Un blog ciné où je vous présente les critiques des films que je vois dans les salles obscures (tout genre confondu). Bonne lecture, n'hésitez pas à venir donner vos avis, à partager votre amour pour le cinéma.
mercredi 22 décembre 2010
Armadillo
Origine : Danemark
Date de sortie cinéma : 15 décembre 2010
Genre : Documentaire sur la guerre en Afghanistan
Réalisé par : Janus Metz
Durée : 1h40
Ma critique : Armadillo : mammifère avec une tronche pas possible, classifié comme un animal sans dents ou un « Édenté » (voyez sa gueule ici : http://wallpapers.free-review.net/wallpapers/15/Armadillo.jpg) ... le film Armadillo n'est pas en l'occurrence un documentaire animalier mais un documentaire sur la guerre en Afghanistan. Nous suivons une troupe de soldats Danois parti en guerre contre les Talibans.
Ce documentaire, récompensé par Le Grand Prix de la semaine internationale de la critique au Festival de Cannes 2010, est le premier long métrage réalisé par Janus Metz... ça aurait pu tout aussi bien être son dernier vu les risques qu'il a pris pour le réaliser. En effet, il n'a pas recueilli seulement un ensemble de témoignages mêlé à des images d'archives, mais il a été aussi au front, filmant les soldats pendant leurs affrontements armés, au prix de sa vie. D'ailleurs, tout comme ces derniers, il a du faire son propre testament au cas où il se ferait tuer pendant les six mois de tournage en Afghanistan.
Sur allocine.fr, suite à la vision de ce doc', voici ce qu'un gars a écrit : "Armadillo, ce film un peu clinquant et très bien filmé parle de la chose la plus horrible sur terre : "la guerre"..." ... jusque là tout va bien, sauf que la phrase a une portée autrement plus négative lorsque l'on voit que ce monsieur a mis seulement une étoile sur cinq.
... encore un état d'esprit d'esprit lamentable, genre "bouhou *larme*, c'est pas beau la guerre". Évidement que c'est affreux, évidement qu'on est nourri constamment d'images violentes au cinéma, à la télé, sur internet. Mais cette violence fait partie de notre quotidienne, et la guerre est omniprésente sur terre décennie après décennie. En faire abstraction sous prétexte qu'il faut radoucir nos esprits tourmentés et vivre dans un monde de bisounours, je trouve ça d'une connerie abyssale. Non seulement Janus Metz nous montre le quotidien d'un groupe de soldats, mais il nous fait partager de façon intimiste (vu la clarté des images, même pendant les affrontements, on se croirait limite dans une fiction) la vie, & parfois la mort, de soldats danois face aux Talibans afghans. Tout au long du documentaire, on suit plus particulièrement Mads et Daniel, qui font leur première mission là-bas. On les voit quitter leur famille pour se rendre dans la province d’Helmand, en Afghanistan (ça doit être dur de voir quelqu'un de sa famille s'en aller à l'aéroport, et se dire que c'est peut être la dernière fois qu'on le verra de sa vie), jusqu'aux retrouvailles émouvantes six mois après.
Outre les splendides images que l'on a de cette mission, j'ai aimé ce documentaire parce qu'il nous fait pénétrer dans cette guerre comme si on y était. On s'aperçoit que les soldats doivent s'occuper comme ils peuvent entre deux missions pour ne pas crever d'ennui (ils se matent des films pornos) et que la communication et collaboration avec les habitants des villages avoisinants n'est pas chose aisé, ces derniers se plaignant que les soldats piétinent leurs champs et qu'ils ne les protègent pas des Talibans. Les scènes d'affrontements laissent des traces dans les unités, et on dénombrera pas mal de blessés voir des morts.
Il y a des doutes, beaucoup de courage, et surtout beaucoup de solitude. De la violence aussi, qui est materialisé à l'écran par cette séquence où on voit les cadavres de trois ou quatres Talibans dans un fossé après s'être mangé une grenade ! Avis aux personnes sensibles =D.
Distribué dans seulement une vingtaine de salles dans notre Hexagone, ce que je trouve dommageable, Armadillo s'impose comme un passionnant documentaire sur la guerre, qui mérite amplement son prix au dernier Festival de Cannes. N'hésitez pas à aller le voir, pour vous rendre compte des sacrifices des soldats partant en Afghanistan et de leur pronostic vital plus qu'engagé à chaque fois qu'ils doivent affronter l'ennemi.
Note : 5 sur 6
mardi 14 décembre 2010
Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'aurore

Origine : Grande-Bretagne
Date de sortie cinéma : 8 décembre 2010
Réalisé par : Michael Apted
Genre : Aventure, Fantastique
Durée : 1h56
Ma critique : N'étant pas pleinement satisfait des recettes des deux premiers, Disney a préféré mettre les voiles, cédant la production de ce troisième chapitre du Monde de Narnia à la 20th Century Fox. Nouvelle société de production, et nouveau réalisateur aussi puisque Michael Apted succéde à Andrew Adamson (le réalisateur des deux premiers opus). Michael Apted a réalisé bon nombre de films depuis quarante ans de carrière (le bougre a 69 ans), dont la série Rome. Il a aussi été Producteur exécutif du Dracula de Francis Fort Coppola notamment.
Comme on nous l'a suggéré à la fin du précédant film, Susan et Peter (parmi nos quatre héros dans Narnia, ce sont les plus vieux) ne sont plus en âge de venir dans le monde de Narnia, et habitent désormais les États-Unis. On les voit à de brefs moments, pendant des séquences de rêveries ou d'hallucinations, ainsi que La Sorcière Blanche, qui bien que morte, reste l'obsession craintif d'Edmund depuis sa rencontre avec elle dans le premier chapitre.
Dans cette nouvelle aventure, ce sont donc Lucy et Edmund qui vont y retourner, en compagnie de leur jeune cousin maniéré Eustache. Ils attérissent sur le bateau de Caspian (celui-ci étant passé de prince à roi). En route vers les îles mystérieuses de l’Est, nos quatre compères, aidés de valeureux moussaillons, emmené par la courageuse souris Ripitchip et un faune, vont se lancer à la recherche des épées des sept seigneurs disparus afin de ramener la paix sur Narnia. Les épées n'existaient pas dans les romans d'ailleurs, mais c'est une bonne chose qu'ils ont été rajoutés dans cette adaptation afin de rendre l'action plus intéressante et vivante pour le spectateur. Dans cette aventure, ils devront vaincre d'horribles créatures, tout en parvenant à garder le contrôle d'eux mêmes face aux hallucinations provoqués par un espèce de brouillard vert
... un vaste programme qui remplit de façon très convaincante les quasi deux heures du long métrage. Après une histoire très "sous seigneur des anneaux" dans le premier film, un côté très médiéval dans le second, on a affaire à un troisième chapitre de Narnia se déroulant principalement sur un bateau (même si ils accostent de temps à autre pour chercher les épées disparus). J'ai trouvé l'intrigue prenante de bout en bout, et la continuité narrative bien moins lassante que dans le précédant, et surtout un univers plus "magique" comme je l'attendais ! La mise en scène est très dynamique. Le personnage d'Eustache est très attachant, et apporte une touche d'humour au long métrage fort appréciable !
Lucy et Edmund ont bien grandi depuis le premier volet de Narnia, et sont au centre d'enjeux narratifs bien plus important. Tandis qu'Edmund s'affirme plus et se montre définitivement courageux comme un homme, Lucy elle est en proie aux maux de son âge. Elle admire sa sœur ainé Susan, et la trouvant parfaite au niveau de sa beauté, aimerait être son double si je puis dire. Elle découvrira au fil de son voyage qu'elle n'a pas besoin de ça, qu'il est bon de se créer sa propre identité physique et moral, nous sommes tous différent, il faut d'abord chercher à être "soi'. Des enjeux psychologiques intelligents et pertinents.
Les effets spéciaux n'ont jamais été aussi beau, mais je regrette peut être que les scènes d'actions soient un peu trop "parfaite" dans leurs enchaînements, pas assez borderline ^^. La fin est aussi très convenu et peu surprenante, mais bon je me raisonne en me disant que Le monde de Narnia est une histoire pour enfants à la base. Je ne sais pas si le film aura un meilleur accueil que les deux autres, mais une chose est sûr, Michael Apted a bien plus de talent à la réal' que son prédécesseur, et c'est une excellente chose qu'il ai pris les choses en main !
Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'aurore est pour moi le meilleur épisode de la trilogie, que ce soit pour son humour, l'intérêt propre de l'histoire, ou la qualité de mise en scène. Le seul qui vaut vraiment l'intérêt d'être vu par les plus jeunes comme les plus grands finalement. Il relance de la plus belle des façons la saga, et on sera ravi d'apprendre que le prochain film Le Monde de Narnia : Le Fauteuil d'Argent, sera à nouveau réalisé par Michael Apted. Pour le voir, il faudra attendre encore un peu vu que la date de sortie aux Etats-Unis est annoncé pour le 17 décembre 2012.
Note : 4,5 sur 6
jeudi 9 décembre 2010
Scott Pilgrim

Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 1er décembre 2010
Réalisé par : Edgar Wright
Genre : Comédie, Fantastique, Aventure
Durée : 1h52
Bande Annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19173731&cfilm=136370.html
Synopsis : Scott Pilgrim n’a jamais eu de problème à trouver une petite amie, mais s’en débarrasser s’avère plus compliqué. Entre celle qui lui a brisé le cœur – et qui est de retour en ville – et l’adolescente qui lui sert de distraction au moment où Ramona entre dans sa vie - en rollers - l’amour n’a jamais été chose facile. Il va cependant vite réaliser que le nouvel objet de son affection traîne les plus singulières casseroles jamais rencontrées : une infâme ligue d’ex qui contrôlent sa vie amoureuse et sont prêts à tout pour éliminer son nouveau prétendant. À mesure que Scott se rapproche de Ramona, il est confronté à une palette grandissante d’individus patibulaires qui peuplent le passé de sa dulcinée : du mesquin skateur à la rock star végétarienne en passant par une affreuse paire de jumeaux. Et s’il espère séduire l’amour de sa vie, il doit triompher de chacun d’eux avant que la partie soit bel et bien « over ».
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Ma critique : A la base, Scott Pilgrim est une série de comics écrite et dessinée par Bryan Lee O'Malley (tiens j'en connais un de O'Malley moi mais c'est un chat :p). Il existe six volumes, en noir et blanc, et publié entre le 18 août 2004 et le 20 juillet 2010 (un volume par année). Le nom « Scott Pilgrim » provient à l'origine d'une chanson du groupe canadien Plumtree, d'après les noms de Scott Ingram, un expert-comptable de Toronto pour groupes rocks indépendants, et de Philip Pilgrim, un producteur musical de Nouvelle-Ecosse.
Voila, maintenant que wikipedia vous a bien renseigné comme il faut, je rajouterai que le réalisateur de cette adaptation cinématographique, Edgar Wright, n'est nul autre que le réalisateur de Shaun of the Dead (l'excellente parodie comique des films zombies), ainsi que de Hot Fuzz !
On retrouve dans Scott Pilgrim la grosse dose d'humour absurde qu'Edgar Wright insuffle dans ses films. Je dirai même qu'il va encore plus loin dans le délire puisqu'il s'adresse au geek qui sonne (ou sonnait) en nous, plus particulièrement aux accrocs des vielles consoles nintendo à 8 et 16 bits. en effet, on entend tout au long du film des bruitages issus des premiers mario et zelda. Visuellement, c'est la même chose dans les combats entre Scott Pilgrim et les ex de la fille qu'il veut conquérir : ceux-ci semblent tout droit sortis des jeux d'action à la Street Fighter ou Mortal Kombat.
L'univers du comics reste toujours présent également grâce à la présence des onomatopées illustrant les coups pendant les combats, la sonnerie d'un reveil, d'un téléphone, etc... Effectivement un constat s'impose, soit on aime cet univers décalé, soit on se fait vite chier comme un rat crevé !
Pour ma part, j'ai beaucoup joué aux jeux vidéos, j'y joue encore un peu (beaucoup moins qu'au collège ou lycée). La mise en scène du film est originale, sans parler de la qualité des scènes l'action & de l'humour distillé, même si celui-ci a tendance a être assez inégal. Je rigolais de temps à autre, avant que l'ambiance hilarante redescende brusquement. Au bout d'une heure, vu la pauvreté du scénario, le visuel commença à me lasser un peu (le film dure quasiment deux heures). Heureusement que la dernière partie, à savoir le combat avec le dernier ex de Ramona, rattrape un peu la lassitude que l'on pouvait sentir. Scott meurt, et comme dans les jeux, il avait un 1up (=une vie) qu'il utilise pour avoir une seconde chance et pouvoir s'escuser auprès de ses (ex)conquête, notament la batteuse de son groupe de rock à la Runaways.
Le film ne tombe jamais dans le game over notamment grâce au bon choix du casting. J'aime beaucoup Wallace Wells, le colloc' homo & cynique de Scott, et accessoirement Sparring-partner de ce dernier lorsqu'il doit se battre.
Malgré ses longueurs scénaristiques & la lassitude quie j'ai eu par moment quant à l'humour proposée, je lui met un 4 sur 6 pour son divertissement pop corn & l'ingéniosité des délirants effets spéciaux. Un film qui déborde d'énergie, orchestré par une BO rock entraînante. Le film divertie et nous rend nostalgique des vieilles consoles. Même si il ne conviendra pas aux plus de 40 piges, mais surtout aux jeunes et aux geeks, Edgar Wright nous montre encore sa débordante imagination. Je pense pas le revoir de sitôt en revanche.
Note : 4 sur 6
lundi 6 décembre 2010
Raiponce

Origine : États-Unis
Date de sortie cinéma : 1er décembre 2010
Réalisé par : Byron Howard, Nathan Greno
Genre : Animation
Durée : 1h41
Synopsis : Lorsque Flynn Rider, le bandit le plus recherché du royaume, se réfugie dans une mystérieuse tour, il se retrouve pris en otage par Raiponce, une belle et téméraire jeune fille à l’impressionnante chevelure de 20 mètres de long, gardée prisonnière par Mère Gothel. L’étonnante geôlière de Flynn cherche un moyen de sortir de cette tour où elle est enfermée depuis des années. Elle passe alors un accord avec le séduisant brigand… C’est le début d’une aventure délirante bourrée d’action, d’humour et d'émotion, au cours de laquelle l’improbable duo va rencontrer un cheval super-flic, un caméléon à l’instinct de protection surdéveloppé, et une drôle de bande de malfaiteurs.
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Ma critique : Les deux réalisateurs de Raiponce ont déjà travaillé ensemble dans le très bon film d'animation Volt (sortie en début d'année dernière). Tandis que Byron Howard était co-réalisateur, Nathan Greno était lui animateur. Vu qu'il s'est dit que ça devait être cool d'être réalisateur, ce dernier s'est associé donc à Byron pour nous livrer ce Raiponce des mythiques studios disney.
A la base, Raiponce est un conte populaire allemand qui figure parmi ceux recueillis par les frères Grimm dans le premier volume de Contes de l'enfance et du foyer (ce qui donne "Kinder-und Hausmärchen" en allemand, à vos souhaits !). Disney se devait de le reprendre pour en faire une animation pour enfants et adultes ayant oublier de vieillir, voila chose faite !
Résultat, la magie de Disney est toujours là, elle m'a séduit d'une part par la beauté des couleurs & des dessins, mais aussi par l'humour omniprésent de bout en bout. Une mention très spécial à Pascal le caméléon, qui est un peu l'ange gardien de Raiponce (la jeune pucelle effarouchée de 17 ans aux longs et interminable cheveux blonds magique), et à Maximulus, le cheval de la garde impériale, dont les mimiques sont à tordre de rire. Max (pour les intimes) est à la poursuite du bandit de bas étage Flynn Raider, mais finalement, ils deviendront bon pote au fil de leurs aventures.
Raiponce, elle, est plein de rêves, ne connaît pas le monde extérieur à la chambre de sa tour vu qu'on l'a toujours mis en garde de sortir de celle-ci (y'a de vilains cannibales qui rôde dehors qu'elle dit la vilaine sorcière ^^). Elle est un peu la Cendrillon de ce comte, et l'horrible dame qui se fait passer pour sa mère se sert d'elle (et de ses cheveux dorée qui empêche le vieillissement) pour pouvoir avoir une jeunesse et beauté éternelle. Grâce à Flynn Raider (l'anti prince galant par excellence), qui est un fugitif dans le pays après avoir dérobé une couronne royale, Raiponce pouvoir enfin découvrir le monde extérieur.
Petite aparté au passage tenez, j'aime beaucoup le slogan d'une des affiches du film ("Ce noël, la tendance est aux cheveux longs")... nous autres metalleux ayant les cheveux longs, j'aime l'idée ! xD.
Pour revenir à nos moutons, comme dans tout Disney, on a droit à des chansons chantées par les différents personnages du film (hormis par les animaux, ils ne parlent pas ici comme dans d'autres disney :p), celles-ci sont agréable, quoique parfois un peu trop longue et/ou trop en nombre quand on a passé l'enfance ou la jeune adolescence. Mais ça fait partie de la magie & de l'univers de disney, ça ne m'a pas fait ronchonner plus que ça. La fin un p'tit peu oui forcément, vu que c'est un joli happy end comme d'habitude pour faire rêver les enfants, mais normal que je fasse la moue moi qui aime les histoires morbides et finissant dans la krieg la plus totale !!!
Résultat, ce Raiponce n'est pas non plus mon disney préféré, mais il est en très bonne place. Voici un dessin animé idéal à voir pour les fêtes de noël. L'histoire est prenante, les personnages très attachants, et l'humour convaincra petits et grands sans problèmes, bien plus que les animations des studios Dreamworks par exemple (à part Shrek, je suis pas du tout fan, que ce soit l'humour ou les dessins). Non Disney, c'est définitivement la classe ! =)
ps : je ne l'ai pas vu en 3D mais en 2D, j'en ai un peu rien à foutre de la 3D pour l'instant !
Note : 4,5 sur 6
Monsters

Origine : Grande-Bretagne
Date de sortie cinéma : 1er décembre 2010
Réalisé par : Gareth Edwards
Genre : Science-Fiction, Drame
Durée : 1h33
Synopsis : Une sonde de la NASA s’écrase dans la jungle mexicaine, libérant sur terre des particules d’une forme de vie extra-terrestre. Six ans plus tard, le Mexique et le Costa-Rica sont devenus des zones de guerre désertées par les populations locales, mises en quarantaine et peuplées de créatures monstrueuses. Un photographe est chargé d’escorter une jeune femme à travers cette zone dévastée. Seuls sur la route, ils vont tenter de rejoindre la frontière américaine...
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Ma critique : Gareth Edwards réalise avec Monsters son tout premier long métrage professionnel. Avant ça, il avait fait une école de cinéma, et son film de fin d'études était déjà un film de monstre. Autant dire que ce Monsters colle bien au début de carrière du bonhomme.
Une rumeur persistante affirmait que Monsters avait été filmé pour seulement 15 000 maigres dollars de financement. Le réalisateur, voulant être honnête, l'a bien évidement démenti : en effet, la production devait plutôt tourner autour des 200 000 dollars, chaque membre de l"équipe de tournage reçevant un salaire. Autre fait à souligner, puisque chaque membre de l'équipe a reçu un salaire. Autre fait à souligner, Gareth Edwards remplit de nombreuses fonctions techniques seul. Il assure ainsi la réalisation, le scénario, les décors et la photographie du film (rien que cela svp ! "C'est le Olaf Ittenbach britannique ma parole" me suis je dit pour rire en apprenant ça :p).
Monsters est un film de Science-Fiction avec des monstres extraterrestres un peu particulier... puisque ces monstres ne sont qu'une toile de fond, un peu pour stigmatiser de façon métaphorique la tristesse de ces pays sud américain. Nos deux (futurs) tourtereaux vont être en contact avec ceux-ci, mais c'est de façon si superficiel qu'on ne peut pas se focaliser sur ça. Les monstres existent, oui, mais n'apparaissent de façon très effacés durant les 93 minutes du film.
Je dirais que le film est surtout articuler autour de Samantha Wynden et du journaliste Andrew Kaulder, celui-ci devant escorter la jeune femme hors de ces dangereuses frontières. Loin de tout, loin de leur famille, ils vont se débrouiller tant bien que mal à deux, et apprendre au fur et à mesure à se connaître... vont tisser des liens de plus en plus fort. Le romantisme à cet égard de Monsters est à souligner, ainsi que toute la poésie de l'histoire racontée.
De plus, le film a beau bénéficier d'une séduisante mise en scène, je ne l'ai aimé que de façon modéré au final. Ils ne leur arrivent pas toujours grand chose à nos deux "aventuriers", et l'action manque parfois de rebondissement à mon grand regret. De même, j'aurai préféré que l'histoire ne s'axe pas que sur cette relation entre les deux personnages, et que l'on puisse avoir plus de scènes en rapport avec les monstres finalement. Ils sont là, oui, mais en toile de fond.
Voila un film de SF dramatique conçu un peu comme un road movie, très personnel de la part de son réalisateur, avec une histoire originale, mais vu que je m'attendais à autre chose, mes attentes n'auront pas été complètement comblé. Un vrai/faux film de science fiction en quelque sorte. Une curiosité à aller voir !
Note : 3,5 sur 6
vendredi 3 décembre 2010
Machete

Origine : États Unis
Date de sortie cinéma : 1er décembre 2010
Réalisé par : Robert Rodriguez, Ethan Maniquis
Genre : Action
Durée : 1h45
Synopsis : Ils ont cru qu’il était un simple ouvrier, un bouc émissaire idéal pour porter le chapeau d’un assassinat politique. Ils ignoraient qu’il s’agissait de Machete, un ancien agent fédéral hors pair, une légende…Laissé pour mort après son affrontement avec le puissant baron de la drogue mexicain Torrez, Machete s’est réfugié au Texas, où il cherche à oublier son passé. L’assassinat d’un sénateur et un coup monté font de lui l’homme le plus recherché du pays.Cette fois, Machete est bien décidé à se laver de ces accusations et à dénoncer une corruption rampante et tentaculaire. Mais il va trouver sur sa route Booth, un homme d’affaires prêt à tout entouré d’innombrables tueurs à sa solde ; Von, à la tête de sa petite armée personnelle, et Sartana, une employée des services d’immigration prise entre le respect de la loi et son désir de faire ce qui est juste.Pour l’aider, Machete va faire appel à Luz, la belle au cœur de révolutionnaire, et au Padre, un prêtre aussi doué pour les bénédictions que dans le maniement des armes à feu. Se frayant un chemin à coups de rafales, de sang et de cœurs brisés, Machete cherche à la fois la vengeance et la rédemption…
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Ma critique : Revenons tout d'abord à l'origine, avant que le projet de ce film MACHETE puisse se concrétiser. Été 2007... à l'occasion de la sortie commune de deux films (Boulevard de la mort et Planète terreur, réalisés respectivement par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez), une série de faux trailer, en hommage aux films grindhouse de l'époque, sont tourné consécutivement. Dont un certain Machete, dans lequel un mexicain armé d'une Machette s'occupe d'éclater généreusement tout les individus lui barrant le chemin, sans oublier se détendre entre deux scènes d'action en embrassant deux bimbos dans une piscine. Le faux trailer fait le tour du monde, et très vite, une communauté fan se réunit pour implorer à Robert Rodriguez de faire de son faux trailer un vrai long métrage ! Robert Rodriguez ne tarde pas à s'exécuter afin que le fantasme des fanboy prenne enfin vie !
Le film commence tambour battant, avec des scènes d'actions gore très généreuse. On suit le destin de MACHETE, campé par l'inusable Danny Trejo, ancien fédéral d'une éfficacité redoutable, qui se fait botter le cul par un baron de la drogue (Steven Seagal, ze man des films d'actions DTV) avant de prendre à son tour sa revanche & lui faire la nique, ce qu'on attendait depuis belle lurette =D. MACHETE ne déçoit pas concernant ses scènes d'actions, à un détail prés, il faut pouvoir apprécier généreusement la teinte d'humour dissimulé dans le long métrage de bout en bout, et qui reste une marque de fabrique de Robert Rodriguez quoiqu'il arrive. ça donne un p'tit côté fraicheur au film, mais ça affaiblit sensiblement les scènes d'actions du coup, que je trouve plus réussi dans The Expdendables finalement.
Qu'à cela ne tienne, par rapport à un blockbuster d'action à la The Expendables, Robert Rodriguez fout dans son MACHETE une mise en scène plus léché, et une histoire plus fine et éfficace. Je regrette cependant que le côté "film grindhouse" de MACHETE dont le faux trailer (qui avait été représenté par la déterioration de l'image) ne soit pas présent dans cette version long métrage. ça aurait apporté une petite saveur supplémentaire. Tant pis.
Rajoutons enfin le rôle drollissime de Robert De Niro, en sénateur ultra conservateur et veillant à ce que les Etats-Unis ne soit plus emmerdé par l'immigration des mexicains, grâce à la création d'un mur à la frontière États-Unis/Mexique. Comme toujours, De Niro est inimitable et c'est un régal de le voir à l'écran, quelque soit son rôle !
Au final, un film d'action très violent et efficace, qui nous montre bien avec The Expendables qu'en cette année 2010, le film d'action ultra vitaminé a encore sa place dans le 7ème art, et que des réalisateurs arrivent à nous en foutre plein la vue.
Je rajouterai aussi que j'ai préféré The Expendables quand même pour son côté "hommage aux films d'action des années 80/90"... et pour ses bad boys sérieux, & ses scènes de castagne à main nu + longue.
... Machete est plus léger, et son humour très Z me convient, mais les méchants (ou gentils) qui se prennent pas au sérieux, ça a tendance à dédramatiser l'action ou les enjeux en court. C'est un parti pris que j'ai aimé, mais forcément moins que dans The Expendables donc =)
Note : 5 sur 6
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