lundi 31 janvier 2011

Cabeza de vaca















Origine : Mexique Etats-Unis, Grande-Bretagne, Espagne, Mexique (!)
Date de sortie cinéma : 22 décembre 2010
Genre : Aventure, Historique, Drame
Réalisé par : Nicolás Echevarría
Durée : 1h52

Synopsis : L’explorateur espagnol Cabeza de Vaca a marché pendant huit ans à travers l'Amérique jusqu’à la côte Pacifique du Mexique après avoir fait naufrage au large des côtes de la Floride en 1528. Au gré de sa quête pour assurer sa survie, il vécut avec des tribus indiennes aujourd'hui disparues, fit l’apprentissage des secrets de leur vie mystique et accomplit des guérisons miraculeuses.


Ma critique : Cabeza de Vaca n'est pas si récent que ça puisqu'il date du début des années 1990. En effet, si j'ai pu le voir sur grands écrans (à l'Espace St Michel), c'est bien parce qu'il est ressorti sur quelques rares salles parisiennes.

Ce premier long métrage mexicain réalisé par Nicolás Echevarría a pu bénéficié d'un budget plutôt important à l'époque pour le cinéma mexicain (1 million d'euro) grâce aux différents partenaires financiers venu des États-Unis, de Grande-Bretagne et d'Espagne. Petite anecdote d'ailleurs, le maquilleur du film n'est nul autre que... Guillermo Del Toro (Hellboy, L'échine du diable, le Labyrinthe de pan), futur grand du cinéma ibérique ! 

L'atmosphère de ce Cabeza de Vaca nous fait penser très rapidement à du Jodorowsky, ce qui est une bonne chose. On a affaire à un film à la fois mystique et tribal, à la limite du fantastique quand on voit comment l'explorateur, après avoir été accepté par les indigènes du pays, parvient dans des moments de pure transe à faire ressusciter ceux qui sont sur le point de mourir !

Un film très attachant, beau, et profondément humain, qui m'a beaucoup plus dans sa première partie (l'espèce de nain est très drôle) pour devenir quand même un peu trop lent et même long vers la fin (les séquences où Cabeza de Vaca fait don de ses talents de guérisseurs fraichement acquis sont vraiment trop longues, elles auraient gagné en efficacité, le film aussi, à être raccourcies !).

Quelques longueurs donc, mais au final on se laisse porter et séduire par les péripéties de nos/notre explorateurs espagnol. Un film sensoriel prônant les vertues de la simplicité mode de vie primitive et le mysticisme errant dans les tribus indiennes. A voir !


Note : 3,5 sur 6 

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