jeudi 9 décembre 2010

Scott Pilgrim


Origine :  États-Unis
Date de sortie cinéma : 1er décembre 2010
Réalisé par : Edgar Wright
Genre : Comédie, Fantastique, Aventure
Durée : 1h52

Bande Annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19173731&cfilm=136370.html

 Synopsis : Scott Pilgrim n’a jamais eu de problème à trouver une petite amie, mais s’en débarrasser s’avère plus compliqué. Entre celle qui lui a brisé le cœur – et qui est de retour en ville – et l’adolescente qui lui sert de distraction au moment où Ramona entre dans sa vie - en rollers - l’amour n’a jamais été chose facile. Il va cependant vite réaliser que le nouvel objet de son affection traîne les plus singulières casseroles jamais rencontrées : une infâme ligue d’ex qui contrôlent sa vie amoureuse et sont prêts à tout pour éliminer son nouveau prétendant. À mesure que Scott se rapproche de Ramona, il est confronté à une palette grandissante d’individus patibulaires qui peuplent le passé de sa dulcinée : du mesquin skateur à la rock star végétarienne en passant par une affreuse paire de jumeaux. Et s’il espère séduire l’amour de sa vie, il doit triompher de chacun d’eux avant que la partie soit bel et bien « over ».

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Ma critique : A la base, Scott Pilgrim est une série de comics écrite et dessinée par Bryan Lee O'Malley (tiens j'en connais un de O'Malley moi mais c'est un chat :p). Il existe six volumes, en noir et blanc, et publié entre le 18 août 2004 et le 20 juillet 2010 (un volume par année). Le nom « Scott Pilgrim » provient à l'origine d'une chanson du groupe canadien Plumtree, d'après les noms de Scott Ingram, un expert-comptable de Toronto pour groupes rocks indépendants, et de Philip Pilgrim, un producteur musical de Nouvelle-Ecosse.

Voila, maintenant que wikipedia vous a bien renseigné comme il faut, je rajouterai que le réalisateur de cette adaptation cinématographique, Edgar Wright, n'est nul autre que le réalisateur de Shaun of the Dead (l'excellente parodie comique des films zombies), ainsi que de Hot Fuzz !

On retrouve dans Scott Pilgrim la grosse dose d'humour absurde qu'Edgar Wright insuffle dans ses films. Je dirai même qu'il va encore plus loin dans le délire puisqu'il s'adresse au geek qui sonne (ou sonnait) en nous, plus particulièrement aux accrocs des vielles consoles nintendo à 8 et 16 bits. en effet, on entend tout au long du film des bruitages issus des premiers mario et zelda. Visuellement, c'est la même chose dans les combats entre Scott Pilgrim et les ex de la fille qu'il veut conquérir : ceux-ci semblent tout droit sortis des jeux d'action à la Street Fighter ou Mortal Kombat.

L'univers du comics reste toujours présent également grâce à la présence des onomatopées illustrant les coups pendant les combats, la sonnerie d'un reveil, d'un téléphone, etc... Effectivement un constat s'impose, soit on aime cet univers décalé, soit on se fait vite chier comme un rat crevé !

Pour ma part, j'ai beaucoup joué aux jeux vidéos, j'y joue encore un peu (beaucoup moins qu'au collège ou lycée). La mise en scène du film est originale, sans parler de la qualité des scènes l'action & de l'humour distillé, même si celui-ci a tendance a être assez inégal. Je rigolais de temps à autre, avant que l'ambiance hilarante redescende brusquement. Au bout d'une heure, vu la pauvreté du scénario, le visuel commença à me lasser un peu (le film dure quasiment deux heures). Heureusement que la dernière partie, à savoir le combat avec le dernier ex de Ramona, rattrape un peu la lassitude que l'on pouvait sentir. Scott meurt, et comme dans les jeux, il avait un 1up (=une vie) qu'il utilise pour avoir une seconde chance et pouvoir s'escuser auprès de ses (ex)conquête, notament la batteuse de son groupe de rock à la Runaways. 

Le film ne tombe jamais dans le game over notamment grâce au bon choix du casting. J'aime beaucoup Wallace Wells, le colloc' homo & cynique de Scott, et accessoirement Sparring-partner de ce dernier lorsqu'il doit se battre.

Malgré ses longueurs scénaristiques & la lassitude quie j'ai eu par moment quant à l'humour proposée, je lui met un 4 sur 6 pour son divertissement pop corn & l'ingéniosité des délirants effets spéciaux. Un film qui déborde d'énergie, orchestré par une BO rock entraînante. Le film divertie et nous rend nostalgique des vieilles consoles. Même si il ne conviendra pas aux plus de 40 piges, mais surtout aux jeunes et aux geeks, Edgar Wright nous montre encore sa débordante imagination. Je pense pas le revoir de sitôt en revanche.

Note : 4 sur 6

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