce fut un choix personnel du réalisateur, je le respecte. Mention très bien à la séquence où les marines parviennent à traîner dans leur camp de retranchement un des aliens tués pour le disséquer à main nu (!) afin de trouver un moyen de tuer de façon plus efficace ces monstres de guerre. J'ai adoré =D.

Pas un chef d'œuvre non plus donc, mais un très bon film de science-fiction/guerre grâce à la qualité de l'action proposée. Jonathan Liebesman, pô un gars bidon ! =)


Note : 5 sur 6

lundi 14 mars 2011

Fighter















Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 9 mars 2011
Genre : Biopic, Drame
Réalisé par : David O. Russell
Durée : 1h53


Mon avis : David O. Russell, réalisateur de Fighter, est connu principalement (j'ai regardé sa filmographie, les noms de films me disent rien) pour avoir réalisé Les rois du desert, avec George Clooney et Mark Wahlberg. Ce dernier a été choisi d'ailleurs pour camper le rôle de Micky Ward, aux côtés du grand Christian Bale (monsieur Bruce Wayne dans les deux derniers Batman de Christopher Nolan notamment), qui incarne Dicky, le frère cocaïnoman de Micky.

Fighter est tiré d'une histoire vraie, celle d'un boxeur qui tarde à confirmer les promesses que l'on mise sur lui, à cause de l'influence négative de sa famille (surtout de sa mère mais surtout de son frère, ancien bon boxeur, très narcissique, et ne pensant qu'à sa propre gloire et réputation). Mickey O'Keefe, policier de métier mais faisant office d'entraîneur, et son père le soutienne et sont bénéfique pour lui, mais la mère et le frère empêchent Micky de décoller, restant un simple faire valoir à ses adversaires, et enchaînant les défaites à cause des choix de combats très discutable qu'on lui propose. L'arrivée de Charlène dans la vie du boxeur va changer la donne, et surtout lui faire prendre conscience qu'il lui faut prendre ses propres décisions et trouver des personnes plus compétentes "businessement parlant" pour lui permettre de sortir de la galère, et surtout ne pas être un raté comme toute ses sœurs vivants encore comme des "tanguy au féminin" chez leur môman.

Ne faites pas l'erreur de vous concentrer sur les séquences sur le ring entre Mickey Ward et ses adversaires, l'intérêt principal de ce long métrage n'est pas seulement de savoir si Micky va gagner contre untel et untel mais surtout de profiter de la psychologie des personnes, des relations tumultueuses avec sa famille. Mickey Ward s'est entraîné tout spécialement pour être crédible dans son rôle de boxeur, et le résultat à l'écran est saisissant, mais la partie psychologique est tout aussi importante. Mickey aime sa famille, mais se rend compte que sa vie stagne et ne prend pas le chemin qu'il aimerait qu'elle prenne.

La moralité que donne le long métrage est celle-ci selon moi : dans la vie, à un moment, il faut s'émanciper de sa famille, aussi envahissante soit elle, et prendre les décisions cruciales par soi même, afin que notre vie ressemble à ce qu'on voudrait la voir ressembler. Au final, si notre famille nous aime, elle ne nous tournera jamais le dos, comprendra notre décision, et sera toujours là... ce que Fighter souligne bien car après que Mickey ai eu les couilles d'aller voir ailleurs (valait mieux pour lui quand même, son frère va en taule), sa famille revient vers lui et le soutienne pour son match qui va lui permettre de rencontrer le champion du monde en titre des poids welters.Dans le coin du ring, Dicky et Charlène effacent leurs différents pour le bien de Mickey, même si tout les oppose.

Une meveilleuse histoire donc, très réaliste et très poignante, et un Christian Bale en second rôle qui éclabousse tout le monde de son talent naturel !

ps : petite anecdote très intéressante, Mickey O'Keefe, le policier qui est entraîneur de Micky Ward... est celui qui avait entraîné le vrai Micky Ward ! Après quelques hésitations, il a fini par accepter le rôle. Le réalisateur déclare : "C’est Mark Wahlberg qui a eu l’idée d’engager Mickey. Il voulait l’authenticité et l’intensité d’une personne qui connaît la boxe et Micky et Dicky, et personne ne connaît mieux ces boxeurs que O’Keefe, parce qu’il les a entraînés tous les deux,". Les soeurs et l'oncle de Micky Ward  ont également accepté de jouer dans le film, de même que le célèbre boxeur Sugar Ray, qui interpréte de même son propre rôle. Un film plus vrai que nature qui s'est permis le luxe d'engager les vrais acteurs de l'histoire, ce qui permet de nous livrer un long métrage encore plus poignant et réaliste.

Note : 5 sur 6

dimanche 13 mars 2011

Winter's Bone















Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 2 mars 2011
Genre : Drame, Aventure
Réalisé par : Debra Granik
Durée : 1h40

Synopsis : Ree Dolly a 17 ans. Elle vit seule dans la forêt des Ozarks avec son frère et sa soeur dont elle s'occupe. Quand son père sort de prison et disparaît sans laisser de traces, elle n'a pas d'autre choix que de se lancer à sa recherche sous peine de perdre la maison familiale, utilisée comme caution. Ree va alors se heurter au silence de ceux qui peuplent ces forêts du Missouri. Mais elle n'a qu'une idée en tête : sauver sa famille. A tout prix.


Mon avis : Winter's Bone est le second film de Debra Granik (dans son premier, Down to the Bone, il était question de drogue : la cocaïne). Il a remporté le Grand Prix du Jury ainsi que le Prix du Meilleur Scénario au Festival du Film de Sundance en 2010, ainsi que deux prix au Festival de Berlin 2010.

Afin de respecter le livre original et son auteur, le tournage a eu lieu dans le Missouri, l'État dans lequel se déroule l'aventure de Ree dans le roman. La réalisatrice a choisi également de tourner dans les propriétés d'habitants locaux du Missouri aux États-Unis. Et pour être certaine de ne pas les prendre au dépourvu pendant le tournage, elle leur a demandé de lire le livre dont le film est adapté, avant d'accepter de prendre part au projet [sources : allocine.fr].Le résultat n'en est que plus naturel, on a un film qui sent le redneck à plein nez, et une ambiance/odeur poisseuse nous colle à la peau du début à la fin. Le rythme est lent, on s'embête un peu à certains moments, mais les habitants locaux que rencontrent Ree Dolly font plus vrai que nature, ce qui ajoute à la tension souvent palpable et à l'intérêt du long.

Winter's Bone est froid comme son titre, angoissant, et la mise en scène parvient à nous mettre en totale immersion. On a des séquences trop longue, pour un film très simple dans son histoire et dont toute salle d'art et d'essai peut accepter sans problème, et je dirais qu'il faut être dans les conditions optimales pour le voir (au cinéma plutôt que chez soi). Du banjo... des airs bluesy, la BO n'a pas non plus à rougir de sa performance.

Debra Granik nous livre un long métrage très personnel, à l'identité forte, où l'amérique profonde est clairement identifié dans son atmosphère. Jennifer Lawrence a bien saisi son personnage de Ree Dolly, une chose impérative pour la bonne réussite de l'œuvre. Je rajouterai que si il y avait eu plus d'éléments perturbateurs et de consistance dans le scénario, Winter's Bone serait passé à mes yeux de la catégorie "bon film" à "très bon film". Mais qu'importe, l'ambiance suffit à transcender l'ensemble, ce qui est une performance très appréciable. Debra Granik, une réalisatrice à suivre de prés !

Note : 4 sur 6

Le Rite















Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 9 mars 2011
Genre : Horreur
Réalisé par : Mikaël Hafstrom
Durée : 1h52


Mon avis : Le Rite : il détaille le contenu, la périodicité et l'ordre prescrit des cérémonies qui se pratiquent dans une religion ou dans une société. Rituel est d'abord un adjectif et, quand il s'agit d'un nom, il s'applique à la codification par écrit d'un rite. Les deux mots rite et rituels sont issus du latin ritus pour le premier et de rituales libri (livre traitant des rites) pour le second. Si on se limite au rituel de l'exorcisme, il  est destiné à expulser une entité spirituelle maléfique qui se serait emparée d'un être animé (humain ou animal) et, plus rarement, inanimé (objet).

Il y a six mois, le long métrage de Daniel Stamm "le dernier exorcisme" sortait dans les salles. Trop médiocre pour sortir des salles bouleversé ! Revoici avec Le rite  un autre film sur la possession et l'exorcisme, un long métrage que l'on a vu depuis plusieurs mois sur de nombreuses affiches dans les métros parisiens... d'autant plus attendu qu'un certain Anthony Hopkins joue dedans ;-). Ce n'est pas le premier film d'horreur de Mikaël Hafstrom puisque son dernier en date, Chambre 1408, traitait d'une malheureuse chambre où s'est produit d'effroyables meurtres, et qui se trouve être la cible d'évènements paraormaux, au grand dam d'un romancier sceptique parti faire un dodo dans la chambre en question...

De scepticisme, il en est également question dans "Le rite", puisqu'il est question d'un jeune séminariste cartésien (et accessoirement ricain) Michael Kovak se rendant au Vatican pour y étudier les rites de l’exorcisme. Le père Lucas (Anthony Hopkins himself) va le prendre sous son aile et lui enseigner la pratique de l'exorcisme à sa façon... alors que Michael ne voulait pas croire en la possession mais apparentait les patients à des schizophrènes, il va être bien obligé de revoir ses théories en question, surtout lorsque ceux-ci connaissent des éléments de sa vie privé qu'il ne serait pas censé savoir. Difficile de faire un film sur l'exorcisme aussi effrayant et abouti que le cultissime L'exorciste de William Friedkin, je dirai même impossible, mais au vu des premières images, j'attendais Le Rite avec impatience.

Malgré de superbes images filmées (viva Roma !) et un Anthony Hopkins qui sublime tout les films dans lesquels il apparaît, Le Rite manque d'originalité quant aux scènes d'exorcismes. Elles sont bien faite, sont réaliste, mais ça manque d'innovation par rapport à ce qui a déjà été fait. Mon jugement est sévère, d'autant plus que je note très gracieusement ce long métrage que je considère comme bon, mais je m'attendais à une prise de risque plus importante, à un impact visuel plus fort.

Pendant les cours, je n'ai pas aimé la rencontre entre Michael et la fille qui va l'aider par la suite. Cette rencontre & début d'amitié est tellement prévu (plan sur la fille qui le regarde en souriant, et pof, quelques minutes après ils se causent... je n'aime pas cette façon de faire). Hormis Anthony Hopkins, on ne parvient pas à s'identifier ou tout du moins à s'attacher aux personnages, ceux-ci manquent de personnalité, ne sont pas assez mis en valeur, ce qui déteint sur l'ambiance générale du long métrage. Ce n'est que lorsque l'action se centre dans la dernière partie autour du père Lucas que le film gagne sensiblement en efficacité. Le scénario est correct globalement, ne dramatisons pas tout, l'ambiance idem, mais ça manque de moments mémorables.

N'est pas l'Exorciste qui veut, oui, mais ce Rite fait bien mieux que "le dernier exorcisme", dans le fond et la forme. Anthony Hopkins parvient à en faire une œuvre correct, bien qu'il manque visuellement de séquences impressionnantes. Correct mais peu innovant donc dans la catégorie "film d'horreur sur la possession".

Note : 3,5 sur 6

We Want Sex Equality















Origine : Grande-Bretagne
Date de sortie cinéma : 9 mars 2011
Genre : Film historique, Comédie
Réalisé par : Nigel Cole
Durée : 1h53

Synopsis : Au printemps 68 en Angleterre, une ouvrière découvre que, dans son usine, les hommes sont mieux payés que les femmes. En se battant pour elle et ses copines, elle va tout simplement changer le monde...


Mon avis : Le 8 mars dernier, comme chaque année, c'était la journée de la femme. Le lendemain, hasard du calendrier ou choix délibéré, un film tiré de cette histoire vraie sur le combat d'ouvrières (à la fin des années 60) pour l'égalité des sexes/des salaires dans le monde du travail est sorti dans les salles obscures.

Je me suis laissé tenté par ce We Want Sex Equality, réalisé non pas par une femme mais par un homme (ouf, on aurait peut être eu droit à un film ultra féministe dans la forme sinon ^^) Nigel Cole... même si ce prénom "Nigel" semble plutôt asexué à première vu :p. 

Pour être honnête, j'aime pas du tout la tronche de cake de Rita O’Grady (campé par Sally Hawkins), l'ouvrière qui va impulser les envies de révolte de ses collègues et entraîner une grève interminable, mais force est de reconnaître qu'un certain charisme émane d'elle, ce qui favorise un attachement du spectateur qui rend du même coup la retranscription des faits fort convaincant. Je me suis un peu emmerdé par instant à partir du moment où les ouvrières de cette usine Ford se foute en grève, mais la sincérité qui émane des séquences, et l'émotion transcrite dans la dernière partie du film par le discours de Rita est pour le moins présente ! 

We Want Sex Equality est un film fort sympathique à voir, histoire déjà de se rendre compte comment ce fut difficile pour les femmes de faire entendre leurs revendications (& surtout de les voir aboutir) dans un monde du travail très masculin à l'époque, mais je peux pas déborder d'enthousiasme non plus face à ce que j'ai vu du fait que ce n'est pas particulièrement le genre de films qui me laisse un souvenir inoubliable ^^. A voir tout de même, un bon film de gonzesse !

Note : 3 sur 6

vendredi 11 mars 2011

Sans Identité

 













Origine : Etats-Unis, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Canada, Japon
Date de sortie cinéma : 2 mars 2011
Genre : Thriller, Action
Réalisé par : Jaume Collet-Serra
Durée : 1h50


Mon avis : Réalisateur du très bon Esther en 2009 (avec l'étrange p'tite fille cachant un mystérieux secret que l'on découvre en court de film), Jaume Collet-Serra s'essaye au thriller avec Sans Identité (Unknown en anglais). La bande-annonce semblait nous offrir une œuvre au suspens exaltant, le résultat ne fut pas forcément en adéquation avec mes attentes.

Passer la très belle première scène d'accident en voiture avec le docteur Martin Harris (interprété par Liam Neeson), le film sombre dans un thriller dans l'ensemble assez ennuyeux, trop classique. Les personnages, bien que loin d'être irréprochable jouent correctement, mais les différents rebondissements du scénario semblent tout droit tirer d'une médiocre série T.V, il manque de crédibilité. Martin Harris essaye pendant tout le film de retrouver son identité qu'un mystérieux inconnu lui a volé (volant par la même occasion sa femme)... pour apprendre finalement qu'il n'est pas lui même Martin Harris mais un tueur à gage (?). On a quand même vu mieux comme rebondissement, mouarf.

Les scènes d'actions s'enchaînent, on ne s'ennuie pas trop donc, mais il aurait fallu un scénario plus béton, moins tiré par les cheveux, moins téléphoné (dédicace à Ludivine ;-)) et surtout un twist final plus intelligent afin que Jaume Collet-Serra réitère sa bonne performance après Esther.

J'aurai donc pu lui accorder la moyenne... mais non, fallait pas nous prendre pour des zozos Jaume (c'est pas un prénom ça, graheu).

Note : 2,5 sur 6

jeudi 3 mars 2011

127 heures

 













Origine : Etats-Unis, Grande-Bretagne
Date de sortie cinéma : 23 février 2011
Genre : Biopic, Survival
Réalisé par : Danny Boyle
Durée : 1h34



Mon avis : Danny Boyle, c'est Petits meurtres en amis, c'est le cultissime Trainspotting et son univers de junkies, ou c'est encore 28 jours plus tard, un film post-apocalyptique autour d'une contamination mettant la race humaine en danger (un 28 jours plus tard beaucoup plus personnel et intense que sa suite, 28 semaines plus tard, déjà plus commercial dans son propos). Hormis son médiocre long métrage La Plage avec Leonardo DiCaprio et Virginie Ledoyen, qui reste à mes yeux le seul vrai raté dans sa filmographie, Danny Boyle s'est fait une jolie petite réputation donc. C'est en quelques sorte le "nouveau Kubrick" à mes yeux. Son nouveau film, 127 heures, est t'il une nouvelle réussite ?

A la base, c'est un livre intitulé "Plus fort qu'un roc" (Between a Rock and a Hard Place) d'Aron Ralston.

Le film revient sur l'histoire vraie de l'alpiniste américain Aron Ralston, vingt-sept ans, victime d'un accident lors d'une randonnée en mai 2003 dans le Blue John Canyon (Parc national de Canyonlands en Utah), où, coincé pendant six jours et cinq nuits, il va devoir (sur)vivre avec le peu de nourriture et d'eau qu'il a, mais surtout tenter de se sortir de ce pétrin, histoire de ne pas mourrir dans ce foutu Canyon.

Un week end, Aron Ralston fait cette randonnée sans avertir personne (première erreur ^^) et fait une chute entre deux blocs de roche. Par malchance, un rocher se coince entre sa main et la paroi, il est comme qui dirait pris au piège. Si on ne savait pas que c'est tiré d'une histoire vraie, on aurait pu penser que c'est un peu tiré par les cheveux, mais c'est bel et bien ce qui lui ai arrivé. Le gars qui a vécu ça dans la vraie vie a accepté de raconter son histoire à Danny Boyle (après avoir été réticent dans un premier temps), à partager sa terrible aventure dans le moindre des détails, ce qui a été le réalisateur à s'imprégner de ce qui pouvait passer dans sa tête pendant que ça lui ai arrivé ! C'est jusqu'au boutisme que l'histoire a été respecté :  "Nous voulions respecter fidèlement la réalité de ce qu’a vécu Aron quand il est resté prisonnier. Nous avons donc repris l’équipement exact qu’il avait dans son sac à dos, la quantité précise d’eau dont il disposait, la qualité de la lame de son couteau, le moindre élément de sa stratégie. Nous sentions que nous ne pouvions pas nous permettre d’être légers avec ces données," précise Christian Colson.

Afin de nous sentir au plus prés du personnage, Danny Boyle utilise autant que possible une caméra subjective afin que le spectateur est réellement l'impression de partager les angoisses de Aron Ralston. Le rendu est des plus réussis, notamment grâce à la performance  de James Franco. Certes, on a pas un vrai huit-clos comme dans l'autre récent survival Buried, mais ça ne pouvait pas être l'effet recherché. Le point commun des deux histoires est que le personnage principal tient le film sur ses épaules à 100 % (encore + dans Buried vu que les personnages qui interviennent ne le sont qu'en voix off via le téléphone, nous ne les voyons jamais).

Si Buried me semblait trop long, et surtout pas assez créatif et intéressant d'un point de vue narratique et visuel, c'est tout le contraire pour 127 heures, qui répond parfaitement à mes attentes. Il est non seulement dramatique mais aussi esthétiquement beau, intéressant, et même drôle (dans son malheur, en se filmant, Aron Ralston dans un rôle faussement schizophrénique s'imagine qu'une émission télé s'est déplacé tout spécialement pour lui pour recueillir ses impressions face au drame qu'il vit. Il se rie de lui même (un rire plus que jaune) en voyant bien qu'il aurait du prévenir ses proches ou même son collègue de boulot de la destination de sa randonnée... histoire que ceux-ci lorsqu'ils ne l'auraient pas vu rentrer puissent indiquer aux secours vers où chercher !

J'ai beaucoup aimé aussi les hallucinations visuelles que lui créent sa détention forcée. Il s'imagine qu'après une pluie torentielle, le rocher parvient à se libérer (sa main ne ressemblant plus qu'à une vaste bouillie) et à trouver la maison d'une des deux filles perdues avec qui il avait passé un bout de chemin avant son malheureux accident. Dans cette hallucination, Aron Ralston est trempé, la demoiselle va lui ouvrir et en le voyant, elle lui dit de s'en aller. Il ne peut partager son logis, et reste de même au pied de la baraque où elle fait la fète alcoolisé avec ses amis (fète qu'elle lui avait proposé juste avant que leurs chemins ne se séparent)... encore une des hallucinations d'Aron quand la soif commence à lui prendre, et traduisant habillement son incapacité à se rendre où que ce soit... dans son malheur, il devra se résoudre à boire sa pisse, et en revoyant les vidéos qu'il a fait avec elles, le désespoir de s'offrir une dernière masturbation, un dernier plaisir.

Bien sûr, Aron va s'en sortir. Comment ? Je suppose que vous le savez peut être, mais à ceux et celles qui ne le savent pas, je vous laisse le soin d'aller voir le film.  La tension retombe et le film perd évidement en intensité quand Aron se libère (tout l'interêt c'était son "emprisonnement") ce qui est normal, et au final, on a un long métrage de Danny Boyle une fois encore passionnant, et plaisant de bout en bout. J'adhère !

Note : 5 sur 6