vendredi 4 février 2011

Rien à déclarer














Origine  : France
Date de sortie cinéma : 2 février 2011
Genre : Comédie
Réalisé par : Dany Boon
Durée : 1h48

Ma critique : Autant le dire tout de suite, j'avais complètement boycotter "Bienvenue chez les ch'tis" à sa sortie il y a déjà presque trois ans (27 février 2008). J'avais consenti à le voir en div-x quelques mois après, et je n'avais pas ri une seule fois face à cette comédie beauf de chez beauf, qui a tout de même fait (hélas...) 20 479 826 entrées, soit  le deuxième meilleur score du box-office français, derrière Titanic (20 758 887 entrées), mais surtout devant La Grande Vadrouille -__- .


Revoilà donc Dany Boon avec Rien à déclarer en ce début d'année 2011, autour d'une histoire de rivalité franco-belge. D'un côté, Ruben Vandevoorde (Benoît Poelvoorde), douanier belge et francophobe extrême, de l'autre, Mathias Ducatel (Dany Boon), douanier français, amoureux de la soeur de Ruben,  & vivant une histoire d'amour en cachette depuis un an ! Nous sommes en 1993, et à cause du passage à l'Europe, nos deux douaniers vont devoir faire équipe afin d'expérimenter la première brigade volante mixte franco-belge ! Mathias "le camembert" étant limite la personne que Ruben déteste le plus au monde, tout ne sera pas simple.


Karin Viard, Philippe Magnan, François Damiens (plus connu sous le nom de François l'embrouille dans ses sketchs en caméra caché ;-)), Zinedine Soualem, & bien sûr Benoît Poelvoorde, génial en belge nerveux dégainant son arme à la moindre contrariété !... des acteurs (re)connus qui  campent leurs rôles respectifs de façon brillante, et qui aurait du permettre au film d'être respectable. Oui mais voila, le problème de Dany Boon c'est qu'il nous concocte encore une fois un film où les gags beaufs s'enchaînent à une allure blasante. Je reconnais avoir ri deux ou trois fois, mais les quelques moments où le film aurait pu enfin décoller vers quelque chose de plus pertinent sont immédiatement stoppé la séquence d'après par un humour très très lourd. Je vois déjà les beaufs de service qui rigoleront grassement à la façon dont Mathias essaye d'imiter l'accent belge pour que le père à Ruben (tout aussi francophobe que son fils) ne s'aperçoive pas qu'il est français... peu reluisant en somme. 


Juste avant le générique du début, & après la séquence d'ouverture où on voit Ruben s'éffonder à genoux après l'annonce de l'ouverture des frontière (vue en plongée), on a un joli dézoom rapide qui va jusqu'à nous montrer la terre vu de l'espace. Celle-ci se met à tourner rapidement, un peu pour symboliser le temps qui passe, & quelques mois après, zoom rapide, on repénètre sur terre. Une bien jolie séquence, qui contraste finalement avec ce qui va suivre !
 

Ce n'est pas la pseudo romance prout prout entre Mathias et la soeur de Ruben, ou la moralité du film sur la tolérance qui m'aura permis de relativiser sur la réussite de ce long métrage. Et la fin est fadasse au possible, complètement cliché, comme l'ensemble d'ailleurs. Rien à déclarer ne fait pas pire que Bienvenue chez les ch'tis, je dirai même qu'il est par moment plus efficace que son prédécesseur, mais ne rêvez pas, il reste comme prévu médiocre, avec un humour général de bas étage. Dommage que François Damiens n'ai pas été un peu plus & mieux exploité, ses grimaces & conneries me font rire dans ses caméra caché. 

Note : 2 sur 6 

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