jeudi 6 janvier 2011

Le Quattro Volte
















Origine : Suisse, Italien, Allemand
Date de sortie cinéma : 29 décembre 2010
Genre : Drame
Réalisé par : Michelangelo Frammartino
Durée : 1h28

Synopsis : En Calabre la nature ne connait pas de hiérarchie. Tout être possède une âme. Pour s’en convaincre, il suffit de croiser le regard d’une bête, d’entendre le son de la charbonnière, qui est comme une voix, ou bien d’observer le flottement du sapin battu par le vent, qui appelle tout le monde à se grouper.


Ma critique : Le Quattro Volte n'est diffusé que dans une quarantaine de salles en france. Il a fallu donc nous rendre dans le MK2 très indépendant de Beaubourg *bruit de lapin*. Dire que ce film est aussi à l'affiche dans le petit cinéma de ma ville. C'est vraiment un cinéma pseudo intello, alala =D

C'est le second film de Michelangelo Frammartino (dans son précédant, Il dono , il posait déjà sa caméra dans un village italien de Calabre, en montrant le quotidien banal & simple d'un monde rural).

Dans Le Quattro Volte, on est encore en présence d'un film qui est réalisé à la manière d'un documentaire. Pour faire comprendre ce que le film veut montrer, le réalisateur déclare : "Est-ce que le cinéma peut se libérer du dogme qui dit que le personnage principal doit être un homme? Le Quattro Volte encourage un parcours de libération du regard. Il pousse le spectateur à trouver le lien invisible qui anime la totalité du monde. Le film commence de manière traditionnelle, en se concentrant donc sur l’homme. Puis, il déplace l’attention du spectateur sur ce qui entoure l’humain, et qui ne constitue normalement que le décor du film".

Michelangelo Frammartino laisse tourner sa caméra au rythme de la vie répétitive d'un berger et de son bétail. Si dialogue il y a entre deux hommes, ils ne sont pas important & ne sont jamais mis en avant. Le film reste contemplatif. On regarde la vie simple de ce berger, autour d'un magnifique paysage verdâtre, & à la mort de celui-ci, on suit notamment les animaux prenant ses aises dans une baraque, et devenant les acteurs principaux du film par la même occasion. On se surprend même à rire lors de certaines séquences.

Un long métrage à la fois très lent mais aussi apaisant et agréable à suivre, paradoxalement plus intéressant quand Michelangelo Frammartino filme la vie du troupeau de chèvre. C'est bien pour ça que le dernier quart du film a failli m'endormir, à mon grand regret.


Le Quattro Volte, une immersion dans un coin de la Calabre interessant à aller voir si vous n'êtes pas réfractaire aux films contemplatif, et si vous aimez la nature.

Note : 3,5 sur 6 

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